PARALYSIES DES NERFS MOTEURS DE L (EIL 21D
Restent deux derniers groupes qui ne peuvent rentrer dans ce cadre.
Ophtalmoplégies névrosiques.
Hystérie. — Il y aurait seulement paralysie des mouvements volontaires, les mouvements réflexes étant conservés.
Goitre exophtalmique. — Avec diverses combinaisons — souvent l'ophtalmoplégie est purement mécanique.
Ophtalmoplégies congénitales.
Il y a là diverses lésions : tantôt lésions nucléaires congénitales : tantôt défaut de développement des noyaux. On a vu du ptosis congénital.
Il peut y avoir simplement absence des muscles non développés.
Nous devons, en terminant, mettre en évidence le rôle capital de deux affections comme causes prépondérantes de paralysies oculaires motrices : syphilis et tahes.
La SYPHILIS existe dans 6 p. 100 des cas, qu'elle intéresse les noyaux, les troncs nerveux, ou qu'elle intervienne par compression (gomme, exostose). Il faut donc systématiquement chercher la syphilis, d'autant plus que le tabès, la seconde cause fréquente, est le plus souvent, sinon toujours, d'origine syphilitique.
La syphilis intéresse presque toujours la troisième paire (60 p. 100), souvent la sixième (30 p. 100), rarement la quatrième.
Elle peut se manifesler sous forme de ptosis isolé, de mydriase. Cette dernière est incurable et il ne faut pas la confondre avec celle du tabès qui est souvent éphémère.
Le Tabès, enfin, entraîne deux espèces absolument différentes de paralysies oculaires.
Paralysies précoces. — Isolées, mydriase ou au contraire myosis très accentué ; paralysies fugaces, incomplètes, mobiles, récidivantes.
Ces paralysies précoces du tabès réclament la majo-
rite des cas prétendus rhumatismaux où l'on confondait les douleurs fulgurantes avec les névralgies, et où l'on était trompé par ce fait que la paralysie évolue par attaques successives. Rechercher le signe de Westphal, le signe d'Argyl-Robertson, les troubles urinaires, etc. Paralysies tardives. — Définitives et incurables.
Bibliographie : Gruveilhier — Sappey — Tksïut — Poirier — Tillaux SÉBiLEAU — Kuss et DuvAL — Landois.
Considérations générales.
Les muscles masticateurs forment chez l'homme un ensemble de quatre muscles dont trois présentent des fibres à direction verticale, et le dernier, des fibres à direction horizontale. Les trois premiers sont : le masséter, le temporal, le ptérygoïdien interne ; le dernier est le ptérygoïdien externe. Ces muscles ne sont pas très développés chez l'homme, où la mâchoire n'offre que des mouvements d'abaissement et d'élévation. Il sont bien plus importants chez les vertébrés supérieurs ; leur développement est en rapport avec les dispositions de l'articulation temporo-maxillaire. Ils forment une masse unique, non différenciée, chez les vertébrés inférieurs.
Dissection.
Nous étudierons les muscles masticateurs en procédant par dissection, c'est-à-dire en allant du dehors vers la profondeur.
Pour mettre à nu le premier de ces muscles, le masséter, il faut faire plusieurs incisions et passer par plusieurs plans.
Les incisions faites à la peau se composent de deux incisions horizontales et d'une incision verticale. La première incision horizontale suit Tarcade zygomatique en haut, et a 7 centimètres de longueur ; la seconde longe le bord inférieur du maxillaire inférieur. L'incision verticale réunit les deux précédentes à leur partie postérieure, les coupe perpendiculairement et se trouve située au-devant du conduit auditif externe. Le lambeau est disséqué et recliné en avant. On traverse les couches suivantes :
A. Le tissu cellulaire sous-cutané plus ou moins abondant à ce niveau et permettant à la peau de se mouvoir sur les plans profonds. Il comprend :
a.Enbas,lesinsertions supérieuresdu peaucierducou;
j3. Le canal de Sténon qui se dirige d'arrière en avant ;
Y. L'artère transverse de la face, située à un centimètres environ au-dessus du canal de Sténon ;
0. Les ramifications de la branche cervico-faciale, l'une des branches terminales du nerf facial ;
£. En avant, les risorius de Santorini ; K. Enfin, dans la partie postérieure, le sommet du prolongement antérieur de la parotide.
B. L'aponévrose du masséter.
Cette aponévrose présente une forme quadrilatère, une minceur extrême, une grande résistance. Elle s'insère :
a) En haut, au bord supérieur de l'arcade zygomatique ;
b) En bas, au bord inférieur du maxillaire inférieur;
c) En avant, au bord antérieur de l'apophyse coronoïde et à la face externe du maxillaire ;
d) En arrière, au bord postérieur de la branche montante du maxillaire.