XXXIV LES ROBBE
Qu'on voit dans Daphniset Chloé. (i)
Un manant qui fait sentinelle,
Apercevant ma soutanelle
Va, criant : voilà le Curé.
Mais sans en être déféré,
Le compagnon gardant son poste,
A l'homme en vedette riposte :
Bon, il n'empêche pas cela,
Par Dieu ! c'est pour lui que l'on sème.
Il voit fort bien que ce jeu là
Pourra lui valoir un Baptême. (2)
Tout en se défendant de conter pareille aventure, l'auteur du Débauché converti s'est empressé de le faire, et, y joignant un peu d'autobiographie, à la façon de la mode qui court si fort de notre temps, une fois de plus, il reconnaît la paternité de la pièce incriminée et en profite pour chanter pouille à ses ennemis et à quelques uns de ses confrères :
Par ma foi je n'en ferai rien Repris-je, l'histoire est trop grasse ; De la gazer ne sçais moyen.
Voudriez-vous qu'aux gens de bien J'allasse encor demander grâce ?
Que j'excitasse les clameurs
(i) La fameuse et rare estampe dite des ^é/i7s ^î'e^s, reproduite, d'ailleurs, en frontispice, dans l'édition Cazin, (Les amours pastorales de Daphnis et Chloé, à Genève, 1777.) Une explication, plutôt inutile, empruntée au texte de Longus, accompagne cette planche : « Tout se passa à l'ordinaire ».
C'est la leçon de choses de Lycoris.
(2) Mon Odyssée, p. 112 et 113.