LETTRE VIL
Gap de Bonne^Espéniiee , le 5 juillet iSi^. Ma GHERfi AMIE,
Je me flatte que vous me saurez quelque gré de l'empressement que )'ai mis à satisfaire votre curiosité , et à vous donner des renseignemens certains sur les différens objets dont vous avez été frappée dans l'ouvrage dé M. Warden. J'avoue à la vérité que ce travail ne m'a pas été pénible , puisque je n'ai fait que recueillir lès matériaux que le hasard m'a fait découvrir. Cette lettre complettera la collection que vous avez eu la bonté de faire de mes épîtres. Vous désirez savoir tout ce qui s'est passé depuis le mois de juillet 1816;. quoique cette tâche soit pénible à remplir , je vais essayer de vous satisfaire. Je
DE SAINTE-HéLÈNE. 479
VOUS ai déjà donné , dans ma cinquième lettre , quelques détaib siir la manière dont tout s'est arrangé à Longwood; et vous vous rappelez sans doute que quoique tout ne fût pas au mieux, puisque les exilés n'avaient ni la maison de la Plantation, ni la jouissance de tout le petit rocher, cependant on avait pour eux tous les égards possibles , et qu'ils recevaient qui bon leur semblait. Napoléon pouvait à cette époque se distraire de temps à autres , en recevant les habitans de Tile , les officiers de terre et de mer, ainsi
que les étrangers qui visitaient Sainte -Hélène : c'était d'une grande ressource, surtout pour jj^me Bertrand. Mais depuis tout a changé, on ne reçoit à Longwood presque personne , et même on n'en sort presque plus. II m'est impossible d'entrer dans des détails qui seraient pénibles pour un Anglais, et qui, s'ils étaient connus, exciteraient une indignation générale. Néanmoins, ne pouvant tout vous cacher , je vais vous faire connaître des particularités qui sont venues à ma connaissance.
Le 17 juin 1816, trois commisaircs, français, autrichien et russe , débarquèrent à Ste.-Hélène.
480 PifcCES SUR LE PRISONNIER
Ils étaient venus sur les frégates le Newcastle. \ et l'Oronie , commandées par l'amiral Malcolm. Quelques semaines après leur arrivée, l.e gouverneurSir Hudson Lowe les annonça à Longwood, et communiqua 1q traité du â août i8i5, conclu entre TAjogl^terrç , l'Autricfae , la Russie et la Prusse. I^ parait que le comte de Montholon reçut Tordre de protester contre ce tredté , ce qu'il fit par une lettre , clans laquelle il . soutient que Napoléon ne^t pas le prisonnier dès Anglais ; qu'après son abdication , il se reoA volontairement en Angleterre , pour y vivre comme un simple particulier sous la protection des lois du pays ; que la violation de ees lois m, constituait pas un droit; que quoique sa personne fût actuellement au pouvoir des Anglais, elle n était pas et n'avait jamais été au pouvoir de l'Autriche , de la Russie, ni de la Prusse, puissances qui, ni de fait ni de droit , n'avaidnt aucun pouvoir sur lui ; que c'était déclarer que les quatre* plus grandes puissances ^e TEurape s'étaient liguées contre un seul homme UI Cette lettre présentait aussi les traitemens bien différens que Napoléon eût éprouvés , s'il fût tombé
