Dieu voit tont
Ne dites pas, enfants, comme d'autres ont dit :
1. Postérité. Les plantes qui naissent des semences forment lears rejeton», leur postérité qnl se renouyelle sans cesse.
2. Le germe. La graine contient le germe entier de la plante et des plus grands arbres , c'est-à-dire Tensemble extrêmement petit des parties principales qui le composent. On peut les y découTrir & Taide du microscope et quelquefois même k rœil nu. Voyez le numéro suirant, et, dans le second livre, celui qnl est intitulé: Ce qu'on peut observer dans la permnatUm d'une fève.
3. Salomon. Roi des Israélites, et fils de David, dont les ricliesses et la magnificence ont surpassé celles de tous les autres rois.
LIVBE PREMIER. C9
€ Dieu ne me connaît pas, car je suis trop petit ;
c Dans sa création ma faiblesse me noie * ;
« Il voit trop d* univers ' pour que son œil me voie. »
L'aigle de la montagne un jour dit au soleil :
« Pourquoi luire plus bas que ce sommet vermeil?
« A quoi sert d*éclairer ces prés, ces gorges sombres,
« De salir * tes rayons sur Tberbe dans ces ombres?
« La mousse imperceptible est indigne de toi. »
« — Oiseau, dit le soleil, viens et monte avec moi!... •
L'aigle, avec le rayon s'élevant dans la nue,
Vit la montagne fondre^ et baisser à sa vue;
Et, quand il eut atteint son horizon nouveau,
 son œil confondu tout parut de niveau \
a — Eh bien ! dit le soleil, tu vois, oiseau superbe,
« Si pour moi la montagne est plus haute que l'herbe.
« Bien n'est grand ni petit devant mes yeux géants ^ :
« La goutte d'eau me peint comme les océans;
« De tout ce qui me voit je suis Tastre et la vie;
« Comme le cèdre altier l'herbe me glorifie ;
tt J'y chauffe la fourmi, des nuits j'y bois les pleurs,
a Mon rayon s'y parfume en traînant sur les fleurs ^
« Et c'est ainsi que Dieu, qui seul est sa mesure •,
a D'un œil pour tous égal voit toute sa nature!... »
Chers enfants, bénissez, si votre cœur comprend.
Cet œil qui voit l'insecte, et pour qui tout est grand 1
LAlCAKriVB.
I . Cest-lKdire : je snls si folble, si pottt, que Je no parais rien dans Tlmmensltâ de la création : comme an grain de sable, une fottrml est noy6& dans an grand lac et n'y est point aperçue.
8. Trop d'univers. Outre l'anivers qae nous voyons, il y en a mille autres encore tout aussi grands, tout aussi merveilleux, qui échappent & notre vue et qui sont roBUvre de Diea.
3. Saiir. Expression qni parait fausse. Temh't qui serait moins fort, semblerait plas convenable.
4. Fondre ei baisser. A mesure qu*on s'éloigne d'un objet il parait plus petit. Du sommet d'une haute montagne, les objets de la plaine semblent baisser et disparaître.
6. Son <eil confondu, étonné, émerveillé. Paraît de niveau, de même taille. L'éloignement fait disparaître les différences.