XCII LES ROBBE
VOrigénisme, de se rendre davantage compte de la manière de Robbé et le font mieux connaître.
Poète dur, mais non sans force, volontairement astreint aux exigences excessives de la rime, « ce bijou d'un sou », Robbé de Beauveset ne se montre nullement inférieur à Piron et à Grécourt ! Si l'on ne partage plus pour lui l'enthousiasme exagéré de ses contemporains, on ne le méprise pas pour cela et Antony Méray semble avoir, il y a cinquante ans, trouvé la note juste, lorsqu'il écrivait en tête de la Bibliographie des Chansons, Fabliaux, contes en vers et en prose, etc., ayant fait partie de la collection de M. Viollet-Lednc :
« Sauf ce que les vers de Robbé peuvent avoir de baroque, ses contes, après ceux de La Fontaine, et ses épigrammes, après celles de J.-B. Rousseau, sont encore les meilleurs que nous ayons (i).
L'œuvre, quoique en grande partie inédite, a joui au xviif siècle d'une faveur assez grande, pour qu'il nous ait paru intéressant, aux débuts du xx% de reproduire intégralement le manuscrit que les hasards d'une vente ont fait entrer à la Bibliothèque de Blois.
L'homme, dont depuis longtemps la personnalité avait éveillé notre curiosité (2), ne nous a pas sem-
(i) Paris, A. Claudin, 1859, in-8, p. 100.
(2) Cf., Un poète vendomois, Pierre-Honoré Robbé de Beauveset. Vendôme, imp. Empaytaz, 1898, in-8, de 25 p., tiré à 50 exempl. numérot. à la presse. — Notes complémentaires sur Robbé de Beauveset. Vendôme, imp. G. Villette, 1907, in-8, de 15 p.
Extraits du Bulletin de la Société archéologique, scientifique et littéraire du Vendomois, 1898, 1907.