‹ Recueil de morceaux choisis de prose et de vers, avec des notes pour l'intelligence du texte et l'étude de la langueChapitre 453 sur 466 · L'bomnie est fait poar la toelété · texte numérisé non relu

L'bomnie est fait poar la toelété

L'homme n'a été découvert nulle part dans l'isolement, même parmi les sauvâmes les plus grossiers, les plus stupides de l'Amérique et de rOcéanio. De même que parmi les animaux il y en a qui) gouvernés par l'instinct, vivent en troupes, tels que les herbivores qui paissent eu commun, tandis que les carnivores vivent isolés pour chasser sans rivaux, de même l'homme a toujours été aperçu en société. L'instinct, la première, la plus ancienne des lois, le rapproche de son semblable, et leconstitue un animal sociable. Que ferait-il, s'il en était autrement, de ce regard intelligent par lequel il interroge et répond avant de savoir parler? Que ferait-il de cet esprit qui conçoit, qui généralise, qualifie les choses, de cette voix qui les désigne par des sons, de cette parole enhn, de cet instrument de la pensée, lien et charme de la société? Un être si noblement organisé, ayant le besoin et le moyen de communiquer avec ses semblables, ne pouvait être fait pour l'isolement. Ces tristes habitants de l'Océanie, les plus semblables aux singes que la création nous présente, consacrés à la pèche, la moins instructive de toutes les manières d'être pour Thomme, ont été trouvés rapprochés les uns des autres, vivant en commun, et communiquant entre eux par des sons rauques et sauvages.

Toujours encore on a trouvé l'homme ay^nt sa demeure particulière ; dans cette demeure sa femme, ses enfants, formant de premières agglomérations qu'on appelle familles, lesquelles juxtaposées les unes aux autres forment des rassemblements ou peuplades, qui, par un instinct naturel, se défendent en commun, comme elles vivent en commun. Voyez les cerfs, les daims, les

1. Tiller. On dit plus sonyent teillerf c'est détacher la (t7/e, récoree dn chanvre.

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