BscelICDce de la natare 4e riioiiiiiie
Tout marque dansThomme, même à l'extérieur^, sa supériorité sur tous les êtres vivants. Il se soutient droit et élevé; son attitude est celle du commandement; sa tête regarde le ciel et présente une face auguste sur laquelle est imprimé le caractère de sa dignité : l'image de l'âme y est peinte par la physionomie ; l'excellence de sa nature perce à travers les organes matériels et anime d'un feu divin les traits de son visage; son port majestueux, sa démarche ferme et hardie, annoncent sa noblesse et son rang ; il ne touche à la terre que par ses extrémités les plus éloignées, il ne la voit que de loin, et semble la dédaigner; les bras ne lui sont pas donnés pour servir de piliers, d'appui à la masse de son corps; sa main ne doit pas fouler la terre et perdre, par des frottements réitérés , la fines sedu toucher dont elle est le principal organe; le bras et la main sont faits pour servir à des usages plus nobles, pour exécuter les ordres de la volonté, pour saisir les choses éloignées, pour écarter les obstacles , pour prévenir les rencontres et le choc de ce qui pourrait nuire, pour embrasser et retenir ce qui peut plaire, pour le mettre à portée des autres sens.
Lorsque Tftme est tranquille, toutes les parties du visage sont dans un ^tat de repos; leur proportion, leur union, leur ensemble, marquent encore assez la douce harmonie des pensées, et répondent au calme de l'intérieur ^ ; mais lorsque l'âme est agi-
1. Bxthiew, intMeur. Remarquer Ici le rOle opposé des denz préfixes exter, hUer, formés des deux préfixes simples ex, in; la première Indiquant la séparation, l'exlérifiw, 1* seoonâ« ITineltuhn, l'int&ievr, Sairro cm deox radiMt
i^ RECUEIL DE M9||Çp>UX CHOISIS.
téGf la f^ hnvMm ^mt un t^^kiai» vjvmt, m }a# jpauMions Ipot nindjOi^ av^c auUat as dàlmis^i» qne d'énergie, oôdiaqiM inotivepien^ de Tâju^ est exprimé par qn trait^ £baqu« a,clion pi»f un £^actère dont Viiapression vive et promptA d^yance la vor ]oiiiéf nous d^le at rand au dehora , par dea signas paihéti-r ^psS tea imagaa de Qoa seerètaB agitations.
C'eat surtout dans les yeux ^qu'elles se peignent, at qa'oQ paui )03 raisonnaUre ; To^l appartient à i'Ame plua qu'anima a«tra jirga^a; il samMe y tauebèr et participer à tous ses ipouvemenla; il^Q exprime toutes les paasioos^ les plue vivDS ajL les émotio^i» l^aplus tumvltiiauses, comme lea mouvements laa pliiadom et {es aaiiitiijQents laa plus délicats ; illas rend daaa taul« le^o* force, touto leur pureté, tels qu'ils viennent de naître; i} Im transmet par daa traita rapides qui portent dans une autre âme le feu, Taction^ l'image de celle dont ils partent ; l'œil reççit et réfléchit en même temps la lunrière de la pensée et la chaleur du sentiment : c'est le Sfi^ 4§ r#aprit ^ la langue de rinteill^^oep,
se. -r immoruiiM ém VâmB,
Je pen$0. La pensée, éclatante lumière, Jje peut sortir du sein do l'épaisse mi^tiére. J'entrevois' ma grandeur, ù corps bprd ^t grpsaier N'est donc pa3 tout moQ bien, n'est p^a moi U)^ efitier^ Ouaad Je pense, chargé de cet empJioi swbjinve, Plua noble que mon corps, un autre être m'^nipi^ '.
