V. Diag-nostie
A. De LA PARALYSIE FACIALE.
Il est ordinairement facile. On éliminera facilement Yhémiatrophie faciale, les déformations du maxillaire, la fluxion dentaire, les rétractions cicatricielles de la face. On reconnaîtra le côté paralysé en faisant rire ou parler le malade.
a) Tic convulsif de la face.
Il ressemble un peu à la paralysie avec contracture spasmodique, mais dans la paralysie les secousses apparaissent dans une moitié du visage antérieurement paralysée.
b) Hémispasme glosso-labié.
11 est presque toujours hystérique (stigmates). Il y a déviation excessive de la langue qui est animée de secousses fibrillaires.
c) Paralysie lahio-glosso-laryngée et diplégie faciale.
La mimique est presque toujours conservée. Les troubles de la respiration, de la déglutition, de la phonation sont prédominants.
d) Paralysie pseudo-bulbaire.
Début habituel brusque par attaque apoplectique.
Réflexes conservés.
Pas d'atrophie musculaire.
Affaiblissement des fonctions cérébrales.
B. Diagnostic du siège.
a) Paralysie d'origine cérébrale.
Elle s'accompagne le plus souvent d'hémiplégie vulgaire du même côté.
Elle respecte toujours l'orbiculaire des paupières^ car elle n'atteint que le facial inférieur.
Les mouvements réflexes sont conservés.
Les contractions faradiques sont intactes.
La réaction à la pilocarpine est identique des deux côtés.
La contracture secondaire est très rare.
Dans la paral3^sie d'origine corticale, l'hémiplégie est moins complète, limitée au bras ou accompagnée d'aphasie.
b) Paralysie hulbo-protubérantielle.
a. Quand le nerf est touché à la partie inférointerne du pédoncule cérébral, la paralysie faciale est accompagnée de paralysie des membres et de XII du même côté, et de paralysie de l'oculomoteur commun du côté opposé {syndrome de Weber).
p. Quand le nerf est touché au niveau de ses noyaux ou à sa sortie du bulbe au-dessous du pédoncul cérébral, la paralysie faciale est ordinairement associée à une hémiplégie croisée de l'autre côté du corps {paralysie alterne du Gïibler) et à la paralysie de l'oculo-moteur externe opposé.
c) Paralysies périphériques.
Elles sont ordinairement totales, c'est-à-dire étendues aux faciaux inférieur et supérieur, souvent précédées ou accompagnées de douleurs dans les régions paralysées ; elles abolissent complètement la mimique, suppriment les réflexes, retardent la réaction sudorale.
a. Une lésion à la partie supérieure du canal de Fallope paralyserait le voile du palais par l'intermédiaire du nerf vidien et du ganglion de Meckel qui innerveraient, d'après certains auteurs, l'élévateur du palais et de la luette et donneraient à la langue des fibres gustatives.
Une lésion au-delà de ce point laisserait le voile du palais intact.
Pour Lermoyez, la paralysie du nerf facial ne
pourrait s'accompagner d'une paralysie du voile du palais que s'il y avait paralysie concomittantc du vago-spinal (v. Nerf facial. Physiologie.)
p. Une lésion portant immédiatement après son entrée dans le canal de Fallope, avant le ganglion géniculé, causera de Vhyperacousie, car l6 ganglion géniculé donne une branche tympanique destinée au stapédius et au muscle fixateur du tympan.
y. Une lésion entre le ganglion géniculé et l'origine de la corde du tympan, c'est-à-dire 8 à 9 millimètres avant sa sortie du trou stylo-mastoïdien, causera Y altération ou rabolitio7i du goût dans la moitié antérieure de la langue et de la sécheresse de la bouche, car la corde du tympan fournit des filets à la glande sous-maxillaire et des filets gustatifs.
8. Au niveau du trou stylo-mastoïdien ou au delà, une lésion donnera lieu à une paralysie de la moitié de la figure, sans aucun des phénomènes sus-énumérés.