r 0B SAWTE^HB£Àf(S; >: I T 48,1
entré ks malns'^^ TâtUiicheT «le la Raiail^i du de la Prtisse; ef dé M feiisse idée qu'il à^it -eûè db l-inflùénçe qae 'deTài^ avoir sur son goutétf^ HCkhest , l-dpîùlon d'àiie girande et génâheusb liertion : idiée qui iWait engagé' âpi'éféreF là protecition deî^éf. lois »à ceUes d -un beawfèré ; 6Û' d'un aBcieBuâtaii;' Cette*' lettro disait encore qu'il avïiit t;<Ni)OQrs. été eh son pouvoir de : s'assûref , jj^ur ta-f^ikrsoiiaë ^ boute la sécurité TquTii eût ptr^déi^l inecv !8oit)én Remettant à là tète: de Farinée âe^J|a Loire V* ou^ da celle dé la ^Gironde ; mais qttê 9î'^yaQt pour but que de troÛTer une retraite', il
avait crur toute; lespèce. dé. stipulation inutile; et
cpiè-d'ailleiirs' OU: serait plus Ké> par lai franchis^
de sa condi)ite;quef par leêr traités lès plue solén^
àds. Le igénéiti Môât&olon parlait- enfin de
Iteutititè dès ebmînissaii^î^ ; qui n'avaient àucuÀ
ifKHtde 6e mêler de ce qn? se passait dans rilé^;-(dt
il< insistait surtout sut* t'indigne conduite dii gon^
TéÂ^emlmt,' qàf^.àVa^ rflégné Mpoléon siii^ Un
rocker matf^Sàln ; à plus de deûs: mille lieix^ Éè
ï jSfurôpèl' il se 'pUûgnait àmèreFOient de 'ee*qu''dl)
avait ad|[meâtèiès désagrément de ce «ëjour, {>at
les TestrictioDBique^le ^nouveau goiÂTerneUr veMit //. 3i
Allliliiirr: o«l bffioier atAil défiandhi aux habi^ iCiiis, et mètM attx (smptûyâi de terre et de mer^ 4> rwwrmiirfqtier atee fat enflés ; ce gor fiuiait de Itongwoad ufie TérilaMe prison. D'aatrea pfaûi^es Kinrret étaient encore /contenues dans la Ibttre dé Mûotholon : c'était » par eiem|^e; ifB^tm-pehmt tea exilés de la lecture, des papiMa )ntiiisca; «•> esplé qudques numéros , sans suite r éa^Fùmê, ils n'en étaient yu aocnn. On nsnmslt foi ttwes ^nelesautearsènx^fnàmêsenToyaientANâpoléoiif on ne lenr délifrait pas lés fettres noa ** cacAietées qui étaient adressées au gouvetneur, aoas le prétexte spécieux qu elles ne lui parrenaieat pas par la voie du ministère. Abordant le tèan pitre des nouvelles restrictions quelegouvwnsur venait dç mettre à la tiberté dont on |oiiis8aJt 4 Longwoodt M. de Montholon dit fBmMJkscnent qu'on avait lieu dS^soup^nnerqu'eUeafi-iiviletf été imaginées que fCfus abréger la vifFrdeiWa** pdéon ; il insistait sur la dés^éablq i^tmitmm 4» iMigwoo^ , où on ^it privé ^d^eali-et d*OâH bM) il avotiait que cette situliion af ait été^^im peu améliorée par les Soins de l'binirol fialdàoa,
qui avait fait éleyer, une tente^'p»!fék iniaviia:^
lift SAIRTE-HSliUB. 4^
niats ces soins aurafent été inùtfles, si ¥im avait placé Napoléon à la Plantation , où dn moins il leàt âé dWé maïUèrotidéraÛe. McAtholon flnls^ sait en répondant à la demanda faite ^r- le gouveraetir , qni vovdait que NapolécNti aj^utdl dix à douze ioiille livres sterling par ka auM hàlÊ niille allouées par le gouvernement {MHir Joû éW^ bUssraaent. La réponse portée en substaàceV que Ifopoléon poulrvolrait , de grand cd^ur ,^ t totis iM iesoins , si Toii le kisaait eomnmniqveÉ aivee ses baiiqideriii stins que ses ktb?es passasièni pfltr les mttns du gouverneur ou pai^ eeHet; éB sesagens.' ''-^ ..:>'.j
