Le« plantes et leurs osoffêt
Admirez les plantes qui naissent de la terre : elles fournissent des aliments aux sains*, et des remèdes aux malades. Leurs espèces et leurs vertus * sont innombrables : elles ornent la terre, elles donnent de la verdure, des fleurs odoriférantes et des fruits délicieux. Voyez-vous ces vastes forêts qui paraissent aussi anciennes que le monde? Ces arbres s'enfoncent dans la terre par leuts racines, comme leurs branches s'élèvent vers le del ; leurs racines les défendent contre les vents et vont chercher, comme par de petits tuyaux souterrains, tous les sucs* destinés à la nourriture de leur tige; la tige elle-même se revêt d'une dure écorce, qui met le bois tendre à l'abri des injures de l'air ; les branches distribuent en divers canaux la sève que les racines avaient réunie dans le tronc. £n été, ces rameaux nous protègent de leur ombre contre les rayons du soleil ; en hiver, ils nour-
lenr sein les ëlémoits du feu. On les en d<$sage en flrappont on caillou contre un autre, ou contre un métal. De I2t Tancien briquet.
1. Plier Us plus durs métaux. On trayaille et on plie les nlétaux en les amollissant par le feu.
8. Aux sain». Qui sont en santés qui se portent bien. Sain, sanitaire, santd.
3. Leurs vertus. Ce mot appliqué aux plantes équivaut li qualités, propriétés.
4. Sues, Substances Uquldes ou gaieusea contenues dans la terre et dans rair, et que les plantes s'approprient pour se nourrir an moyen des raeinet qui les pompent dans la terre par les petits /aryaiur qu'eUes renferment, et des ftuUles qui les agirent dans l'air par les pores om petites ouvertures dont elles sont percées et qui sont si menues que rceil ne peut pas toujours les apercevoir. Suc a formé le met succulent^ qui renferme des sucs, qui est plein de sucs. Les sucs rassemblés par les racines et les feuilles forment la sé»e ou la liqueur féconde qui circule dans toutes les parties des plantes, grftce aux canaux intérieurs dont eUes sont pourvues.
rissent la flamme qui conserve en nous la chaleur naturelle. Leur bois n'est pas seulement utile pour le feu ; c'est une matière douce, quoique solide et durable, à laquelle la main de r homme donne sans peine toutes les formes qu'il lui plaît, pour les plus grands ouvrages de l'architecture et de la navigation. De plus, les arbres fruitiers, en penchant leurs rameaux vers la terre, semblent offrir leurs fruits à Thomme. Les arbres et les plantes, en laissant tomber leurs fruits ou leurs graines, se préparent autour d'eux une nombreuse postérité*. La plus faible plante, le moindre légume , contient en petit volume , dans une graine, le germe ^ de tout ce qui se déploie dans les plus hautes plantes et dans les plus grands arbres. La terre, qui ne change jamais, fait tous ces changements dans son sein.
FSMSLOM.