‹ Recueil de questions d'internat (volume 2)Chapitre 18 sur 676 · Bans le canal rachidien · texte numérisé non relu

Bans le canal rachidien

a) Rapports des racines entre elles.

a. Rapports avec la moelle. Les racines rachidiennes sont séparées par toute l'épaisseur du cordon latéral de la moelle.

p. Rapports avec les enveloppes de la moelle.

Sur un plan extérieur au cordon latéral de la moelle, les racines sont séparées par le ligament dentelé tapissé par le feuillet viscéral de l'arachnoïde et relié en dedans à la pie-mère médullaire dont il est une dépendance, en dehors à la duremère rachidienne sur laquelle il vient se fixer. Dans la région cervicale supérieure, entre le ligament dentelé et les racines postérieures, se trouvent les racines motrices du nerf spinal, b) Rapports avec les méninges.

La pie-mère s'étale régulièrement sur chaque racine ; l'arachnoïde se comporte de même par son feuillet viscéral. La dure-mère fournit à chaque paire de nerfs rachidiens un prolongement tubulaire en forme de gaine qui accompagne le nerf dans le trou de conjugaison, puis se confond peu à peu avec la gaine conjonctive du nerf. 2. Dans le trou de conjugaison.

La pie-mère fournit une gaine au nerf mixte et forme le névrilème. Le feuillet arachnoïdien viscéral se réfléchit sur la dure-mère et se continue avec le feuillet pariétal en formant une gaine terminée en cul-de-sac. La dure-mère contribue à diviser le trou de conjugaison en deux trous secondaires distincts : le trou antérieur pour la racine antérieure, le trou postérieur pour la racine postérieure. Plus loin, comme nous l'avons dit, elle se confond avec le névrilème.

Par l'intermédiaire des gaines que nous venons d'énumérer, les racines rachidiennes sont en rapport avec les artères radiculaires antérieures et postérieures, avec les veines correspondantes, avec du tissu cellulograisseux, avec le nerf sinuvertébral de Luschka, enfin avec les parois osseuses du trou de conjugaison. Ces parois sont : en avant, les corps et disques vertébraux ; en haut ou en bas les pédicules ; en arrière les apophyses articulaires.

Structure.

A' Racines antérieures.

Les racines antérieures contiennent des fibres que

Stilling évalue à 300,000 environ et dont les externes sont grosses, tandis que les internes (celles qui se rendent aux groupes antéro-internes et postéro-exlernes) sont grêles et fines. Ce sont des fibres à myéline, pourvues d'une gaine de Schwann, qu'elles perdent en entrant dans la moelle. Ces fibres perdent leur myéline un peu avant de rejoindre la cellule dont elles dépendent et présentent à ce niveau un rétrécissement appelé (.( col delà fibre ». Passé ce col elles augmentent de volume jusque dans le prolongement conique de la cellule nerveuse.

Nous avons vu que les fibres antérieures contiennent les fibres qui régissent la motricité du grand sympathique. Elles appartiennent toutes aux fibres centrifuges, n'ont pas de collatérales, si ce n'est le filet récurrent décrit par Ramon y Gajal et signalé plus haut.

B. Racines postérieures.

Elles contiennent des fibres que Stilling évalue à 300,000 environ et sont plus fines^ dans leur ensemble, que les fibres antérieures. Elles se divisent comme elles en fibres grosses et fines et perdent également leur gaine de Schwann en entrant dans la moelle. Elles ont la même structure et appartiennent aux fibres centripètes. Ramon y Cajal a décrit parmi elles des fibres centrifuges et motrices chez les oiseaux, mais n'a pas pu encore les rencontrer chez les mammifères. Toutes ces fibres proviennent des ganglions spinaux.

Page 1