âMM lews prtiKipalM traMTormaifeioM : intefHie , Jfil^Menr, (tUthitàon , (ntr»ilBftiQo, tip'^trvdiioB, inSemgtw», |/i|ri»-9è««B, mi^rawiont ^tnerti», «rlÂv ^^nr» pxtr4pïi^i,f9arf^yAsif»r, ^ffpfrorûitiçmf extrin-iîluiw, f^t^^Ufumt f9^V^f»li«^ i^9ioUon8.
f . Signes pathéUgnes. « Signes qui expriment Tirement les passions. » Pcushns, M Oe qm râsM éprowre, «eatimeDCs Tiolenti, énMtiooB vlTee. » iteiBpiFq««r ies
cliaoane d'elles : !• passion^ passion^f passif, pâtir, patience, patient; com-pas- «fon, eom-pfttnile, com-pâtir^ im-pMent (in négatif, qui n>st pas patient), Anpassible, qui ne sonffrepas, qni n'éprouve rien; 2^* pathétique , pathos, AiiaCMs iç, ^T\?f9^«imig;^ii), <^«IMqi|«, mal ne «(Bi^t rie^i <|«ie«(wii9 9MsiAi»; i|^pathie; qiii éprouve avec^ sympathique; compatissant ; a9<t-patl}lqj9,e, ^ui inspjfe èes sentiments opposés, contraire.
a. Ba^ar^aer U justesse de ee mot composé enlrcvoéf*. La penfée «st le premier tndt 4e liyiiittrp t«i révèle à Tjiomme 4» grandeur, ^ lut ^tefi»^ mtmrolr «««'a » en lui quelque chose qni Telève au-dessus de la matière.
S. léhwm^sfi eompos» te /deux p«rt<«|i : ]« coi^ity forpé 4'org^9«» ««tfiri^s; r^iioe, par esprit, «pwflB^ ^u ^maqfttioi^ 4lTim g^l sfÂtfi» Isc^rps, qpi est le pjr|^ |Si^te«l)r|e.
Je trouve doiftc qtfefl moi, pàt d'admifablëè rtdeiKb,
Déui êite» oppoÉJés sont rétirtls entre eu* :
De la dhair et du s^^, le «orpj(, vil &^emb(age ,
L'àme^y riyon de Dieu, sou souille, son image.
Ces deux êtres, liés par des nœuds si secrets,
Séparent rarement leurs plus chers intérêts :
Leur» pM^rÀ sont cdinmans, ftusêi ïneti que letrfs peines.
L'âme, gdde du corps, doit en tertlf lès fénes;
Mais par des indiit cfdels ({«a^d le 6arps est itùUbtày
De rftme quétc|uefois Vempite est ébranlé.
Dans un varsserfu brisé, sâtrs Voile, sans cotdâ'giÉf,
Triste jdtiet des vents, victime de letît ttige.
Le pilote effrayé, moins marître que les flot^,
Veut faire entendre en vain sa voix âd« matelôti^,
Ef lul'trième avec eux s'abandonne à l'orage/
11 périt; mai* le nôtre est exempt dti naufrage.
Comment pénrafl-il? le coop fèftâl atf t*orpâ
Divise se» liens, dérange ses ressorts;
Un être ôittrple et pur tt*g( rien qui se divise,
Et sUf Ykme U mari ne trouve pdnt de prisée.
Que dis-je? lôKsces corps dams la térru efigîôiftfe,
Dispafd^ à nos yeut, sont^ils anéantis t
D'où nous vient do néant cette crainte bfÉarrérlf
Tout en sort, rien n'y rentre* i et la nature «fvare
Dans touâ ses changements ne perd jefmais Soit bieri.
Ton art fti tes fourneaux n'anéantiront rien,
Toi qui, riche en fumée, 6 sublime alcJhimigtéf
Dans ton laboratoire invoques Triémégigte',
Tu peux filtrer, dissoudre, évaporer ce Sél !
Mais celui qui Ta fdlt veut qtf'îl soit imrhortél.
trétendras-tu toujours â l'honneur de produire,
Tandis qu« tu n'as pas le pouvoir d» déWuiref
Si du sel ou du sable un grain ne peut périr^
L'être qui pense en BK>i Graindra4r-il de mourir?
Qu'est-ce donc que l'instant où Tob cesse de vivre?
1. Ame, animer, animal, inammé, moi» â« 1* même fMBiUe. Maia VAme, princfp* de Tto, de MBsibHité dus» l'homme et dene les uikOÊCiai est de plue eaeliMivemeMt dane llisaime le priecipe de la pensée et de ift lalsen «a^ Vdlëveat m-dessae des animaux et le rapprochent de Dieu.