‹ Recueil de morceaux choisis de prose et de vers, avec des notes pour l'intelligence du texte et l'étude de la langueChapitre 378 sur 466 · Gomment les 0ls doivent revretter icor père · texte numérisé non relu

Gomment les 0ls doivent revretter icor père

Glorifions Dieu, mes chers enfants, de toutes ces bénédictions teniporelles dont il a comblé mon père ^, mais louons-le infiniment plus de l'avoir élevé au-dessus de ces bénédictions mêmes, pour ne désirer que celles qui ne finiront jamais; et rendons grâces à sa miséricorde qui nous donne la grande, la solide consolation de pouvoir invoquer un saint dans la personne de mon père.

Ce n*est point par de vains gémissements et par une douleur stérile que nous devons honorer sa mémoire; je me reproche môme les larmes que la triste image de sa mort m'a fait répandre si souvent en voulant vous la retracer. Il y a de la faiblesse à s'attendrir d'une manière trop humaine sur des vertus plus dignes d'être admirées que pleurées,- et qui sont à présent consacrées à l'immortalité. La vraie piété et la marque essentielle d'une tendresse religieuse est de regarder un père si saint comme s'il vivait encore au milieu de nous , de l'avoir toujours présent à notre esprit, et de nous dire souvent à nous-mêmes, mais surtout dansjes conjonctures les plus difficiles : « Qu'aurait dit, qu'aurait fait un tel père, quels auraient été ses sentiments et sa conduite, s'il se fût tf ouvé dans les mêmes circontances? » La mort n'a fait que le dérober à nos yeux, elle n'a exercé son empire que sur la moindre partie de son être ; tout ce que nous avons aimé et admiré dans mon père vit encore aujourd'hui et vivra éternellement, non dans la mémoire fragile des hommes, mais dans la vérité immuable de Dieu même. Adressons -nous donc continuellement à lui; il nous voit, il nous entend, il connaît mieux que nous nos véritables intérêts; sa charité, purifiée par

1. Dedans le sang. Même observation quepoar dessous. On mettrait av^ourd'hiii doms*

3. Ces paroles sont adressées par le chancelier d'Aguessean k ses enfimta, dans le Une oh il leur raconte la Tie et la mort de son ptoe.

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