‹ Recueil de morceaux choisis de prose et de vers, avec des notes pour l'intelligence du texte et l'étude de la langueChapitre 423 sur 466 · Le raas point tf^kenseiip · texte numérisé non relu

Le raas point tf^kenseiip

Il est dimanche 26 avrjl; cette lettre ne partira que mercredi; mais ce n'est pas une lettre, c'est une relation que Mpreuîl viept

1. Pantelant, u Haletant, » ayant peine II respirer, qui palpite Ti9}^i9(M^,

LiVftS lit i|t9

de Wô ftilfe, ft votre întetiiioh, de ce qui s'est pagsé k Chafitilly* tôBChatit Vaiei ». Je voiis écrivis vendredi quMl fe*était poigfiard^; Iroîéi ralTaire en détail. Le roi arriva lé jeudi au soir; la proffiëfiade, la ôoUatiOn dans un Heu tapissé de jonquilles, tout cela fat ft souhait. On sotipô ; il y eut quelques tables où le réli ttïânqua, 6 cause de plusieurs dîners, à quoi Toii he s'était point attendu. Gela saisit ' Vatel ; il dit plusieurs fois : « le duis perdu d'honneur; voici un affront que je ne supporterai pas. ïI 11 dit i GôuN ville * : <t La tête me tourne, il y a douze nuits que je n*aî dormi ; aidez-moi à donner des ordres. » Gourville le soulagea en té qu'il put. Le rôti qui avait manqué, non pas à la table du roi, mais à la vingt-cinquième, lui revenait toujours à Tesprit. Gourville le dit à M. le Prince. M. le Prince alla jusque dans la chambre de Vatel^ et lui dit : « Vatel, tout va bien ; rien n'était éi beau 4ue le souper du roi* » Il répondit i «t Monseigneur, voire botilA m'achève; je sais que le rôti a manqué à deux tables« >^ Point du tout, dit M. le Prince; ne vous fâcher p^nt; tout Va bieft^ i Minuit vintf le feu d'artifice ne réussit pas, il fut éoUvert d'Uit nuage : il coûtait seize raille francs^ A quatre heures du mâtin, Yatel s'en va partout^ il trouve tout endormi; il i^ncentfë uii petit pourvoyeur (|ui lui apportait seulement deux charges de marée; il lui demuide : « Ëst^-ee là tout? -^ Oui MonsieUré i» Il ne savait pas que Vatel avait envoyé à tous les ports dé mer« Vatel attend quelque temps ; les autres pourvoyeurs ne Vinrent point SU tète s'échauffait; il crut qu'il n'Aurait point d'autre marée; il trouva Gourville, il lui dit : a Moftsieurf je ne sui^Vl^ vrai point à eet affront-0)« x Gourville se moqua de lui. Vatel ttOBte à sa dhambr«^ met son épée centré ht fétie^ et Se la pas^e au travers du cœur ; mais ce ne fut qu'au troisième coup, car il â'en dontlâ deux qui n'étaient point mortels ; il tombe mort« ta marée cependant arrive de toue côtés i on cherche Vatel pour la distribuer, on ira à sa chambre, on heurte, on enfonce là potte, on le trouve noyé dans son sang ; on (iourt â M. le trince, qui fut au désespoir. M< le Duc pleura ; c'était sur Vatel que tournait tout son voyage de Bourgogne '*. M. le Prinee le dit au rdl fort tristement. On dit que c'était à forcé d'avoir de l'honueur à sa

I^ Bëiid0ilM an pTlùce de OoMtf.

9. X&ltre cTlifttel, c*«at-4t-dire eht^gé dii ëmicé et Ut tâUe dn prince.

8. SëistssemiM* Expression atétaphorl^iie i éfiiotiotiyfte tiHl pMrtiyse les faetiltdi et dtfniiiie rftme totit entière.

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