‹ Recueil de questions d'internat (volume 2)Chapitre 131 sur 676 · C. Anomalies · texte numérisé non relu

C. Anomalies

Les deux faisceaux peuvent conserver leur indépendance. L'un deux peut perdre ses fibres musculaires et rester tendineux. L'un des faisceaux peut s'unir au temporal (Meckel).

D. Aponévrose interptérygoïdienne.

Les deux ptérygoïdiens font partie des rapports antérieurs de la région parotidienne, et particulièrement de l'espace sous-glandulaire antérieur. Ils sont donc, comme nous l'avons vu, plus ou moins directement voisins des organes qui traversent cet espace, savoir : la graisse sous-ptérygoïdienné, l'artère maxillaire interne, les veines maxillaires internes, le nerf maxillaire inférieur et ses branches, le péristaphylin externe.

Ils sont séparés l'un de l'autre par une aponévrose qui est autre chose que la toile celluleuse mince qui enveloppe chacun d'eux. Cette aponévrose s'insère en haut sur l'apophyse vaginale et sur l'épine du sphénoïde ; en bas elle se perd sur le ptérygoïdien interne en avant, sur le maxillaire en arrière.

Son bord interne suit l'aile externe de l'apophyse ptérygoïde ; son bord externe, libre, est falciforme et présente une concavité ouverte en arrière qui forme avec le col du condyle un orifice fibro-osseux par où passent le nerf auriculo-temporal, l'artère et les veines maxillaires internes.

Peut-être les ligaments stylo-pharyngien et stylomaxillaire ne sont-ils que des épaississements de cette aponévrose.

Vaisseaux et nerfs.

1. Artères. — Le masséter reçoit une artère massétérine supérieure et une inférieure. La première est une branche de la maxillaire interne, la seconde vient de la faciale. Le temporal reçoit de nombreuses artères qui viennent de la maxillaire interne (temporale profonde antérieure et temporale profonde postérieure) de là temporale superficielle (temporale profonde moyenne).

2206 QUESTIONS d'inTERNAT

Les muscles ptérygoïdiens reçoivent leurs artères de la maxillaire interne (artère ptérygoïdienne).

2. Les veines répondent aux artères et se jettent dans la veine faciale postérieure ;

3. Les nerfs. — Le masséter est innervé par le nerf massétérin branche du nerf maxillaire inférieur. Ce nerf passe par l'échancrure sigmoïde en même temps que les vaisseaux et pénètre le muscle par sa face profonde. Le temporal reçoit son innervation de trois sources :

a. Le nerf temporal profond antérieur, branche du buccal, branche du nerf maxillaire inférieur ;

p. Le nerf temporal prof ond moyen, branche directe du nerf maxillaire inférieur ;

Y. Le nerf temporal profond postérieur, branche du nerf massétérin, branche lui-même du nerf maxillaire inférieur.

. Le ptérygoïdien interne reçoit son innervation directement du nerf maxillaire inférieur et le ptérygoïdien externe reçoit la sienne du même nerf par l'intermédiaire du buccal.

Comme on le voit l'innervation de tous les muscles masticateurs est sous la dépendance d'un même tronc nerveux : le maxillaire inférieur. Ma

Physiologie .

L Action de chaque muscle.

a. Masséter. — Elévateur de la mâchoire inférieure.

p. Temporal. — Elévateur par ses fibres antérieures et moyennes; rétracteur de la mâchoire par ses fibres postérieures.

Y. Ptérygoïdien interne. — L'action simultanée des deux muscles produit l'élévation, l'action alternative produit la diduclion.

0. Ptérygoïdien externe. — L'action simultanée des deux muscles produit la projection de la mâchoire en avant ; Faction alternative produit des mouvements de diduction et de latéralité.

IL Vue d'ensemble.

Les muscles masticateurs exercent leur action sur

l'articulation temporo-maxillaire et agissent dans cette articulation, à la fois sur les articulations temporoméniscale et ménisco-condylienne.

La synergie musculaire et l'ensemble d'action des différentes fibres qui composent chaque muscle produisent la circumduction, qui est l'acte essentiel du broiement des aliments.

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