fl pairatt que lofd Batiitirrst, dans unede: se» défiéeheS'r fitait la dépose de Lqogwood à huit m9le livres sterling :par au ( 191,000 francs), somMe qui devait être empk^yée dé la .manière uivafte: cluq cents livres au pourvorjùur ^ autant pôttr lé transport dès provislsas à Longwood ^ miXÛ^ livre» pour réparer Thabitatioli • qui eu ausis continuellement jbetfdm jf , jtepfc œul i ti^tH^ peur les officient civik et iùn cbiniijgîeou Ce^ difr férentés sommes faisaientensemblecelle.de deilai mille sept oent trente, I no restait |KHtfj|oii|lei
484 PliCES ^Ua IiEJ^EISOlINIER
Lçg. autres dépensas que trois mille deux çeçt soixante, et dix livres sterling qui ^. vu la cherté des vivres à Sainte-Hélène , ^quivalaiei;it à. mille livres sterling en Angleterre ( vingt -quatre millcf francs de France). Le gouverneur avait donc raison de clire que,huit mille livres ne s^ffisaient pQ«, et qu'il en fali^ait dix-huU à vingt. Jgn effetd'après la réponse à sa lettre du 17. août» par laquelle il . demandîait douze mille livres sterling à Napoléon, ayant ajouté tq.uàtre ^n^ille livres ^aur h«it mille allouées par le goiivernement , cette augmentation . ne put suffire., et ^ on diminua .en conséquence la quantité des provisions ^^u'pa avait coutume d'envoyer à Lon^ood; Trois:domcstiques français» dont les' ^^rtiççj^.^tfiignt in-? d^spensàbles , furent renvoyés. Napoléon ;ii'a^{||]^| pas de:numéraire pour achetei* des prp]i|isîçi^e| son maître d'hôtel lui ayant' déclaré <qu;e,CQ^liV}o lui envoyait .n'était pas; suffisant ,'.:iji'; piflQnna qa'bn brisât sa vaisselle, et qu'on, en vendit poujc mille livres sterling. Si lui en restait enôore pouc à^péii-près atttant , qu'il réservait pouriâtife .em-^ (doyée de la même façon.. Xai vu cette v^SHelfe';
ëKeélait^ extrêmement beUe^ et la maia-d œuiti»
'^ • 1*E 8AtHTE-»4liNft. 4*5i
en surpassÎGiit de beaucoup ta valeur intrididèqciei' Chacun désirait en avoir une pièce, et plusieimr capitaines des vaisseaux dé; la: campagnie, offriront dix fois la valeur pour eh avoir une pièce entière^ ' •?.':.. \ , ■ • -• ^-^y^
i ; Les èomniiflsaites étrangers , dont il' k • ^élé questToaplus haut /ne lurent- point présentés^^ Longwoody parce. que Napoléon dédara kjuHi kfiirecevrfiit cûibfne.étrangets/ et non commet çowiini^$aire$» On suppose, î^f^e lé 'gouveibsnp aihsi que les commi^saîreà.t. ont .écrit à leuni €oùr^:.respeQtitedi f^t ;qu'ils:) en .attendent iuhb
i: Napoléori àdre88ai«nfi:kïtlréiL:aiè comte de ^L^ €fiftQ9iK;llorsi|ue ix^élùi-ûci fut !ènidyéi au )ca|>i (fe BQnne-ËâpéoaBce. U paipifc ^i^iie^M. db; Las^CiaBes avait çMtfiéii un; de» habitaiis fde:rsie; €^i fqj^ laib>pQurffADgletQfoè,fnne lettaéiadresàSé àmiie daàie;dé. hondtes ^ et icj^.caMe iettre était tem^ plié, de .plaintes xoutce le igouvevneurV J!ai. su y eependiôife', par Aes ^penoiiné» qui^otit tu'^ltf lettte edUrè kfli mains îdugouvBfne^Fv ^u'ellein^ cdntonaifc/rieo «qù^on fte tpùt^réqriré pubHq«eH me^ti €^tttd(^tr€.£ut Miiilanti;le prétexte; que
