LES GANTS DE MA TANTE
Jusqu'à présent le zélé Jansénisme
m'avoit paru le plus sage parti,
mais, de par Dieu je m'en suis départi
depuis qu'ai vu son pâle rigorisme ;
je lui fais donc mon éternel adieu.
A croire aussi ces messieurs tout en Dieu
on doit murer ces portes que Nature
a de sa main ouvertes tout exprès
pour que notre âme incline à ces attraits
pour s'élancer vers chaque créature,
et les enfants du malheureux Adam
ne pouvant plus, sans encourir le dam,
se délecter à ces plaisirs, qu'attache
visiblement l'auteur de l'univers
aux fonctions de nos cinq sens divers,
c'est mauvais grain qu'il faut que l'on arrache
pour se sauver, et s'il dépendoit d'eux,
nous prendrions l'Evangile à la lettre
comme Origène, et nous irions commettre
à ses ciseaux tout membre scandaleux.
Car ainsi parle à celui qu'il éduque
de sa morale un janséniste épris,
si qu'on croiroit qu'aux célestes lambris
l62 ROBBÉ DE BEAUVESET
le bon Dieu veut tout son cortège eunuque.
A rien aussi, dans leurs saints tribunaux,
réduisent-ils tous les droits conjugaux :
vérifier les beautés de sa femme,
par le menu détailler ses attraits,
baiser ceci, puis cela, ce sont traits
que s'interdit une pudique flamme :
on doit, allant grossièrement au but,
au dieu d'hymen payer un froid tribut,
encor faut-il qu'un fidèle gémisse
sur le plaisir qui dans l'acte s'immisce.
Par quoi, galants, si voulez pour moitié
fille fringante et qui fût ménagée,
ne prenez pas fille qu'ait dirigée
un janséniste au front mortifié,
si ne voulez la voir, récalcitrante,
maussadement se porter au déduit,
comme il advint, une certaine nuit
à jeune fils dépucelant ma tante.
Ce fait ne peut m'être ici contesté, ,
de maint témoin ma parenté fourmille
à qui mon oncle, en riant, l'a conté,
ce n'est plus même un secret de famille.
La jeune Alix avoit reçu des cieux
tous les attraits que leur faveur dispense
quand, ne voulant épargner la dépense,
ils veulent faire un présent digne d'eux :
taille de nymphe, œil grand, prunelle noire,
dents qu'émailloit une couche d'ivoire,
traits dessinés d'un correct surprenant,
teint où Boucher de carmin et de rose
sembloit avoir dispensé chaque dose,
tétin rond, lisse et ferme à l'avenant,
ajoutez-y : seize ans sonnés à peine, voilà ma tante, au moment qu'un mortel dont tant d'appas ont resserré la chaîne, va la conduire aux marches de l'autel.
On eut pourtant, grand peine à la résoudre, virginité lui semble un don si beau qu'elle gémit à l'aspect du flambeau avec lequel hymen va la dissoudre. Laissons coucher nos deux nouveaux époux, l'un tout de braise et l'autre tout de glace : monsieur mon oncle, en un instant si doux, veut visiter les entours de la place, prendre un téton qui lui paroît exquis, fêter la cuisse et de son bien acquis faire inventaire... une dextre revèche saisit la main et preste, l'en empêche et le galant croit sur son poignet nu sentir au tact la droite d'Esaû.
Il croyoit vrai, la pudeur infinie qui de son front fit toujours l'ornement, avoit porté ma tante, en ce moment, à se ganter pour la cérémonie.
— Qui vous a mis, dit mon oncle très cher, si mal au fait des choses de ce monde,
à votre avis, suis-je si fort immonde que ne puissiez sans gant tâter ma chair?
— Fi donc! monsieur, dit la belle ingénue, que j'aille ainsi toucher une peau nue, mon confesseur m'évinceroit du cas...
Tant s'obstina la dévote gentille
qu'il fut contraint d'entrer dans ma famille
sans avoir pu lui déganter le bras,
car, pour ce point qui fait le bien suprême,
sachant qu'il est strictement de devoir, la belle fut la complaisance même.
