LOYSON
« De St-Georges. »
Bibliothèque de Vendôme. — Dossier Robbé.
VI LES ROBBE
cela coûte si peu et il )'■ a des gens auxquels ça fait tant de plaisir.
Lorsque leur aîné fut en âge de pousser ses études, plus loin que l'alphabet, les parents se souvinrent de leurs origines vendômoises et de la réputation dont jouissait, sur les bords du Loir, le collège de Vendôme. Le gamin y fut donc envoyé et y fit ses études.
Elles n'offrirent, semble-t-il, rien de particulier et X Histoire du Collège de Vendôme se montre à leur endroit, sobre de détails (i).
Collé prétend, dans son Journal, que des écrits injurieux pour plusieurs de ses compatriotes auraient valu à Robbé des coups de bâton et auraient été la cause de son départ de Vendôme (2).
Ce sont là des accidents qui arrivent.
Toutefois, il suffit de signaler cette affirmation sans s'attarder à la combattre. Elle ne repose sur aucun document.
Une autre légende aurait également eu cours.
(i) Cf. G. BoNHOURE, Le Collège et le Lycée de Vendôme {162^-içio), Paris, A. Picard, 1912 ; in-8, de I; 607 p. (PI.), p. 184-186.
(2) « Robbé est d'ailleurs de sa personne, un mauvais sujet; il a eu des coups de bâton et a été chassé de Vendôme, qui est, je crois, sa patrie, pour des vers satiriques qu'il avait faits ; il vit à Paris d'une façon assez basse, n'a nul esprit et nul agrément en société, mais au contraire, y est très ennuyeux. »
{Journal et Mémoires de Charles Collé sur les hommes de lettres, les ouvrages dramatiques et les événements les plus considérables du règne de Louis XV. — Nouvelle édition. Paris, Firmin Didot, 186S, 3 in-S, t. I, p. 27.
Les contemporains de Robbé, autres que Collé, loin de le trouver dépourvu d'esprit et ennuyeux, recherchaient sa société.