‹ Recueil de morceaux choisis de prose et de vers, avec des notes pour l'intelligence du texte et l'étude de la langueChapitre 412 sur 466 · Ai'eau. Espace de cbarnie · texte numérisé non relu

Ai'eau. Espace de cbarnie

8. La eoutottt tearei qui m rap^oob* d« ki aooleiir noimi «at particrnUkra h tin certain nombre d'animanz sauvages i^pel^ 4e ïk MlM ftmim* OërW^ : fomvêtUf h cause de la eonlenr du plnmage.

8. SéeulaireB. » Très-yieilles, » letfea «• cent anat ûéwïré de sièûle, d'oh aaa êituilér, «ni Tlt dam le t/Mie, dans la mondes q«i n'est pas nétné d« monde,

i. Àeéré. Tenniné en une pointe fine, en aigoille.

vfdleftt60 8«couflse8i Lorsqu'une racine arrêtait la dO(5« 1« laboureur criait d'une voix puissante , appelant chaque bête par êoh liom, toais plutôt pour calmer que pour exciter; car les bœufo, irrité» par cette brusque résistance^ bondissaient, creusaient la terre de leurs larges pieds fourchus, et se seraient jetés de cété emportant Tareau à travers champs, si, de la voix et de raiguillotl, le jeune homme n'eût maintenu les quatre premiers, tandis que reniant gouvernait les quatre autres* 11 criait aussi^ le pauvret, d'une voix qu'il voulait rendre terrible et qui restait douée comme sa figure angélique. Tout cela était beau de force ou de grâce : le paysage, l'homme, l'enfant, les taUreaoïf sous le joug; et^ malgré cette lutte puissante, où la terre était vaincue, il y avait un sentiment de douceur et de calme profond qui planait aiir toutes clioses. Quand l'obstacle était surmonté et que l'atté*lage reprenait sa marche égale et solennelle, le laboureur, dont la feinte violence n'était qu'un exercice de vigueur et Une dépense d'activité, reprenait tout à coup la sérénité des âmes simples et jetait un regard de contentement paternel sur son enfant, qui se retournait pour lui sourire,.

iO. — Avantaaes de la «ouattion de l'oavrler des diampt snr eeile de l'ouvrier des Yiiies.

La vie de l'ouvrier, de l'habitant pauvre de la campagne, est une vie humaine en comparaison de cette vie machinale de l'ouvrier en soie ou en coton deâ villes. Celui*lè ne se dépayse ni de son sol, ni de son ciel, ni de sa maison, pour aller s'exiler entre quatre murs. L'ouvrier des champs grandit où il est né. Les sentiments et les habitudes de &mille, de voisinage, de parenté^ de pa y s, lui forment une atmosphère d'affections innées, cruelles à rompre, lentes à reformer. Il n'est pas contraint de se séquestrer de la nature physique, ce milieu nécessaire à l'homme pour que l'homme soit sain et complet. Il a le ciel sur sa tète, le sol sous ses pieds , Tair dans sa poitrine , l'horizon vaste et libre devant ses regards, le spectacle irréfléchi , mais perpétuellefiient nouveau du firmament, de la terre, du jour, de la nuit^ des saisons , qui entretiennent sans paroles, mais sans lassitude, les sens, le cœur, l'esprit de l'homme de la campagne* Ses travaux sont rudes, mais ils sont variés; ils comportent mille applications diverses de la pensée, mille attitudes différentes du corps, mille emplois des heures et des bras : bêcher, labourer, semer, sarcler, faucher, planter des haies, bâtir des murs, élever, soigner, nourrir, traire des i

maux domestiques, moissonner, battre des gerbes, vanner le blé, émonder, vendanger les vignes, pressurer le raisin, récolter les fruits du noyer ou du châtaignier, sécher ses récoltes, les préserver pour rhiver, irriguer les prairies, curer les écluses des moulins, pêcher les étangs, atteler, dételer les bœufs, tondre les moutons, presser le laitage des chèvres, couper le genêt ou la broussaille pour le foyer, réparer le chaume du toit, tresser lejonc, peigner le chanvre, nourrir le ver à soie, filer la laine pen dant les jours de neige : ce sont là autant de travaux qui, en diversifiant le travail de l'ouvrier de la campagne, le lui font aimer, et changent la peine en intérêt, et souvent en attachement passionné à Toeuvre.

Presque tous ces travaux s'accomplissent en plein air et en plein jour, santé et gaieté de l'homme. L'homme n'y est pqint machine; il est homme : il y place son émulation, son orgueil, son adresse, sa force, son exactitude, son habileté; il y est actif et assidu, mais il n'y est pas esclave. 11 se sent libre, et il se déplace à son gré dans le vaste atelier rural ouvert à ses pas. Il y devient robuste, il y reste sain ; sans cesse aux prises avec les forces de la nature, il y exerce les siennes; il a la fierté et le courage de sa liberté , il est propre à tout. Quand il a grandi dans cette forte discipline des travaux champêtres , le sabre ou le fusil lui paraîtront légers après la charrue ou le pic ^ ; il est aussi propre à défendre son pays qu*à le fertiliser. Une empreinte de santé, de vigueur, de franchise, de liberté et de fierté modeste, virilise ses traits. Il regarde en face, il marche droit, il parle haut, il respire à pleine poitrine ; il ne craint et il n*envie personne. Placez à côté l'un de l'autre un ouvrier en soie de Lyon et un paysan de l'Auvergne ou des Alpes, du même âge, et comparez l'homme à rhomme : l'un vous rendra fier, l'autre vous rendra triste d'appartenir à la race humaine qui a produit tant de faiblesse à c6té de tant de majesté I

Lamahtimb.

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