‹ Recueil de questions d'internat (volume 2)Chapitre 196 sur 676 · De ces vésicules · texte numérisé non relu

De ces vésicules

Les unes se flétrissent par résorption du liquide ;

Les autres se rompent et laissent à nu le corps muqueux ;

Les dernières, et c'est le cas le plus fréquent, passent au stade.

. Croûteux.

1 . Formation de croûtes jaunâtres et minces qui ne tardent pas à tomber elles-mêmes. La chute de ces croûtes n'est pas toujours le signe de la fin de la maladie ; elle n'en est souvent que le commencement.

2. La chute des croûtes laisse en effet toujours derrière elle uuetache rouge ou pigmentée assez persistante.

Dans quelques cas même les vésicules recouvrent des ulcérations douloureuses et rebelles, laissant après elles des cicatrices indélébiles. Quand les ulcérations doivent se produire elles sont déjà annoncées au début de l'éruption; les vésicules sont hémorragiques et présentent un aspect ombiliqué. Le teint brunâtre et foncé des vésicules annonce généralement une éruption qui laisse des ulcérations longues à guérir.

3. Dans ce cas la tuméfaction des ganglions est fréquente, b) Phénomènes douloureux.

Ils sont très variables comme intensité et comme durée et sans aucun rapport avec l'éruption. Il n"v a aucune parité entre les phénomènes irritatifs de la peau et V intensité des douleurs névralgiques : les deux termes sont souvent en disproportion complète, l'élément éruptif pouvant être nul et la douleur excessive et réciproquement.

Des phénomènes douloureux, les uns sont superficiels, et consistent en des sensations de cuisson, de prurit, de meurtrissure ayant pour siège unique *les éléments éruptifs ; les autres sont profonds, intermittents, périodiques à caractères nettement névralgiques ; ils prennent la première place dans la symptomatologie de l'affection et peuvent persister longtemps après l'éruption. Leur caractère névralgique est encore nettement affirmé par l'existence des points douloureux de Valleix. Ces points douloureux, lorsqu'il s'agit d\\ zona intercostal, se trouvent situés au niveau de l'émergence des branches perforantes (point axilaire), au niveau de l'émergence de la racine rachidienne postérieure (point vertébral), au niveau de l'épanouissement du nerf intercostal (point médian antérieur).

y. L'éruption, souvent peu douloureuse chez r enfant, l'est par contre habituellement beaucoup chez le vieillard chez lequel elle peut troubler le sommeil, altérer l'appétit, etc.

c) Troubles sensitifs moteurs et trophiques.

a. Les troubles sensitifs objectifs consistent en l'existence des zones à' anesthésie et d' hyper esthésie le plus souvent au niveau même de l'éruption et persistant longtemps après l'éruption.

p. Il y a quelquefois des paralysies musculaires telles que des paralysies des muscles inspirateurs (Potain), des paralysies et des atrophies notamment dans les zonas siégeant au bras ou à la cuisse sur le trajet du sciatique ou du crural.

ZONA 2293

On dit que la névralgie, rèniption, les troubles sensitifs du zoster correspondent à un trajet nerveux^ ceci est vrai quand la névralgie zostériforme est consécutive à une altération accidentelle d'un tronc nerveux. Mais comme Va bien fait remarquer M. Brissaud, il n'en est pas moins vrai que dans un très grand nombre de cas la concordance de Véruption avec un tâ'ajet nerveux n'est qu'une fiction : dans la majorité des cas le zona croise la direction des nerfs intercostaux. Il faut ajouter que Véruption s'étend sur une aire de distribution nerveuse cutanée qui la plupart du temps répond à un minimum de cinq à six paires rachidiennes.

Ce fait a au point de vue paihogénique une importance considérable.

à) Phénomènes généraux.

Minimes, mais quelquefois phénomènes d'embarras gastrique fébrible (38 et 39°).

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