Mon oncle n'eut nulle peine à l'avoir, nulle, je faux, seulement il eut celle que volontiers on prend avec pucelle quand on déchire, après l'heureux amen le voile entier du temple de l'hymen.
Le lendemain, piqué de l'aventure, le compagnon voulut, par certain tour, déniaiser la pauvre créature si fort novice en matière d'amour.
Il engaina ce javelot qu'Hercule tiroit si bien, dans cette pellicule dont jeunes fils au combat vont s'aidant, quand du Cerbère ils redoutent la dent. Puis, d'un bras sûr, il lance cette flèche au beau pavois où naguère il fit brèche. La jeune Alix sentant moins vivement je ne sais quoi, qu'elle ne fit la veille, s'en va porter, tout machinalement, la main au cas qui si peu la réveille et, le trouvant si bien empaqueté, elle se plaint que l'époux la méprise.
— Par Dieu, dit-il j'en use à votre guise c'est bien le moins qu'ai-je de mon côté contre dix doigts un pouce de ganté ; notre union en sera plus honnête, plus selon Dieu! A ce bel argument, Alix vit bien qu'elle étoit une bête et concluant que légitimement tout peut se prendre, après le Sacrement casque, ni gants, ne furent plus de fête.
LE VRAI BONHEUR (i) Ode
C'est toi saint B que j'invoque,
toi, qui sur le trône papal,
quand un tendre objet te provoque
br.de tonv.. pontifical,
toi qui, plus chaud qu'une fournaise,
pour l'inexorable Farnèse
sent valeureux tes co... vieux;
que dans mes vers le f germe,
silence : je chante le sp..me
qui rend heureux l'homme et les dieux.
(i) Cette note de Bachaumont semblerait désigner l'ode du Vrai Bonheur, qui, en effet, est « très propre à servir de pendant à la fameuse Ode à Priape ».
« Entre les circonstances qui rendent remarquable le concours de cette année pour le prix de poésie de l'Académie française, on en rapporte des plus singulières. Un auteur a eu l'impudence d'envoyer une pièce erotique dans le genre le plus infâme, et très propre à servir de pendant à la fameuse Ode à Priape. M. Duclos, le secrétaire, a été chargé, de la part de la compagnie, de lui écrire une lettre très forte, de lui faire la réprimande qu'il méritait et de lui déclarer que l'Académie voulait bien, par indulgence, ne pas le dénoncer à la police, et lui épargner le châtiment qu'il aurait subi infailliblement ^>. {Mémoires secrets de Bachauinoiit, loc. cit. 299. -19 août 1768.)
La pièce de Robbé est, cependant de beaucoup antérieure à la date fixée par Bachaumont. Elle figure sous celle de 1743 et sous le titre de Le Vray Bonheur, ode, dans le tome XXI du Recueil manuscrit de Maiirepas. (Bibliothèque nationale, fd français, n" 12 646, p. 303-311). — Cf. Itdition Poulet-Malassis, VI-p. 54.
l66 ROBBÉ DE BEAUVESET
Si Brutus, l'honneur du Portique, mit le vrai bien dans la vertu, par lui, dans le moment critique, ce système fut combattu, remis au niveau d'Epicure, de nos maux il vit que la cure dépendoit de la volupté et descendant chez Proserpine
du f vierge de sa p...
scella ce dogme accrédité.
Qu'heureux ceux que Priape honore d'un nerveux membre de dervi par qui, du soir jusqu'à l'aurore trois c... sont quatre fois servis, qu'heureuse la femelle chaude qui, sur une conque ribaude, tient toujours le v.. en arrêt et de qui l'étroit orifice livre passage au sacrifice du f qui coule à longs traits.
Que vois-je? quel visage blême, quel cagot, quel affreux jeûneur, vient ici fronder mon problème et décrier le vrai bonheur?