j^ FliCIS SITE m P&J^eJIIIItE
9aiiit tiK Hudaon pour renvoyâr M. de ht»
Jjifniifûas traiiBcrire:toiit oe qijie ma wnk^ moke a pu retenir de fat lette do Napdiëoii ai son fidèle serviteur, j'oserais même dife'^ÉNi ami. Il lui espri&ie «bi vegnià dés tnitenièna qull a éprouvés ^ lors^'on l'a mmdbé de Lemg^ môod f pour le mettre dans une Miroite pvbon ^ et an secret pendant pluriéurs jours ) 11 aftime qiwk conduite ^ptûû tenue à 8s^te4iAëtfe j cétoine par tout aiHeinrt , a toujours él|6 iseile d'un hoBun^- d'bonnéut ; qu'il èbdt autorisé à épancher son cœur dans le sein de Tamitiét^que kr^imyen doirt il s'était servi peur felra parvèiiir sâlellK V élàH Udté /et d'ailleurs cette lettre «ë canltènaif rien de plus que ce que fÔQ^fermaiei^ sept â huit autres parties sans obstacles $ qu'il n?yataif ni mystère ni complot, et qu'elle n'autî^ risttt pias les mesuties violentes quTon avait prbeè ^ i'égtrd de MU: auteur; Cette lettre diasit de plHè,^ qhe Longwood toit enveloppé d'un ^téUè «oifa** térietliV tendu pour cacher k conduite d'tia himMie quise permettait de faire d'iÂtMies régie» meiis » qu'il faisait exésMlef avec vkrfiHim ) q«e
dans les pays les moins civilisés , les prisonH niers, les criminels même jouissaient de la proteedon des lois et de celle des magistrats ; mlais qigkit Sainte-Hél^te , un homme avait le pouvoir d*ordo|mer et d'exécuter sans appel tout ce qui lui plaisait* Napoléon finissait par inviter Las GMiNi , quehpie tiécessaire que lui fût sa com-
pagnioi à rentrer dans sa patrie, et à oublier les IMqx qu'il avait soufferts : il le priait d'embrasser 9011 épouse Marie-Louise et son cher fib , tfllavoit le bonheur de les voir ; ajoutant /que •cm corps était à la nierci de dès ennemis , qui
ne perdraient aucune occasion d'exercer kur
VengeftDOè sur hxi , mais qu'il espéirait qu'une
foste Providence interviendrait , pour mettre fin'
à'une etistenëe dont leê déruiets iuotnens lerônt
«n reproché ëlêrnel pour les auteurs des per-
ftécufion^ qu'on lui faliàdt éjpitiuver/ ^ ^
Quelque temps auparavant; le chevalier Had-
MU Lowe avait jugé à propos de restreindre dei
deux Hers^lesfimites accordées aux exilés, soUf
le futile prétexté que Napoléon u avait pas pro-
fité, depuis son atirivée, de h liberté qui lui était
accordée, et que, par conséquent, il n'en avait pas
4^ PIÈCES SUE XK PEISONVIEft
beçpiu; après cette çestrictloa, la seul^ prpmç-*; pade qui lui resta fut lagraa]de.TQiiite ,^ns qu'ils fut permis» mécae'aux perspuoes {Iç sa^.^uitie, .de
seu écarter. Sir Hudson fit plus £ les Jonglais 4^^
croiront-ils ? ) ; Napoléon et sa suite repenti* or-
dre^de ne parler^ sur la route ^ àperstmne.^ p, mprâ^ ({H§, ce ne fut pour rendre les, salulfitipns -(l'usage.
chez les peuples civilisés. ! ,.
