INTRODUCTION XXXIII
O ma Françoise Géorgie, Dont j'eusse avec plus d'énergie Désiré rendre les attraits (i).
Puis, c'est la rencontre d'un évéque, (2) se rendant à la campagne. Le prélat et le poète soupent ensemble, et l'homme de Dieu de narrer à l'homme de joie ce beau conte. Comme Robbé, je lui en laisse toute la responsabilité : — Un prêtre, sauraije choisir plus honorable excuse?
J'allois, un soir me promenant Le long d'un Bois d'épais feuillage Propre à ces larcins qu'au jeune âge Fait un amant entreprenant Sur les droits d'un sûr mariage ; Je vis un double être isolé Qui sur le Serpolet se campe.
Me présentant la vraie estampe
(i) Mon Odyssée, p. 105-107.
(2) Ce mortel en drap violet — à moins que cette rencontre ne soit due qu'à l'imagination du poète, — était sans doute, M. May de Termont, alors évéque de Blois.
Le portrait que trace de ce prélat M. Dupré, historien de Blois peu susceptible d'être taxé de libertinage, dans le sens classique du mot comme dans l'autre, rend cette supposition vraisemblable :
« Cet évéque grand seigneur, était homme du monde autant qu'homme d'église. Ses brillants salons firent plus de bruit que ses synodes, et la réputation de ses dîners surpassa de beaucoup celle de ses mandements. Il fit rebâtir dans l'état actuel le joli château de Madon, où il recevait souvent une société choisie qui pouvait en remontrer aux premiers cercles de la ville. »
(Bergevin et Dupré, Histoire de Blois, Blois, E. Dezairs, 1846-1847, in-S, t. II, p. 225.)