LAMINAGE DU PLOMB
CONTENANT douqe Planches équivalentes à dix-huit Planches , à caufe de Jix doubles.
PLANCHE Iele.
T)Lan général de la fonderie & de deux laminoirs renfermés dans le même attelier, de mus par le courant de l’eau.
La halle dans laquelle eft placé cet établiffement eft conftruite entre deux courfiers X Y Z Æ , x y { ce , revêtus de maçonnerie , elle a environ vingt toifes de long fur huit de large ; à un des bouts eft la fonderie en face de la porte d’entrée M, de au long des côtés les deux laminoirs ST, s t ; le premier a cinq pies & demi de large , & le fécond feulement cinq pics ; chacun de ces deux laminoirs eft mis en mouvement par une roue à aubes Y Z 3JZ, de dix -huit piés de rayon, y compris les aubes qui font au nombre de trente -fix à chaque roue. N de n, portes pour aller fur les ponts qui font (ur les courliers où on manœuvre les pelles Y j, y y pour donner ou fupprimer l’eau à la roue.
La fonderie qui eft à une des extrémités de l’attelier , eft compofée du fourneau , fur lequel eft monté la chaudière £, dans laquelle on fait fondre le plomb, de du moule ou table H, fur laquelle on le coule ; le fourneau eft élevé au-deftus des palliers D 1), fur lelquels on monte par quatre marches C C. e , cheminée du fourneau, i, i, chevalet qui retient le tampon de la chaudière. G K , auge dans laquelle s’écoule le plomb contenu dans la chaudière , & de laquelle on le verfe fur la table du moule VGKR. u gk r, emplacement fur lequel on empile les tables de plomb à mefure qu’elles font moulées, n , anneau pratiqué a l’extrémité de la table , pour recevoir un crochet attaché à la poulie mobile de la grue tournante , au au moyen de laquelle on éleve les tables pour les porter fur les laminoirs. P, crapaudine ou pivot de la grue tournante, dont le bras décrit l’arc de cercle Si-, qui fe termine à l’extrémité des établis des deux laminoirs-, les établis font garnis de rouleaux comme on le Voit dans l’une de l’autre figure. Le premier laminoir ST eft couvert de fa bafcule de de la charpente qui la porte, de maintient en même tems les roues, ah , c d , longrines fur kfquelles repofent les tourillons de la bafcule. aey hj\ traverfines fervant de fupport aux longrines & de chapeau à deux des fix montans qui cornpofent la cage du laminoir -, le fécond laminoir eft découvert, i & a, poteaux montans qui foutiennent les deux traverfines femblabîes à celles cotées a e,bf du laminoir précédent. 3 & 4, poteaux montans qui font alfemblés dans la longrine caf f &: 6", deux autres poteaux montans, dans lefquels dedans les précédais font affemblces les traverfes 5,5: 4, 6 , qui reçoivent l’entre-toife 7,8; c’eft fur cette entre - toife & une autre 3,4 qui lui eft parallèle, que portent les tourillons de l’axe de l’étoile de cuivre qui fert de renvoi de de communication aux deux lanternes, dont on parlera dans la fuite.
PLANCHE IL
5 Cette Planche repréfente la coupe longitudinale de l’attelier du laminoir , le profil de la fonderie , de l’clévation geométrale de l’un des deux laminoirs contenus au plan général repréfenté par la Planche précédente j on voit par cette coupe que l’intérieur de l’attelier eft éclairé par huit grandes croifées, de que le comble eft foutenu par huit fermes efpacées de quinze piés les unes des autres de milieu en milieu. M , porte de l’atîelier. N, porte pour^ aller fur le courfier de donner l^eau a la roue. T ty établi du laminoir ; le delTus de 1 établi eft élevé de trois piés au-defliis du rez-de-chaufiee. 1 de 2, deux poteaux montans fur lefquels les tra-
a^erriklees. a-bi une des deux longrines Semblées à entailles fur les traverfines. 3 c, 4*/, deux
des quatre montans qui compofent la cage du rouage, ils font alfemblés dans la longrine poftérieure qui leur fert de chapeau. 10, poids de la baf ule, dont les tourillons o repofent fur le milieu des longrines ; on voit entre toutes ces pièces le profil du laminoir qui fera développé plus en grand dans les Planches fuivantes.