Les personnes qui obtenaient de^ permissions^ pour visiter Napoléon , ne pouvaient parlera qui cjue ce fût de sa suite , ^i. cettç faculté pét^ . sgé-
çifi'ée sur la pernliss^Q,^.Amsî,lor^^e^l(^9)49^ ]^ecev£|it un étranger qui ne sav^t pas,;le.fmn^2y^ ou ritalien, il n'avait paa le ^oit,^ dt^^KiS^ stupide régleflOi^nt ^ ^de faire^ appeler.](iap Ç^S; Ç|U l^ertrand , pour liii; s^yiç d'intef prè^ )^ , coun çhej; du soleil^ on posmt«des.^^gyonpLj4F«s .^oiial; autour du jardin» de , nianièf e, ||uie ciitt^ i^sijiie tfèj^r^iputjlie i^^raf is^ . ,^'^yoir 4!a^tee^; Jbru}; ^e
C'!™?^^??^^ N^R?îé,o^,de,pi:ea^dre;4%i:^ pendapt le seul mom^t^t oùja fi:a^ch^^if ^p^rjfiietr t^it d^ . respirer. Pejudant le joun^jujte seçtii^UQ i^\ffi\ ^^^% d.^r «majoière à voir tçtiit ce qulse passfiit^aps le jardin. Bertrand ];eçut^l o^ç de
#ftlMliBMr 'Be c4nàmtiiii(fUei^<âi!^C'iqft ibabifansi;
Bftilàrreis/ Napélé5ri 'déclara : * Que' tonte espèce ^^ë'ëbtisîdéf^tidîi et toutes lés lois étant ^ti6lé«â ^^Ik sbri* égard , iV ne connhuiiîqtteraît ^s • aréd '^éfgotiveîtietif ; (^31 ne Pègârdaît ^ie comme
♦'TOtt ^olier. » ' '••■■ *
"**)à ne cènçôit pas eè'^^i à'^u '^<«âëCT sH? Htidêùnà adôplwriiies Uftisures àtiitii aoittrdëi et'^tiMi ttotenteè^t il^-jf'éte blàttié fW^tt'itix sèia lATeMë Yla pâtlériiehk Lé» mialahlciB Té)p6ndit«nt i^ttë lëi'Téglétobns ^i s^àiëiiC en 'K^i^^e loi' pëiië^iaeé^Undis, aTaiënV seuls' lém" i<pj^i<cÀ>àM llëfi^l'iét'^fÀie pbi^tMcttÂiiieBtf oti ne ipdai«t«'l«iir «Ât^'àtMbttër dé -^tlTéaiis; qtt'àhiii'le^ttTér- •tmiésiéH à^t dë^ 'proi^^ autorité .'M'^ld^A* taft?»if%8tîfiiWè' irf Bbnèrable. : • • '" > • ^''^ « 'V6t(s><tiWlifpttefe^^&l6n^ dè'k^dûeh'ssiùtt ^'bWh y^t'uiieigtMkde diVèi>iité %1'opînioiM
dansle parlement. Quelques-uns/ènleciftiquânf^ dèèlarè^ûï èfiiHI^tàit d'uilë'^éritél sans 'exem- ^!Id*alttfes><lflAiàië^iit h. fùthie'^fs^'i
qU-'oà' tfrait éttpt<»yéé8^^iaisi8a'prâsentationv^
4^0 PIBOM ««iLXt.ttKiOlliriBK
aioirtèMrt que le l>iU n^ devuiA pat dlMMidkimeir un illnatre personnage, à un powf^^if iffbJlinMrei Pm* ^«ccordèreiil; 4 di|<e qi|.'il |i41aji inettre des bomef é la ;fiuâit<6. que 1^ PajktMitst «vaH cb fîdw^ noiisvea^^ réglemena; qu'ils detaieitf pt^alaUenient élr^- «Uaoutés p^ur le «onpejl 4«B minutres^ secondement, qve le gi^vepnieiir de Sainte-Hélène ne devait avoir diantre poiifcrif: que .G^lni d& .ffAjpe exécuter lef ceiMcti^aii f«l
l«Wlw»l.i«l»M «W»W¥4>U». WW:W>a <1'^ <Slf' ))lvF: :l)il!<;7)â^. ,yjfoisièip^n|ipfft, qnW , cf»y)tQi|
fnan^pos^ 4a .gt^yieime^ i ^. l'açMial , xje^ <#»
çifvs gé9éi9li:|;r ^ «M!lo||f|l8 ».ef,4(S caplteiiH^
