‹ Recueil de pièces authentiques sur le captif de Ste.-Hélène; de mémoires et documens écrits ou dictés par l'empereur Napoléon. Suivis de lettres de MM. le grand-maréchal comte Bertrand, le comte Las Cases, le général baron Gourgaud, le général comte Montholon, les docteurs Warden, O'Meara et Autommarchi, et plusieurs personnages de haute distinctionChapitre 45 sur 45 · TOTAL · texte numérisé non relu

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L^école normale suit avec persévérance le but pour lequel elle a été instituée : elle compte en ce moment soixante-dix élèves.

C'est de là que riJniversité.doit tirer des sujets pour remplir les chaires dès, CpUéges, et les places d'agré-

DE SÀINTE-UELÈNE. 5l9

gés et demattret d'étude dans les lycées :ee8 jeunes gem sont Tespoir du corps enseignant.

L'enthousiasme que les élèves font éclater dans les^ lycées est admirable : les sentimens qui les animent ont été comprimés , il est vrai , m£MS ils n'en ont acquis que plus d'ardeqr.

Paris, 9 mai i8i5.

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Ï-ETTRE XXXIV.

En me conformant aux ordres de l'Empereur, quijt au milieu des préparatifs d'une guerre inmiinente , ne perd pas de vue les sources qui doivent en réparer les dommages éventuels 9 je voudrais ne pas me borner k des données sommaires, à des points^de vue généraux; mais le temp3 me presse, les matières s'accumulent, et Yotre Majesté veut tout reconnaître, pour tout apprécier. Toutefois, du sonmiet où l'ont placé son génie et son autorité , elle n'a besoin que de jeter un regard sur chaque objet, pour l'explorer; un coup-d'œil, pour ainsi dire, circulaire sur tous, et qui en embrasse l'ensemble. Il me suffira donc de lui exposer ainsi la situation du commerce, pour que, dans cette perspective du présent, l'Empereur pressente et détermine l'avenir.

L'incertitude résultante de la situation politique de l'Europe , dans le moment actuel, a dû nécessairement ralentir, en France comme chez toutes les nations, les spéculations du commerce^ mais cet état de choses ne peut être que momentané. L'intérêt et le besoiii récir

Saà PIÈCES SUR £E PRlSOimiER

^rôqdes des ctitnttaMcaMotas c!t det éâiSitfi|^ entte t<Ms Iss peuples 5 auronl bièiiMl féMii^ éUk ¥àp|kH!té t^èftti^ MèitSâtnc ^ fes BèAt, racliflté 41 IWflMM «îo^ ils sbiit Suéèë|>ii6té8. totfe ttâjé^, t)ai eM? dUj^M^à làlt«, t>piif la ^aZt, tottô f^ tôûrmtfë!( tjfiii sbtft Mitfi^â(faiiès avec rhonneur et rintérèt de la nation, fa£éèfl^ èéite époque heureuse par tous les moyens qui sont en son pouvoir. Alors y quel vaste champ s'ouvrira pour notre commerce , soit dans les expéditions que nous destinerons aux États-Unis d'Amérique, nos anciens alliés, et au royaume du Brésil , nouvellement offert aux spéculations du commerce etnropéeu f Aùi fitàts-Unis , au Brésil, nous aurons, pour ainsi dire, à créer de nouveaux rappdMê, à Mùqtiérir ki ge^dt du dôiisdifiittflltMr pMt te^ j^tMtrîfs tfombreut et tarîéf de ttmtt idùk&Hh. Batts ran él raûtrè A6««s pâ^ft, tmM trctiieMWs à aMàp^é* éeY Mdùrs àvMta^iit en Matière^ pretnfînres, «littièm dé ifoUfltts ittfiip«orlàB«é&' dMi«fa«li!(t<è»t

Au hëiAti^ift èh Bèf^bMie, U É;tie#d là pkuf ÀpMâttré n^èf pvt nous f^re p^erdrê èatîèi'eÀifén^ tei^èicé àé ptépùnéètetttcè 4f^é k tKmuMrèe f^aAçaiè f cirait àntieEttièm^mi alBiitiise ; «t le^ Ifal^âns de ees pays sott^revit étapes le dndibètil qui d(ât vofr se ^étaMif tous ïetM lifta» d'aiiîtié tfi àe cfOtttmcf^ôè. Llt^iè^ pHvéè dèpûfis lôtig'^Mpd de sl^t^lèdionseèitÉinei^éiaAesy ra)i^t^é6 plus iMiinetàetift, %9Mim avee ai^deuf lès^ premièi^es^iceasioiis qui fut §etatn offertes pour satisfaire ses besoins, en s'ap^o^isîo«<iant ^s {M'ddafes aglicolésr 6u industriels^ dotot quinze années, de jouissances antéHeurè^ lui om ftdt coifti«eter le goût et rhâbUnde.

Vefs le nord de TEtiropê, mêmes beM^itfs, mêmes ksîéréis se font sentir (unit rendre aux opératd»i|B dû cbtn-

bE SAI{rTE-HéLiN&. 5à I

niétce\ au travail des clauses nombreuses de là socîëlé , la sécurité qui leur est si néèessaîre, et que là force naturelle des choses doit ramener inévîtablémenl un peu ptiis tôt ou un peu plus tard.

En attendant Pépoque où pourront se réaliser des éspéraùceS d^autairt mieux tàôàées qu'elles sont respectives ment partagées par tous les peuples ^ rafiihinistràtiôn étudie, discute et prépare en France les mtesures qui doivent diriger et protéger le commerce tant à Tintérieur qu'à l'extérieur. Déjà il a ressenti les heureux effets de sa bienveillante sollicitude dans cette disposition libérale qui, pour la première fqis depuis vingt-cinq ans, appelle la propriété commercial^ et indnstrielle à nommer ses représentans au Corps législatif. Ainsi, désormais les véritables intérêts de ces dew^ sources de la richesse publique seront discutés dans le sein niôme de la représentation nationale I par des opmmerçans et des manufacturiers distingués , que leurs lumières et la confiance de leurs concitoyens auront investis de ces fonctions honorables. Ce premier pas vers une amélioration sensible dans l'administration du commerce et de l'industrie, fait assez pressentir toute la considération qui s'attachera , par la suite, à l'exercice de ces professiqns utiles, trpp négligées peut-être par les anciens gpuvernemens , pour qu'elles s'appréciassent elles-mêmes à leur véritable valeur. La révision de quelques articles du Code de commerce, que l'expérience a fait juger snsceptibles d'être modifiés; la refonte d'un tarif des douanes, sagement approprié à nos besoins, et calculé dans le double intérêt de nos importations et de nos exportations; l'exan^en approfondi des grandes questions commerciales de franchise, d'entrepôt, de transit; la protection due à i^Qtre

marine et à notre navigation marchande^ l'encourage** ment des pêches lointaines et sur nos côtes: toutes ces matières importantes, d'abord méditées de concert entre le gouvernement et les chambres de commerce, s'accroîtront encore 9 à la tribune publique 9 de tout Tintérèt qui naîtrait d'une discussion appuyée sur la coppaissance exacte des faits et des localités.

é Paris, i3 raai 181 5.

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