A l’extrémité de l’attelier eft placée la fonderie repréfentée en profil. A, le fourneau de briques. B, le cendrier. C, efcalier pour fervir la chaudière. ey cheminée du foyer, h, hotte de la cheminée du fourneau. my ouverture de cette cheminée au -deftiis du comble de l’attelier ; cette cheminée eft adolfée à un des pignons du bâtiment; fa hotte h eft foutenue par clés ferremens qui font fufpendus à la première ferme de la charpente du comble; ces ferrures portent auffi les pivots de la bafcule a b , par le moyen de laquelle on renverfe le plomb contenu dans l’auge fur la table du moule qui eft au-devant du fourneau. H, la table. R K, patins enterrés dans le fol , de auxquels font aftemblcs les piés de la table ; l’arc de cercle a H a pour centre le pivot de la bafcule ou le centre des demi -poulies fur lefquelles s’enroulent les chaînes qui enlevent lauge de la font tourner autour du point k , ainfî que l’arc de cercle pondue l’indique.
Plus loin eft la potence ou grue tournante P R S. P, crapaudine du pivot inférieur fcellée dans une groiïe pierre qui affleure le foi de l’attelier. R, pivot fupérieur fixé à une des fermes. S, extrémité du bras auquel la corde eft arrêtée ; cette corde après avoir pafle fous une poulie mobile remonte & pafte au -delTus d’une poulie fixe placée dans une mortoife pratiquée vers l’extrémité du bras, de de-là va pafter fur une autre poulie fixe placée dans une mortoife de l’arbre tournant de la grue pour redefeendre de s’enrouler fur le treuil du cric r, compofé d’une roue dentée de d’un pignon, fur l’axe duquel font enarbrées deux manivelles; on verra dans les vignettes des Planches IV. de VIL l’ufage de cette grue.
PLANCHE III
Cette Planche repréfente la coupe tranfverfaîe de l’attelier des laminoirs; on voit clans le fond entre les deux laminoirs la fonderie en élévation. Se on a fupprimé pour la lailTer voir la grue tournante de la Planche précédente. A, le fourneau ; au-deifous de cette lettre on apperçoit l’orifice dugouleau de la chaudière.- 1 de x, chevalet pour aflujettir le tampon ou robinet de la chaudière, e, cheminée du foyer. DD, palliers fur lefquels les ouvriers montent pour fervir la chaudière. VR, la table ou le moule, placé au - devant du fourneau, hm, cheminée du fourneau; on voit au» dellbus de h la bafcule, au moyen de laquelle de des chaînes qui y pendent on verfe le plomb de l’auge fur la table , de comment cette bafcule eft fufpendue à une des fermes du comble ; le laminoir T fur la gauche eft vu en élévation de antérieurement à l’extrémité de fon établi, dont l’extrémité eftprojettée fur le laminoir; dans le fécond laminoir on a fupprimé la partie antérieure de l’établi , pour le laiftèr voir à découvert. Y Z, roue à aubes placée dans fon courfier, fa circonférence eft indiquée par une ligne ponduée dans la Planche précédente, ainfi que le fond du courfier par la ligne Y Æ. T, fol de la partie antérieure de l’établi arafée au rez-de chauflée. 1, poteau montant qui reçoit en chapeau la traverfine aey fcellée en e dans l’épaiffeur du mur. a de c, extrémités des longrines qui portent les tourillons de la bafcule 10. 3 , poteau montant qui s’aflêmble au-deflbus de la longrine c . y , autre poteau montant, qui avec leurs femblabîes de plulîeurs entre- toifes & traverfes, forment la cage du rouage.
