‹ Recueil de questions d'internat (volume 2)Chapitre 126 sur 676 · II. Muscle teoiporal · texte numérisé non relu

II. Muscle teoiporal

Après avoir disséqué l'aponévrose temporale en commençant par le bas et en la relevant pour bien voir en haut les insertions musculaires qui se font sur elle, on met à nu le muscle temporal encore appelé crotaphyte. C'est un muscle rayonné, plus épais en bas qu'en haut, étendu de la fosse temporale à l'apophyse coronoïde.

A. Insertions.

Les insertions supérieures sont de deux ordres : osseuses et aponévrotiques.

a) Insertions supérieures osseuses. La surface osseuse sur laquelle s'insèrent les fibres charnues du temporal est limitée :

a. ^nAaw/,parlaligne courbe temporale inférieure;

p. En bas, par la crête temporale de la grande aile du sphénoïde ;

Par la gouttière osseuse supérieure de la racine transverse de l'apophyse zygomatique ;

Par la crête sus-mastoïdienne;

Y- En avant, par la suture sphéno-malaire que les fibres dépassent un peu en bas, par le sommet de l'apophyse orbitaire externe en haut ;

ô. En arrière, par la ligne courbe de réunion de la crête mastoïdienne et de la ligne temporale inférieure.

Excepté au niveau de la grande aile du sphénoïde où il existe des fibres aponévrotiques, toutes les fibres charnues s'insèrent directement.

h) Insertions supérieures aponévrotiques . Les fibres sont peu importantes et clairsemées. Elles s'insèrent aux deux tiers supérieurs de la face interne de l'aponévrose temporale.

c) Insertions moyennes osseuses, il existe des fibres charnues qui s'insèrent directement sur la face interne du tiers moyen de l'arcade zygomatique.

d) Insertions moyennes tendineuses . D'autres fibres, peu importantes naissent du tendon d'origine du masséter.

Les fibres convergent, à la manièie d'un éventail, de cette quadruple origine et forment un corps musculaire épais qui se dirige vers l'apophyse coronoïde.

La direction des fibres moyennes est verticalement descendante, la direction des fibres antérieures est oblique en bas et en arrière ; celle des fibres postérieures est angulaire, à réflexion au niveau de la gouttière supérieure de l'apophyse transverse de l'arcade zygomatique.

Toutes les fibres se jettent sur un tendon épais. Celles qui viennent de la fosse temporale s'insèrent sur sa face interne ; les autres, moins nombreuses, sur sa face externe, de telle sorte que le muscle a un aspect bipenne.

Le tendon forme une gaine à l'apophyse coronoïde, mais la ligne d'insertion tendineuse sur l'os se fait à différents niveaux.

a. Sur la face interne de l'apophyse, le tendon dépasse la base ;

p. Sur la face externe, le tendon s'insère sur le tiers supérieur seulement;

Y- Su?' le bord postérieur, le tendon descend jusqu'à la moitié antérieure de l'échancrure sigmoïde ;

0. Sur le bord antérieur, le tendon touche l'origine de la ligne oblique interne.

B. Rapports.

1. Dans sa partie supérieure le temporal est en rapport en dehors avec l'aponévrose temporale et l'artère temporale moyenne comprise dans un dédoublement de cette aponévrose ; en dedans avec la fosse temporale dont il est séparé en certains points par l'artère temporale profonde.

2. Dans sa partie inférieure \e, muscle est entre l'arcade zygomatique et le masséter en dehors, le ptérygoïdien externe, le buccinateur, la moitié postérieure de la boule de Bichat en dedans. Son bord postérieur forme un angle obtus ouvert en arrière et légèrement en bas, il se réfléchit sur la gouttière de l'apophyse transverse de Tarcade zygomatique.

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