C. Diagnostic de la cause
Cj. Paralysies périphériques.
En certains cas ce diagnostic s'impose, c'est le cas :
a) Des paralysies d'origine traumatique ; elles succèdent à un traumatisme violent, à une intervention chirurgicale portant sur la parotide ou le conduit auditif, à une fracture du rocher.
b) De la paralysie obstétricale, se manifestant par l'absence d'expression du visage, la déviation de la face lors d'un cri ou de pleurs chez un enfant qui a été accouché au forceps.
c) Des paralysies consécutives à des lésions locales : otites, ostéites, parotidites, tumeurs de la parotide.
d) Dans la paralysie faciale du tétanos, le trismus est constant et peut être plus accentué du côté paralysé, et le plus souvent les contractures envahissent progressivement les autres muscles du
corps ; la dysphagie est très fréquente et parfois très intense ; les troubles respiratoires sont d'intensité variable, depuis la simple gêne respiratoire jusqu'à la suiîocation ; il y a eu d'ordinaire une blessure du côté où siège la paralysie.
e) En dehors de ces cas, que Ton admette ou non l'influence prépondérante de l'hérédité névropathique comme cause prédisposante, on se rappellera que la cause occasionnelle la plus fréquente de la paralysie périphérique est le froid, c'est-à-dire : paralysie rhumatismale ou a frigore.
Co. Paralysies centrales.
La paralysie isolée du facial d'origine centrale est exceptionnelle dans l'hémorrhagie et le ramollissement cérébral, on pensera donc de préférence à une néoplasie et en particulier à une production syphilitique ; on recherchera donc avec soin les stigmates ordinaires de cette affection.
C3, Paralysies hystériques.
Elles ressemblent le plus souvent aux paralysies d'origine centrale, le facial inférieur est ordinairement seul intéressé ; elles sont légères, fugaces, presque toujours accompagnées d'anesthésie et de spasmes musculaires du côté opposé.
Les autres causes de paralysie faciale (tabès, diabète, goutte, diphtérie, etc.) sont beaucoup plus rares ; le diagnostic ne pourra se faire que par la constation des signes ordinaires de ces affections.
VL Traîtenienf.
A. CniRURrricAL.
à) Supprimer, s'il y a lieu, l'agent compressif (tumeur^ abcès, esquille, cal vicieux^ exostose, etc.) ou irritatif (otite, ostéite, etc.).
b) Suture des deux bouts du nerf, s'il y a section.