‹ Recueil de poésies diversesChapitre 63 sur 100 · LXXVI LES ROBBE · texte numérisé non relu

LXXVI LES ROBBE

lettre plus sérieuse, en laquelle il se préoccupait pour tout de bon de sa défense :

« M' Ferrand, Monsieur, est comme moi dans la plus grande inquiétude, nous ne recevons aucune pièce relative à mon affaire. Il en a le plus grand besoin, il ne peut rien faire sans cela. Celles qu'il vous a demandées sont-elles expédiées ou les auriés-vous confiées à quelques mains infidèles? Je ne doute pas que le District ne cherche à éloigner tout ce qui peut servir à une justification, le Département fait aussi de son côté rage des quatre pieds : mais tout cela sera facilement détruit par les attestations que M. Ferrand a demandées et qui ne sont que la vérité la plus exacte. Je ne veus que la justice et point de grâce. Ma sœur part pour les apporter et faire assigner les personnes qui paraissent devoir se trouver au moment du jugement. Qu'ai-je donc fait ? quel est mon crime ? il n'est pas possible d'en créer en idée sans les constater ; mais aussi je ne dois pas souffrir qu'on cherche à m'inculper injustement sans relever les erreurs ; je ne peux le faire que par des titres et ceux que je réclame sont ceux qu'on ne peut refuser à l'innocence et à la vérité. Je sais combien vous êtes exact dans vos promesses aussi ne fais-je aucun doute que ma sœur ne m'apporte une réponse satisfaisante et qui m'assure ma tranquilité. Je vous prie de m'envoyer le petit Etat de ce à quoi tout cela peut monter afin que je le fasse acquitter, à moins que vous ne préfériez que cela soit fait aussitôt mon retour. M. Ferrand a aussi l'honneur de vous écrire, ce retard le désole.

« Voulés vous offrir mes hommages à Madame

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