odRUvissançç)]^ tom «0. vii.|eijr99iJr49ÂV! Qnnr
trièmement, quj9, jh^^ ;Ç9me^^a$^;]q9«ai^1iWt
W»çi¥g«r)de»;cwfi«n8tJW»^ JWW taffB^W^P des ^mtrwtlflpsw pl99iPu,p;n^.ét^;uve%, ^ej^nMef^
JQMit () f)!iin pw vpîrv iiwJ!^ii¥A^;^ ^ Ko gflWTmifr
peutétre, par sa nature, passiamié , capride^^ hniaquev c^ft^l TEf^éaga^^ «t pw GW8(^U(Bnt jpQrt^ à Bbufier d'une autorisé ^ n'a d'autreg jboFliAI fU9ii fwopre ff>ipii|é» D'aïU^m • 1^ déri|i6K Milpf dut â!wn irég^m^ntf k moindre matelot d'«pi mr« ¥ire« l^eidafe même la plos abject , ne; M9t4l« . paft sous la protectioa4^ nuqputfrats.» de trUxi]^ naiu e|. des: Iqis communes â Umw ? Pourquoi faire une exceflV>^pau|r }u, ^lançai^s :exi)és? Tput homme sensible :C04yf»iai( qua ce n avait jamais été rintention djui parlement, ni de la nation^ d'imposer d'inutiles restrictions : quor d'insulter à unillustse ennenii , c'était iwulter à la n^ltio» elle-même, et que les restrictions.^ devaieiy|t nvoir 4'attti^ Jnit, que «lelui de resopdf^ierrd^ pouvoir s'échapper àe, Sainjte^Hélj^. JUs. cinq sixièmes des restrictions imaginées par fir Hudson étaient dcmc ve:i^pires, inutiles et contraires aux ycmx de ia nafion. II. est dUBSucile de concor vmr pourquoi les imnistrei^ ont rf^sé d'alj^uer lasonune de do.»oooJî^es.ster^Dig que le gou^ verneur jugeait. tç^d^speQsahlei f'ils ^'eussent Çdt» la vaisselle du prisjonufec n'aurait p^s é^ -ven^* due. EUe fut ^betée par r ordre dttlgo«iv9E«eiir
49^ PlitïKS «OR L« PltlSOlr'NIEft
qtrï, par .une raison politique sans dbttte /Voulut empèdmr qu'elle ne fût yêfidûe pilr' (>iècei,"«fin ^éles acheteurs n'en £ssèiit pas dès reliques. Le prédécesseur dû g'euvemeur àctûd atéit &(é1k dépeilsê â 1^,000 Uvres sterling (4o8,ôcrtr'fr.)J* Il jÀ^it cette sommé indispensable ,^ttbut*p6rte à croire qû^îlatMl raison.' '^ '^ '■": ' ■'"' ' i *'^' 'La détention de Napoléon à Saîtft-Hélëhc , hùttie au ^urèrbemént ènrktott "âmi pen* clii- '^û^ ittille lîvrek : steriiné^ (6,à6^tôd6 fratidé') Ï^OT-y- éitrëtetifr Vfn fiiéttténarnt-^ébét^'^^ iùùèûr ;'un fcrîgatfier-gëniérat, lin état-histjbr nomhtkvit, des bataillons d'àrtillërié' et d^inTantërie, teé éseadte^ cdfièîdérSble; e¥cî êtc; etc^Out*e mte^'â4>^nsie , Tes î^stnctibns imposées au cbmliîércë de llnde entraînent dès péirtë^ 'plûs'con- "sîdlerabîeii enctoté. PourquitJ?-<anr dPkr^ent déjpfelteéT pour €^ Napoléon," dît- otf -, ^ jouisse
WàSt''cèiit Ms ihtettx cfu'ilftfr tëiifeiméi dahs -tlii^ihki«bfi,86iten ÀAglelieiTë'ott^n'EcMflël'qiite ^^Àni'â Siii^é^lëîie , eûti*^' ^MeJ'Oe' entière "Jtbtfr'^illoti :'i>ér6ie 'qu^én'pKthierliëù ;-lé climat Wf'8a!Hfè4éll!n«<fiépd<it Së'conipàrer à aucun.
