Le petlt-mattre
Iphis voit à réglise un soulier d'une nouvelle mode; il regarde le sien , et en rougit; il ne se croit plus habillé. Il était venu à la messe pour s'y montrer, et il se cache : le voilà retenu par le pied dans sa chambre tout le reste du jour. Il a la main douce , et il Tentretient avec une pâle de senteur. Il a soin de rire pour montrer ses dents : il fait la petite bouche, et il n'y a guère do moments où il ne veuille sourire. Il regarde ses jambes, il se voit au miroir; l'on ne peut être plus content de personne qu'il l'est de lui-même. Il s'est acquis une voix claire et délicate, et heureusement il parle gras^. 11 a un mouvement de tête, et je ne sais quel adoucissement danslesyeux, dont il n'oublie pas de s'embellir. Il a une démarche molle, et le plus joli maintien qu'il est capable de se procurer. 11 met du rouge , mais rarement , il n'en fait pas habitude : il est vrai aussi qu'il porte des chausses et un chapeau , et qu'il n'a ni boucles d'oreilles ni collier de perles ; aussi ne l'ai-je pas mis dans le chapitre des femmes*.
La Brutèbb.