‹ Recueil de poésies diversesChapitre 26 sur 100 · XXXII LES ROBBE · texte numérisé non relu

XXXII LES ROBBE

Y forge ses traits, son brandon; Et vous prendriez cette Ville Pour l'Arsenal de Cupidon.

Touchantes Beautés dont émane Le souffle de la volupté, Souffrez qu'un Pèlerin prophane Vous offre un encens mérité.

Dans votre séjour enchanté Toute âme devient Musulmane ; Déjà l'on se croit transporté Dans cette éternelle retraite Où les ineffables Houris Que promet le galant Prophète Charment l'œil de ses favoris.

Ah! si ma lyre renommée.

Par vos doux regards, animée, Pouvoit déployer ses accords ; Monté sur le ton le plus tendre, Anacréon pour les entendre Revolerait des sombres bords.

Autrefois mes Muses naissantes.

Pour chanter l'Amour et Cypris, Voyant vos grâces ravissantes, Alloient s'échauffant les esprits; Mais depuis, des Beautés nouvelles A leurs Mères ont succédé.

L'empire qu'ont sur nous les Belles Est à leur jeunesse cédé ; Et la déesse de Cythère A dans ses secrets arrêté, Qu'éternellement la Beauté Seroit à Blois héréditaire.

En partant reçois mes regrets

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