DS SAINT£*HÉl.ilfB. ': 49^
autre en Europe,. et que celui de cette Ue dé^ truit la santé la plus robuste ; on en offre pour preuve la mortalité qu'a éprouvée en très-peu de teolpB le 66"" régiment» . Les provisions , outre qu'elles sont rares , quelque dépense qu'on soit en état de faille,. ;m4nquent. souvent,, ou sopt de la plus mauvaise^ qusilité. Enfin, on trouve rare^^ ment à Sainte:Hélèneljes choses qu'une simple, çj^ toyen anglais, jugerait .iodi^pen^blie poi^,,SA
table. . , ' '
Dans les prisons en Angleterre » . on peut . se procurer les )6umaux, une bibliothèque mèo^) les détenus peuvent avoir, quand, ils Ié désirei^tî des nouvelles de leurs amis, et .voir leurs, par^i^i A Sainte-Hélène , tla éprouvent des privations générales. Il est vrai qu'on leur a envoyé: 1 5op ,vo«t lûmes; mais ce nombre est insutSSi^iint;; puisqjue^ les sienceç et les afrts sont l'unique délassefnçfnt des exilés. Vingt mille, volumes çoa>p(psef aiçQl; à peine l'avantage qu'offre l'Europe dé pou^jOÂT^ en quarante huitrheures ,. 9e prOQUrer toiasr;l<pft livres dont on a besoin. Les > comtes . Bejrtrw4 et .Montholon m'ont, ^43tfré' Jiif^.'p^^imtirjj^Uky sieurs mois ils n'avaient ; pa9 ï^çu uoejaeiAlft
4^4 Pli€18 sua I.I P1I80II9IE1
l^e de leurs fiiinilles , et n*a?aieBt pu veiller à Isun aflbires particulières. <- :
Ea oonséqpience des nouvelles restrictions , Niqpoléon, pendant pluiBieurs mois, ne ^tta i^us ses appartemens , ^i conrîstalent en quati^ chambres mal cttnstniites et mal saines. B ne soktit pas Une seule fois -d'une tnàisdn ^i passefrit en AngleteMe peur trèinmauvàise, €ft où 11 serait difficile, peut-être d'eu trouver une pareille. C'est donc pour le tenir renfermé entre quatre murailles mal saines^ que le gouvernement dépensé plus de deux cent cinquante miHe
livres sterling par an, outre les pertes qu*éprcnive nolite commerce.
' Pendant les dix premiers mois J'eus toutes les finalités poëeibles dédier à Long*^wood| mais en octobre, iin-était déjà plM àkéd'obt^rla permission de s*y rendre. Il bttaitsiâiir untong étameft sur le motif de la virite; Endécemfare* après avpir essuyé bien des i^efiiSf j'obtinaenfim tttie permiiiion. Je vis M^. Bertrand quirseplai* giA Mnèrenlent de ce qu*dle ne pouvait voir personne , ptdsqu'on hli avait même défendu la Mèiétédèb offiders anglais. Je vis aussi le général
!]>B 8AIl|TS-H£I.iKE. 49^
Goorgaudl arec leque) feus une longue con?w« sation; il parut très-^urpiis du nouveau système quQQ aiiivait à leur ^ard. Je aé pus réussir à voir Napoléon, il ne sortait plus de chez lui ël ne recevait personne* Une personne de sa suite me dit que leurs espérances s'évanouissaient ^ et que leur situation était tellement changée de* pujbi lé départ de l'amiral Cockbum , que Napo-^ léon avait observé que, d'être à Sainte-Hélène n'était pas : le pire de leurs tourmens , et que la choix de son domicile n'était rien en comparai^ •on des traitement qu^on lui faisait é{vauver. D ajoutiiit qu'e eeb il ne neconnausait paala pà-i litique de l'iingfeterre, mais celle de 1» $cile.
Toutes les personnes raisonnables et sensées ecmviennent que: les précautions dont on usait depuis: un certain temps étaient injustes , Tidi^ cales , et vexatoires, même pour les miKtiûres quiiétaient chargés de les mettre À exécution. En effet, en faisant soigneusement garderies iffSu^s , et suivre Napoléon ppr des signaux, lors qu'il parcourrait l'intérieur de l'Ue , on ferait avec aisance et simplicité tout ce qu'il était nécessaire de faire pour empêcher une évasion, si