‹ Recueil de morceaux choisis de prose et de vers, avec des notes pour l'intelligence du texte et l'étude de la langueChapitre 61 sur 466 · Le lODp et le Jeune moaton · texte numérisé non relu

Le lODp et le Jeune moaton

Des moutons étaient en sûreté dans leur parc ' ; les chiens dormaient; et le berger, à Tombre d'un grand ormeau, jouait de la flûte avec d'autres bergers voisins. Un loup affamé vint, par les fentes de Tenceinte, reconnaître l'état du troupeau. Un jeune mouton sans expérience, et qui n'avait jamais rien vu, entra en conversation avec lui : « Que venez-vous chercher ici? dit-il au glouton. — L'herbe tendre et fleurie, lui répondit le loup. Vous savez que rien n'est plus doux que de paître dans une verte prairie émaillée de fleurs, pour apaiser sa faim, et d'aller éteindre ' sa soif dans un clair ruisseau : j'ai trouvé ici i'un et l'autre. Que faut-il davantage? J'aime la philosophie ^ qui enseigne à se contenter de peu. — Est-il donc vrai, repartit le jeune mouton, que vous ne mangez point de la chair des animaux, et qu'un peu d'herbe vous suffit? Si cela est, vivons comme frères, et paissons ensemble. » Aussitôt le mouton sort du parc dans la prairie, où le sobre^philosophe le mit en pièces et l'avala.

Défiez-vous des belles paroles des gens qui se vantent d'être vertueux. Jugez-en par leurs actions, et non par leors discours.

FÉNBLOV.

42 — La brebl» et le cbleii.

La brebis et le chien, de tous les temps amis,

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