Dériver. « S'éloigner de la rive, n de la route
8. Cette dernière planche de salut. La dernibre planche oh Ton puisse se rattacher pour se sauver, un dernier moyen de salut, un dernier espoir.
II* PÀBTn. ^
^ RECUEIL DE itfoAtiËAÙX CHOISIS.
sencé d'éftpfH ôt dé tîguexrf pour tne rdetef suf ftiés pîôd9, et tôchef , puisque je ttie toyafis plus près de la côte que je tie le croyafs, de l'atteindre avant qtt*une autre vague vînt me reprendre. Mais bientôt je m'aperçus que de malheur était inévitable. La mef rtie poursuivait èomme un ennemi acharné, fft je n'avais aucun moyeu de résister à sa fuile. Mon unique ressource était de retenir mon haleine et de m'éleVer, si je le pouvais, au-dessus de r«wu, en mfc dirigeant autant que possible Ver^ la rive. Ma plus grande inquiétude était d*ôtre remporté par les vagues aussi loin dans la mer qu'elles m'auraient porté sur la (erre.
La première de ces montagnes mouvantes , qui vînt sur moi , m'ensevelit encore sous sa masse de vingt à trente pieds de hauteur. Je me sentis emporté avec une vitesse et une force prodigieuse à une grande distance sur le rivage. Je repris ma respiration et m'efforçai d'avancer davantage en nageant. J'étais près d'étoufféf, quand je me sentis soulever, et me trouvai, â mon grand et soudain soulagemeùt, la tête et le buste au-dessus de l'eau. Je restai ainsi à peine deux secondés ; mais cela me donna le temps de respirer et me fis reprendre courage. Je fus de nouveau couvert d'eau assez longtemps, mais pas assez pour que je ne pusse le supporter; et quand je m'aperçus que la vague commençait à refluer*, je nageai vigoureusement (^.otltre elfe et je sentt9 le terrain sous mes pieds. Je me tms immobile trfî instant pour reprendre haleine ; puis je courus de toutes les forces qui me restaîemt vers le rivage. Mais je n'étais pas encore délivré de la furie de la mer qui me poursuivait. Je fuà enlevé dettt attires fois par les vague» et porté en avant comme les premières fois, la rive étant éitrémemeM plate.
La dernière vague qui me saisit faillit me devenir fatale; car eTle me lâtiça coftlreun rochef avec taftt de forcé, que je demcfarai privé de sentiment et tout à fait hors d'état de m'âider moimême. Le coup, ayant porté sur la poitrine et un peu strr le flanc, m'avait cdtfpé la respiration, et si j'avale été frappé une seconde fois, j'aurais péri suffoqué sous le* flots. Mais avant le retour de la vagae je commençai à respirer, et, pour évilef d'être \ repris, je me cramponnai ' au rocher et tâchai de retenir mon ' soufBe tant que l'eau fut au-dessus de moi. Les vagues étaient
"' 1. lieflue)'. u fievenîr en arrière. » La vague flue, coule, s'avance de la mér ver» le rivage : c'est le flux. Puis elle refluCj elle revient ensuite du rivage vers la ner : c'est le reflux. Refluer, fluer en arrière, fluer une seconde fois, du verte fioer «t de la prënze re qui signifie ou en tw^nèrej ou de nouveau. S. Cramponnai. « Je m'attachai fortement, n comme avec des crampons.
•lors 9«if)(Hi «>Qtiis haiito$, parce fue j'étais pliw çtèêà» terre; j'ea iaisdai pasasr une, eBftuite j6 testai da m'avaneer plus près da la ri¥€, et jV réussis à tei point, que La flot qui vbb couvrit fsiattite ne \^i me âoulever et m'emporter. Une tr(Hsième «ourse me conduisit à terre. Je gravis à ma grande joie ies rochers de la oôte, et me jetai sur Tlierbe tout à foit hors é» la portée des vaguesi.
ËQ ma vo^raat aiiiii et saïuf , je levai d'abord les yeux au ciei et toi rendis grâces àa m' avoir délivré d-uu daQgier dîdat, seulement une miaute auparavant, je n'espérais pas sortir,
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