B , sachez que l'Ecriture
au sectateur de la Nature n'a jamais promis de cyprès.
Je le prouve : si la Sorbonne ne trouve pas ma preuve bonne :
qu'elle se fasse f après.
A votre avis, fut-ce une pomme qui, du lieu de la volupté, précipita le premier homme au centre de l'adversité?
Dans une cause plus sublime puisons la raison de ce crime pour lequel Adam fut maudit :
l'ange l'eût-il frappé du glaive
s'il n'eut refusé de f Eve
dans le terrestre paradis ?
La foudre suit de près le crime et naît de ses exhalaisons, aux attentats de la victime l'enfer allume ses tisons : Adam pèche, tout se révolte, La terre n'offre de récolte que pour d'immenses travaux, de nous la misère s'empare et la mort qui nous en sépare devient le moindre de nos maux.
Quoi ? de larmes votre œil se mouille triste grand-père des humains?
A votre bienheureuse c
portez vos malheureuses mains, c'est elle, qui, dépositaire des délices des cieux sur terre, rendra tous vos sens ébaudis et la femme, consolatrice, a dans le "fond de sa matrice un extrait du vieux paradis.
It)8 ROBBÉ DE BEAUVESET
Adam f..., sa race l'imite, le frère ensemence la sœur, le neveu que la tante excite de son c. se rend possesseur, par l'oncle la nièce abattue
à doublée estf
Là, toutv.. peut f tout c.
les cocus n'en sont pas plus mornes, ils plantent et portent des cornes, heureux temps, te reverra-t-on ?
Quel est ce vieux sous cette tente dont le V.. mollement guindé au jeune c. de sa servante précipite son g... d vidé?
Ah ! ah ! des croyants c'est le père, peste comme son v.. opère, il brave la glace des temps et, comme la verge de l'arche, le sec engin du patriarche reverdit à plus de cent ans.
Qui jetteroit dans ma peinture tout le grotesque de Callot, je tirerois d'après nature l'histoire du bonhomme Lot.
Je peindrois ces filles errantes
exprimant les c dormantes
de leur père de vin noyé
et faisant de leur gaine immonde
la restauration du monde
que le Ciel avoit foudroyé.
Nous arrivons près de Gomorrhe qu'un bitume vengeur brûla, de sa cendre qui fume encore sortent les fils de Loyola.
Mais laissons ces b infâmes
dans leurs antiphysiques flammes labourer le champ de Ta.. s, que le diable en rut les chevauche, eux, que cette affreuse débauche rend les ennemis de Vénus.
De Samson la force invincible n'étoit pas où nous le croyons et sa chevelure terrible
étoit les poils de ses c
C'est d'eux que sa vigueur émane
lorsque du philistin profane
il abat l'orgueil criminel
ou lorsque sa vengeance immole
l'adorateur avec l'idole
sous les débris de son autel.
Paré de sa royale écharpe, David par ses sons me ravit, mais s'il touche si bien la harpe il joue encore mieux du v.., je m'en rapporte à Bethsabée dont la matrice est imbibée
du sacré f de son roi
ou bien à la Michol f
pour prix d'une tête abattue qui des Juifs avoit fait l'effroi.
lyo ROBBE DE BEAUVESET
Fils de Jessé, ta digne race suit scrupuleusement tes pas :
Thamar que son frère terrasse en vain s'échappe de ses bras, ouvre, trop timide vestale, un champ libre au v.. qu'il étale, laisse assouvir sa passion, la volupté qu'il se propose devient pour lui l'apothéose d'une incestueuse action.
Absalon, tout brillant de gloire, dans son conquérant attirail f..., pour marque de sa victoire, de son père le beau sérail, et Sulamite et concubines tout passe par son étamine,
ardent f , vaillant guerrier,
son V.. peut, avec son tonnerre, et de l'amour et de la guerre il ceint le myrte et le laurier.
