‹ Recueil de morceaux choisis de prose et de vers, avec des notes pour l'intelligence du texte et l'étude de la langueChapitre 456 sur 466 · Le travail, base et mesure de la propriété · texte numérisé non relu

Le travail, base et mesure de la propriété

J'ai défriché un champ où il ne poussait que des ronces ; je l'ai enclos, planté, arrosé, couvert de bâtisses^, ou ce qui revient au même, je Tai acquis en donnant en échange d'autres objets provenant de mon travail. La société m'en assure, quoi? La surlace, théâtre de ces travaux de défrichement, de clôture, de plantation, d'arrosage, de construction, la surface et rien de plus. Elle me la donne, car elle ne peut pas faire autrement. Comment, en effet, pourrait-elle me garantir le fruit de mes labeurs, si elle ne m'assurait la tranquille possession de cette surface où coulent ces eaux, sur laquelle reposent ces murs, tout auteur de laquelle serpentent et végètent les racines de ces arbres? Il le faut bien, et elle ne peut permettre à un autre de semer sur mes moissons, de planter à côté de mes arbres. Mais mon travail ne s'étend pas au delà du roc de ma charrue, au delà des racines de mes arbres, au delà de la sonde avec laquelle je vais chercher l'eau de mon puits, et dès lors ma propriété 8'arréte ou s'est arrêté mon travail . Cependant, au-dessous de cette surface dont on m'a garanti la possession, il y a des profondeurs remplies d'un métal, le fer, qui sert à tous les ouvrages difficiles; d'un autre métal, l'argent, qui sert à tous les échanges; d'un minerai, la houille, qui sert aujourd'hui à

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