LETTRE XXV
Ci-joint l'état des approvisionnemens de réserve de la ville de Paris, en blé et en farine , conformément aux ordres de Votre Majesté. Il en résulte que , sous ce rapport important, cette grande ville non seulement ne court aucun danger , mais ne peut éprouver la plus légère inquiétude. La publication de ce compte exact, dépouillé sur les mercuriales de la semaine, est le meilleur encouragement pour les patriotes, et sa réponse la plus pércmptoire aux malvéillans. A les entendre, la famine» en même temps que la guerre, étaient revenus avec TEmpereur : ce bordereau prouve clairement qu*avec la gloira l'abondance à reparu.
Paris^ce a3 ayril i8i5.
(*) Correspondance de Napoléon^ p. 4oo.
instructions, et mieux encore son expérience, Tauronf convaincu qu'en cas de nouvelle crise, il faut que Ljoo nous offre toute la force de sa population. Le préfet a reçu Tordre exprés de porter la garde nationale à dix mille hommes au moins. Celle du faubourg de la Guillotîère et autres faubourgs sera organisée avec soin, aussi-bien que les deux compagnies de canon niers. J'apprends que le général Brayer vient d'arriver à Lyon , où il commaodera provisoirement. Une semblable opération est urgente, et sera faite dans toutes les villes de la 19*. division militaire. Pour me conformer aux instructions de Yotre Majesté, j'ai écrit dans ce sens au conseiUer-d'Etat Thibaudeau et à M. IV^archant, commissaires iilapériaux: ils utiliseront leurs missions, purgeront les municipalités et organiseront les gardes nationales sur le principe du dixième de la population.
Paris, ao avril i8i5.