‹ Recueil de questions d'internat (volume 2)Chapitre 156 sur 676 · I. L'affection appartient-elle à la parotide · texte numérisé non relu

I. L'affection appartient-elle à la parotide

A. En présence d'une tuméfaction de la région parotidienne on cherchera immédiatement l'origine et le siège de cette tuméfaction. Après avoir tiré de Vinspection tous les renseignements qu'elle peut donner relatifs à la déformation de la région, aux altérations de la peau, on cherchera par la palpation, le pincement de la peau, à se rendre compte de sa souplesse et de son adhérence aux plans profonds. Ce simple examen permettra d'éliminer les affections DES couches superficielles SUS-PAROXmiENNES.

a) Lésions inflammatoires superficielles : furoncle, anthrax, etc.

Kystes sébacés enchâssés dans la peau, arrondis, lisses, indolores, non adhérents à la peau qu'on peut plisser sur eux, avec parfois un point noir au centre.

b) Adénite constituée par de petites glandes dures, douloureuses ou non, roulant sur les parties profondes,

roulant sous la peau; ou trouvera d'ordinaire d'autres ganglions cervicaux engorgés.

c) Lipomes : tumeurs indolores, arrondies, lobulées de consistance pâteuse, pseudo fluctuantes, de développement lent.

d) C anéroïde : tumeur dure, empâtée, ulcérée, saignotante.

e) Tumeurs érectiles molles, incomplètement réductibles, provoquant si elles sont cutanées, une altération spéciale de la coloration de la peau, augmentant de volume et de consistance pendant l'eirort.

f) Kystes séreux simples^ extrêmement rares, présentant les trois caractères suivants : grande mobilité, transparence parfaite et fluctuation franche.

B. Ces causes d'erreur étant éliminées, on pratiquera l'exploration méthodique de la région parotidienne par la palpation du sillon parotidien, le palper bimanuel et la recherche des désordres fonctionnels résultant de la compression ou de la lésion des organes intra ou para-parolidiens.

Pour explorer le sillon parotidien on cherchera à élargir ce sillon en recommandant au malade de porter autant que possible la mâchoire en bas et en avant, manœuvre qui permet en outre d'apprécier les adhérences de la tumeur au maxillaire. Le palper bimanuel est une manœuvre qui a pour but de prendre la glande entre les deux index droit et gauche, l'un appliqué par la bouche sur la paroi latérale du pharynx, l'autre appliqué dans le sillon parotidien.

Ces diverses explorations associées à l'étude des commémoratifs et des troubles fonctionnels concomitants, outre qu'elles permettent d'apprécier le volume, la consistance, la sensibilité, les rapports de la tumeur dont on cherche la nature, amènent parfois à cette conviction que la tumeur VIENT DU VOISINAGE. Il s'agit alors ordinairement :

a) D'une tumeur solide de V orbite ou du naso-pharynx ayant envoyé secondairement un prolongement dans la loge parotidienne. Le diagnostic en est simple, car les malades ont présenté et présentent encore les signes ordinaires d'une tumeur orbitaire (exophtalmie, paralysies oculaires) ou d'une tumeur naso-pharyn-

gienne (coryza, angine, épislaxis, etc.), et la face est déformée d'une façon caractéristique.

b) D'un abcès ostéopathique venu du rocher, du maxillaire, de l'articulation temporo-maxillaire. Le diagnostic, fort délicat, ne peut être tiré que du mode de début, de l'état général, de l'évolution.

Après avoir éliminé rapidement les causes d'erreur précédentes le chirurgien devra penser que la tuméfaction constatée est d' origine parotidienne ; il conviendra alors de rechercher si cette tuméfaction est vraiment une tumeur.

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