C. Marche et terminaisons
a. Forme aiguë fébrile, évolution rapide en quatre à six jours avec fièvre relativement élevée ; c'est la véritable «fièvre zoster ».
p. Forme commune, banale, apyrétique en quatre jours sans fièvre, les ulcérations consécutives peuvent persister des mois.
Y- Forme chronique qWq ne correspond plus à proprement parler au zona vrai.
m. Variétés de siège.
Tous les nerfs peuvent être atteints, mais la forme thoracique est de beaucoup la plus fréquente et donne 40 p. 100 des cas de zona.
C'est le zona intercostal que nous avons eu surtout en vue dans notre description, nous n'y reviendrons pas ; nous nous contenterons de mentionner les variétés les plus importantes de zona, nous arrêtant seulement un peu à la forme ophtalmique qui présente quelques particularités intéressantes.
A. Zona ophtalmique de la braache supérieure du trijumeau.
a) Les douleurs névralgiques sont constantes elles se manifestent par des douleurs circumorbitaires plus ou moins rebelles.
Ces douleurs sont atroces, insupportables, s'accompagnent de céphalée et présentent des exacerbations spontanées ou sous l'influence des mouvements des paupières.
h) Les -placards èrythémato-vèsiculeux sont irrégulièrement distribués le long des rameaux de la branche supérieure du trijumeau. L'éruption affecte plus souvent qu'ailleurs la forme hémorragique.
a. Nasal : vésicules sur l'aile externe du nerf et la muqueuse pituitaire (coryza).
p. Frontal : vésicules sus-orbitaires, palpébrales, nasales (racine).
T. Lacrymal : sécrétion exagérée de glande lacrymale, épiphora.
0. Ganglion ophtalmique : troubles Irophiques, lésions oculaires.
c) Les lésions oculaires se rencontrent dans 70 p. 100 des cas. Tous les enveloppes de l'œil peuvent être frappées.
a. Conjonctivite. Elle est habituelle et d'ordinaire bénigne, le plus souvent simplement hyperémique ; quelquefois elle aboutit à un chémosis véritable.
P. Cornée. Elle est touchée dans la moitié des cas. La kératite se produit d'ordinaire en pleine éruption, soit du quatrième au huitième jour. Elle se traduit par les signes ordinaires de cette affection : photophobie, hyperémie périkératique, etc. Les ulcérations consécutives sont d'ordinaire superPicielles. Dans des cas d'ailleurs exceptionnels, elles ont pu amener la perforation de la cornée et la fonte purulente de l'œil.
Y- L'/r/^j la rétine sont plus rarement atteints.
3. D'une façon exceptionnelle, on observe des paralysies des muscles moteurs.
ZONA 2295
B. Zona des branches maxillaires supérieure et inférieure.
Vésicules sous-orbitaires (maxillaire supérieur), amygdaliennes et palatines (nerfs palatins), mentonnières (mentonnier), de face interne des joues (dentaire , inférieur).
Rapports fort discutés avec l'herpès labial : identité (Bârensprung), dilîe'rence absolue (Ecole française).
C. Zona occipito-cervical sur le trajet des branches ascendantes du plexus cervical superficiel.
D. Zona cervigo-sus-clavigulaire sur le trajet des branches descendantes du plexus cervical superficiel.
E. Zona cervico-brachial sur le trajet des rameaux du plexus brachial.
F. Zona dorso-abdominal sur le trajet des dernières paires dorsales.
G. Zona lombo- inguinal sur le trajet des branches abdomino-génitales.
H. Zona lombo-fémoral sur le trajet des branches des deuxième, troisième, quatrième paires lombaires.
/. Zona sacro-isghiatique sur le trajet des rameaux cutanés du plexus sacré. Limité aux nerfs honteux internes, il constitue le zona génital (marge de l'anus, scrotum, grandes et petites lèvres, pénis, gland, prépuce).