c§t un Dleo
H est un Dieu. Les herbes de la vallée et les cèdres de la montagne le bénissent; l'insecte bourdonne ses louanges; Téléphant le salue au lever du jour ; Toiseau le chatite dans le feuillage ; ia foudre fait éclater sa puissance, «t TOcéan déclare son immensité. L'homme seul < a dit : 11 n'y a point de Dieu !
11 n'a donc jamais, celui-là', dans ses infortunes, levé les yeux vers le ciel, ou, dans son bonheur, abaissé ses regards vers ia terre! La nature est-elle si loin de lui qu'il ne Tait pu cx)ntempler, ou la croit-il le simple résultat du hasard? Mais quel hasard a pu contraindre une matière désordonnée et rebelle à s'arranger dans un ordre si parfait*?
Chateaubsiand.