Mais, voyons la sagesse même, Salomon, ce roi glorieux qui, de l'énigme et de l'emblème perce le sens mystérieux, qui, du point primitif où l'aube commence à blanchir notre globe jusqu'aux lieux où la nuit s'étend, vit les rois de chaque contrée rendre à sa sagesse éclairée l'hommage le plus éclatant.
Reine de Saba, passez outre, que venez vous chercher ici ?
Venez-vous donc vous faire f
parle monarque que voici?
Je crains pour vous la catastrophe
et que ce f philosophe
n'endoctrine aussi votre c Mais non, votre nez plat et large,
loin de l'induire à la d ge
fait pâlir son v.. rubicond.
Tandis que la princesse admire l'ordre qui règne dans ces lieux, je vais dans le f..toir du sire porter mes pas audacieux.
O c, ô m. .te, ô cuisses fermes, vous faites bouillonner mon s... me comme l'océan en courroux, dives beautés que j'idolâtre, adieu, je crains qu'on ne me châtre, si l'on me trouvoit avec vous.
Vous êtes donc le bien suprême,
incomparable volupté,
vous êtes ma loi, mon système ;
sans vous point de félicité,
que nouveau Job Satan m'assaille,
qu'il me réduise sur la paille,
pourvu que mon v.. reste sain
et que mes c soient dociles,
je m'en f...., comme des conciles ou du Consistoire romain.
EPIGRAMME
Un vieux, non loin de la décrépitude, se confessoit d'avoir, sur son châlit, commis d'Onan le lubrique délit dont il ne peut rompre encor l'habitude.
— Et depuis quand, lui dit le confesseur, avec vos doigts avez-vous ce commerce ?
— Las, près d'un siècle a, reprit le pécheur, passé sur moi depuis que je l'exerce,
— Mais, mon ami, repart le Révérend, que le propos de l'octogénaire outre :
dans quaire jours vous allez expirant, quel âge donc attendez-vous pour f..tre?
EPIGRAMME
Certain jésuite, athlète aussi vaillant en fait de foi que zélé pédagogue à Rome, un jour, fut surpris travaillant certain giton, enfant de synagogue,
— Qu'as-tu fait là ? dit un père conscrit, qui, par un trou, s'aperçut du mystère.
— J'en ai donné dans le cl, dit le père, à l'ennemi du nom de Jésus Christ.
EPIGRAMME
Certains Flamands, dans leurs farces tragiques,
de l'Homme-Dieu jouaient la passion
au naturel et de ce Dieu comique
jusqu'à la croix conduisoient l'action
dont il advint que, chez Caïphe, un drôle
qui haïssoit l'acteur du premier rôle,
d'un fier soufflet appliqué rudement
colaphisa le rédempteur flamand
qui, de respect manquant chez le grand prêtre
à ce coup là lui dit : — Bougre de traître,
je ne dis mot, mais de par la corbleu,
tu n'auras pas toujours à faire à Dieu.
LE CARNAVAL DE VENISE Conte
Vive Venise, au temps du carnaval mari resserre alors son front d'humeur jalouse et Dieu sait si d'hymen l'entreprenant rival
perd là son temps près d'une jeune épouse.
Dans la cité que protège saint Marc dès que la liberté plénière par ordre du sénat a planté la bannière
le fier Amour, de son redoutable arc
tire à tout rompre et frappe à droite, à gauche,
il règne alors un rut universel
et l'on f voit la lascive débauche
assaisonner les plaisirs au gros sel, dès qu'une fois la bachique énergie dans un repas a saisi les esprits.
On parle alors la langue de Cypris telle qu'elle est, dans cette liturgie, que nous dressa l'apôtre l'Aretin, phrases gaillardes offrent sa beauté nue, l'italien ainsi que le latin n'admit jamais française retenue.
Or il advint, dans un de ces festins d'où l'on bannit la pudeur et la gêne qui se donnoit chez l'envoyé de Gênes, qu'on agita savoir qui les destins traitoient le mieux en outils priapiques de France ou bien des pays italiques?
Sur ce point là, comme sur la valeur, chacun prétend emporter l'avantage :
— Tout est gascon en fait d'amoureuses chaleurs
aussi bien qu'en fait de courage.