Le fécond laminoii , duquel on a fupprimé la partie anterieure de 1 établi de les montans anterieurs de la
a i, A M II A G H
cage, a pour moîeur , ainfi que le premier, une roue à •aubes y £«, z , poteau montant qui reçoit en chapeau la t r ave r fine bf. 4, poteau montant qui s’affemble aufie flous de la fécondé longrine, 6, autre poteau montant, qui avec les autres poteaux, traverfes 8c entre- -loifes , forme la cage du rouage de ce fécond laminoir. 10, extrémité de la bafcule chargée d’un poids convenable pour faire équilibre avec le cylindre fupérieur ■8c toute fon armature.
PLANCHE I V
La vignette de cette Planche reprélènte l’opération de couler le plomb en tables, pour enfuite être laminées 8c réduites à l’épailfeur convenable pour les diffésrens emplois que fon fait de cette matière.
La partie de l’attelier qui contient la fonderie , eft celle que la vignette repréfente. A, le fourneau ; cette 'lettre indique auffi le gouleau de la chaudière que fon doit fuppofer ouvert pendant l’opération du coulage. E, la chaudière. B, cendrier. BB, porte du foyer. e± cheminée du foyer placée fous la hotte h de la cheminée de la fonderie, c , efcalier pour monter fur le pallier D où les ouvriers fe placent pour fervir la chaudière ; on voit fur ce pallier une écumoire m , fervant à retirer les crafies ou fcories de déifias le plomb fondu, & près du même pallier le rable du tifeur pour dcbraler le cendrier.
La table V R G K eft placée au-devant du fourneau , elle eft compofée de plufieurs aftemblages de charpente fupportés par des montans ôc contre - fiches qui font aftemblés dans les foies qui affleurent le rez-de-chaufi fée : fur cette table, dont la longueur «Sc les autres dimenfions peuvent facilement fe déduire des échelles qui font au bas des Planches fur l’exa&itude defquelles on peut compter, font placées & chevillées trois pièces de bois VG, G K, K R, qui forment les rebords du inouïe -, c’eft entre ces trois rebords qu’on met le fable dont il eft formé, de la maniéré que fon expliquera ei-après; il faut que la face fupérieure de ces trois rebords foit parfaitement de niveau.
Entre le fourneau & la table le long du côté G K eft l’auge G g k K aftèmblée à charnière le long de ce côté ; îe deilous de l’auge eft garni de deux crochets de fer aftemblés à charnières vers les extrémités du fond de l’auge -, ces crochets reçoivent les maillons inférieurs des chaînes g 3 , k 4, par le moyen defquels l’auge eft fufpendue aux extrémités des bafcules b a b a, par le moyen defquelles on renverfe l’augée de plomb fur la forme ou moule qui eft fur la table; c’eft cet inftant que la vignette repréfente. H, cheville de bois un peu conique, que fon pique dans le fable au centre d’un efpace femi- circulaire, pour rélèrver un trou à la table , 8c y former par ce moyen une anfe qui fert à l’enlever.
Fig. î. z. 3. Ouvriers qui abaiftent la balcule pour verfer le plomb contenu dans fauge fur le moule, 8c €11 former par ce moyen une table de vingt lignes fi’épaiffeur; près du troifieme ouvrier il en faut fuppofer un quatrième qui lui fert d’aide comme le fécond en fert au premier; on a fupprimé cette figure, qui auroit empêché de voir le moule.
4. Le maître fondeur qui prélènte un rable, avec lequel & à l’aide d’un ouvrier placé du côté oppofé il écume & repouffe vers l’extrémité V R de la labié les crafies qui furnagent,& le plomb fuperflu qui eft fur le moule ; les entailles du rable fervent à limiter fa defceme dans le moule, 8c par ce moyen à régler fépaifleur de la table de plomb qui eft au-defious.
Aufîi-îêt que la table de plomb eft coulée on rebouche le gouleau A de la chaudière , 8c on la charge de nouveau avec autant de plomb qu’elle ■çn peut contenir; on travaille pendant la fonte à la conftruârion du moule, comme il fera dit ciaprès : derrière les ouvriers 1 8c z font les tables précédemment coulées, empilées les unes fur les autres, comme on le voit en urgk. QN, table qui eft enlevée au moyen de la grue tournante P R