‹ Recueil de morceaux choisis de prose et de vers, avec des notes pour l'intelligence du texte et l'étude de la langueChapitre 58 sur 466 · L^éeareatl, le chien et le renard · texte numérisé non relu

L^éeareatl, le chien et le renard

Un gentil écureuil était le camarade,

Le tendre ami d'un beau danois'.

Un jour qu'ils voyageaient comme Oreste et Pyladd*,

La nuit les surprit dans un bois.

En ce lieu point d'auberge *; ils eurent de la peine

 trouver où se bien coucher.

£n6n le chien se mit dans le creux d'un vieux chète. Et l'écureuil plus haut grimpa pour se nicher.

Vers minuit, c'est Theure des crimesi

Longtemps après que nos amis.

En se disant bonsoir, se furent endormis, Voici qu'un vieux renard, affamé de victimes % Arrive au pied de l'arbre; et, levant le museau,

Voit l'écureuil sur un rameau.

Il le mange * des yeux, humecte de sa langue Ses lèvres qui de sang brûlent de s'abreuver. Mais jusqu'à l'écureuil il ne peut arriver;

Il faut donc, par une harangue ?, L'engager à descendre, et voici son discours :

« Ami, pardonnez, je vous prie, Si de votre sommeil j*ose troubler le cours; Mais le pieux transport dont mon âme est remplie Ne peat se contenir ; je suis votre cousin

Germain ; Votre mère était sceur de feu • mon digue père.

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