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( c'est le poSte Orpbëe qui parle. )
Parfois, dans mes voyages, Quand le sort me conduit, ohez.des hordes sauvageç Qui vivent de la chasse ou bien de fruits grossiers^ Je leur offre en présent quelques pains nourriciers; A peine savourés, ils en désirent d'autres ' : c J'en ai là des milliers pour vous et pour les vôtres, » Leur dis-je, et jouissant de leur étonnement. Je leur présente alors quelques grains de froment : « Mettez ces grains en terre^ et I0 sol de vos plaines Vous rendra plus de grains qu'il n'a reçu de graines. » a — Quand doncl demain?— Oh 1 non, ilfout d'abord, demain
Briser, ouvrir, sarcler cette terre » Soudain »
Les voilà travailleurs. — « Quitter la vie errante.;» Et bientôt la cabane a remplacé la tente. »
A Vous faire des outils... » Us façonnent le bois, Us aiguisent le fer... Puis un matin, je vois, . Quand des pleurs de la nuit' les plaines sont couvertes, Je vois du blé naissant pointer les tètes vertes!... a Remerciez les dieux, » leur dis-je. — Et la maison Voit s'élever près d'elle un autel de gazon, Et de la piété, du travail, c'est-à-dire Du petit grain de blé, naissent, grâce à la lyre, Et l'amour du logis, et l'amour de la paix, L'instinot de la famille avec tous ses bienfaits, Le mariage enfin, cette ])remière pierre D'où part en s'étageant la cité tout entière!