Notre Génois soutenoit hautement qu'on ne voyoit autre part d'instrument si bien monté qu'en terres ultramontaines. Mais le Français, d'une fierté hautaine, à sa patrie osoit donner le prix.
— Eh ! Messieurs, à quoi bon cette dispute vaine? dit alors un nonnain du couvent de Cypris,
pour décider cette querelle et soutenir ses droits, que chaque nation
nomme à l'instant son champion, Aloisia, judicieuse et belle, adjugera la couronne au ribaud
qui le portera le plus beau, et la plus courte des deux lames *
du bal, demain, régalera nos dames.
Chacun souscrit aux lois de ce cartel.
L'italien prend pour son prototype le fier Génois; Nangis, ce beau mortel que la Grèce eût régalé d'un autel, de nos chouards français est nommé l'archétype, et l'intérêt des deux peuples rivaux est mis aux mains de ces braves ribauds, telle l'antique Rome aux trois frères Horace commit ses droits contre les Curiace ;
et pour que chaque prétendant pussent tirer bon parti de leurs armes chaque vénitienne aux yeux des contendants étale à nu tout ce qu'elle a de charmes. Jamais au fameux mont Ida le beau Paris qui décida la querelle des trois déesses à la fois n'avoit vu briller tant de beautés.
Là ce sont des tétons, blancs, fermes, bien plantés, là ce sont d'adorables fesses, l'œil erre ici sur des chutes de reins à changer une v..ge en vrai serpent d'airain,
ici des colonnes d'albâtre portent ce sanctuaire en tous temps ombragé où Salomon, le sage et l'idolâtre,
offroit son encens partagé.
Chaque beauté, variant sa posture, semble multiplier les dons de la nature.
Que l'on m'amène un saint victorieux, de l'empire des sens on nous soumit la pomme, je cède à qui voudra mon tabouret aux cieux s'il ne recotivre pas dans l'instant son vieil homme
et qui pourroit tenir en voyant tant d'appas? aussi nos deux héros ne tardèrent-ils pas à se montrer en posture décente, tous deux, devant les experts féminins qui sur les lieux viennent faire leur descente, étalent la fierté de leurs riches engins.
L'œil en suspens d'abord ne sauroit mettre de différence entre leur diamètre, nos deux superbes coqs montrent même grandeur et l'on éprouve au tact une égale raideur : un pied va décider la dispute fatale.
On l'applique à chacun, mais chaque prétendant
remplissant la mesure égale, fait du juge coiffé l'âne de Buridan.
Par la femelle présidant
la farce alloit être appointée, quand l'envoyé génois, maître de ce logis,
fixant sa prunelle pointée
sur les appas du beau Nangis :
deux lignes à l'instant vont accroître sa lame. Albe triomphe alors et le pauvre Français
avec dépens perd son procès mais le brave Génois, par une grandeur d'âme
peu commune en ce siècle-ci,
au français adjuge la palme [Rome à son tour triomphe et rentre dans le calme mais Albe veut savoir la raison de ceci] — Vous l'emportez, Français, dit le brave vaincu : onze pouces de roi, surmontés d'une ligne, voilà ce que jamais n'ai tiré de mon cru,
mais d'un César vos charmes dignes m'ont fait sortir ces deux lignes du cl. Après ce prononcé, nul ne resta perplexe,
l'ambassadeur génois du bal paya l'apprêt, Nangis fut couronné, croyez que le beau sexe ne fut pas le dernier à souscrire à l'arrêt. J'ai pourtant vu des gens de judiciaire sûre critiquer du génois ce jugement flatteur : — Suivant la loi, dit-on, la plus riche mesure devoit avoir la pomme. — Oui, mais qu'on se figure que de tout l'excédent Nangis étoit l'auteur :
voudroit-on que la créature
l'emportât sur le Créateur ?
Suite d'un conte dont le commencement a été perdu
Ce conte n'est autre que