INTRODUCTION III
« la religion prétendue réformée » le lo novembre 1685. La seconde, Rachel, avait épousé un sieur Paul Pezé, marchand de bois à Châteaudun.
Le fils, René, dut naître en 1640 environ et était gantier à Vendôme vers 1670, époque à laquelle il eut lui-même un fils, René-Honoré.
Celui-ci s'expatria et alla fixer à Paris, rue Saint- Denis, son commerce de gants. Il avait épousé une demoiselle Anne Buffereau, nom encore répandu dans le Vendômois (i). Converti, il n'avait Doint tardé à devenir marguillier de Saint-Leu et Saint- Gilles (2), sa paroisse, et, en 1735, il parait de sa qualité de <-' bourgeois de Paris a, l'achat qu'il fai-
(i) L'oncle par alliance de Robbé de Beauveset, le dessinateur Aignan Desfriches, devait épouser lui-même une « Marie- Madeleine Buffereau, fille de Pierre Buffereau de la Varenne, chef de fourrière de la maison du Roi, demeurant à Vendôme, et de Magdeleine Mariette, d'Orléans '->.
Paul Ratouis de Limav, lin amateur Orléanais au xvilF siècle. — Antoine-lhomas Desfriches (lyiyiSoo). Sa vie, son œuvre, ses collections, sa correspondance. Préface du marquis de Chennevières. Ouvrage orné de 15 photographies hors texte et d'une héliogravure, suivi d'un essai de catalogue de l'œuvre peint, dessiné et gravé de Desfriches, par André Jarry. Paris, H. Champion, 1907 ; in-4, de xxxi-211 p. ; plus 2 ff. de tables, non ch. ; p. 4.
J'ai dû faire de nombreux emprunts au cours de ces notes à la correspondance d'Aignan Desfriches : que M. Paul Ratouis de Limay veuille bien agréer l'expression de toute ma gratitude pour le gracieux accueil qu'il me voulut bien réserver lorsque je le fus voir.
Une plaque tumulaire évoque encore, aux murs de l'église de la Trinité, à Vendôme, le souvenir d'une Marie-Madeleine Buffereau, épouse de M. Louis Le Roy, décédée le 3 juillet 1820.
(2) L'église Saint-Leu et Saint-Gilles, située entre le boulevard Sébastopol actuel, la rue du Cygne, la rue Saint-Denis et la rue de la Grande-Truanderie. Les religieux de Saint-Magloire
IV LES ROBBE
sait à Vendôme, d'une maison où pendait autrefois l'image de saint Martin (i).
Il ne survécut guère à cette acquisition ; moins de deux ans après, en 1737, il était mort, lors de l'inhumation de la plus jeune de ses filles.
Par un hasard heureux, la Bibliothèque municipale de Vendôme, possède un extrait mortuaire légalisé du décès de cette Anne-Louise Robbé, relevé en 1738. La famille de R.obbé de Beauveset doit à ce document d'avoir échappé aux incendies de la Commune et de nous être quelque peu connue.
René-Honoré et Anne Bufïereau avaient eu quatre enfants, dont l'aîné, Pierre-Honoré fut le poète.
Venait ensuite un autre fils, Anne-Honoré, qui, toujours d'après les savantes recherches de M. J. Martellière, fut, excusez du peu ! directeur de la Galette de France et revendit, en 1764, la maison achetée par son père, en 1735. Il eut lui-même un fils, Joseph-Pierre-Honoré Robbé de la Grange,
avaient autorisé, en 1235, le curé et les paroissiens de Saint- Barthélémy à établir cette succursale :
Saint-Leu-Saint-Giles, li noviaus
{Les Aloustiers de Paris, 1270.)
Une petite cure de Saint-Leu existait antérieurement qui fut, en 1618, réunie à Saint-Symphorien en la Cité.
Erigée en paroisse en 1617, l'église Saint-Leu et Saint-Gilles, réparée en 1727 et en 1780, époque à laquelle on y adjoignit une crypte, a perdu sa qualité de paroisse et est aujourd'hui succursale de Saint-Nicolas-des-Champs.
(i) Emplacement actuel de l'imprimerie Launay, à Vendôme. (Note communiquée par M. Martellière.)