‹ Recueil de poésies diversesChapitre 30 sur 100 · XXXVI LES ROBBE · texte numérisé non relu

XXXVI LES ROBBE

de la moitié moins noire, mais l'édition était faitte, j'étois au désespoir de faire attendre, je les ai lâchées à contre cœur et je me suis fait pour cet instant l'illusion de croire qu'elles pouvoient passer. A présent qu'elles sont au jour j'enrage quand je les vois et quand on m'en parle. Il ne me reste qu'à attendre l'occasion que Robe fasse quelque bon morceau et je lui promets quelque chose de mieux gravé. Je ne feroy pas mordre comme un enragé dans l'intention d'expédier et j'auroy moins de peine à retoucher, amen. » (i)

Le poète dut épouser Marie Fradelle dans l'année qui suivit la publication de son Voyage de Saintonge. Il devenait ainsi le neveu de son ami Desfriches dont il s'était rapproché en venant s'installer à Montargis.

Il serait téméraire d'affirmer qu'il la rendit parfaitement heureuse. Robbé était de ces sortes de gens qui peuvent faire un amant agréable, mais ne possèdent aucune des qualités requises pour faire un mari à peu près passable. Quoi qu'il en soit, Marie Fradelle prit en patience son mal, elle eut le bon goût de ne pas se plaindre et elle lui donna un fils dès 1762, car, suivant son acte de décès, celui-ci aurait eu soixante-dix ans, en 1828.

(1) P. Ratouis de Limay, O^. cit.. p. 63.

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