‹ Recueil de morceaux choisis de prose et de vers, avec des notes pour l'intelligence du texte et l'étude de la langueChapitre 419 sur 466 · On dirait aujourd'hui : u Le serylee militaire · texte numérisé non relu

On dirait aujourd'hui : u Le serylee militaire

S. NBnehaXammetU. Ceat eonme a'U y avait <• son èhaudemeat. » Obalew,

8. Homeyiir du monde. Le aentimeut qui uous rend n^cesaa^rp la coniii4ér»tioa du monde dans lequel on vit.

4. Imbécile. » Faible, incapable d'aetion. » Racine a dit : Timbéslle Ibrahin

H. Tour gui pv^saute un air d'tftr^ugetë, parce «m m ? erb^i Qui eat oependant fort expressif, et ne peut être remplacé que par une périphrase, est peu usité iQalgré sa v»l9ur iQtriiiaè^ue. Indulgerf ffiter avee trop da ménagement, de «»BplaiMMM9, 4*0^ to wm inéulgence et l'adjeotif indulgent Mq^aammi uitm ploytfff»

479 BEGUEIL DE UOBGBAUX CHOISIS.

Franklin. Oui, mon ennemie; car non-seulement vous voulez me tuer le corps par vos tourments, mais vous tâchez- aussi de détruire ma bonne réputation. Vous me représentez comme un gourmand et un ivrogne. Et tout le monde qui me connaît sait qu'on ne m'a jamais accusé, auparavant, d*étre un homme qui mangeât trop, ou qui bût trop.

La Goutte. Le monde peut juger comme il lui plaît. Il a toujours beaucoup de complaisance pour lui-même, et quelquefois pour ses amis. Mais je sais bien que ce qui n'est pas trop boire ni trop manger, pour un homme qui fait raisonnablement d'exercice, est trop pour un homme qui n'en fait point.

Franklin. Je prends, ehl eh! — autant d'exercice, — eh! que je puis, madame la Goutte. Vous connaissez mon état sédentaire, et il me semble qu'en conséquence vous pourriez, madame la Goutte , m'épargner un peu , considérant que ce n'est pas tout à fait ma faute.

La Goutte. Point du tout. Votre rhétorique et votre politesse sont également perdues. Votre excuse ne vaut rien. Examinons votre cours de vie. Quand les matinées sont longues et que vous avez assez de temps pour vous promener, qu'est-ce que vous faites? Au lieu de gagner de l'appétit pour votre déjeuner par un exercice salutaire, vous vous amusez à lire des livres, des brochures, ou des gazettes, dont la plupart n'en valent pas la peine. Vous déjeunez néanmoins largement. Il ne vous faut pas moins de quatre tasses de thé à la crème, avec une ou deux tartines de pain et de beurre, couvertes de tranches de bœuf fumé, qui, je crois, ne sont pas les choses du monde les plus faciles à digérer. Tout de suite vous vous placez à votre bureau ; vous y écrivez, ou vous parlez aux gens qui viennent vous chercher pour affaire. Cela dure jusqu'à une heure après midi, sans le moindre exercice de corps. Tout cela, je vous le pardonne, parce que cela tient, comme vous dites, à votre état sédentaire. Mais après dîner, que faites-vous? Au lieu de vous promener dans les beaux jardins de vos amis chez lesquels vous avez diné, comme font les gens sensés, vous voilà établi à l'échiquier, jouant aux échecs, où on peut vous trouver deux ou trois heures. C'est là votre récréation éternelle : la récréation qui de toutes est la moins propre à un homme sédentaire , parce qu'au lieu d'accélérer le mouvement des fluides^ ce jeu demande une attention si forte et si fixe, que

1. Fluidei, » Les hameurs du corps, n du radical /luer, couler, d*ob fleuyes, flots, affluent, effluyes, etc. Remarquer cette racine onomatopée fi, désignant les moayements et le brait des corps légers et yapoi-euz comme ceox de Tftir : souffle,

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