‹ Recueil de questions d'internat (volume 2)Chapitre 200 sur 676 · Intoxication par l'oxyde de carbone, le plomb, l'arsenic · texte numérisé non relu

Intoxication par l'oxyde de carbone, le plomb, l'arsenic

Pour l'arsenic un médecin de Copenhague a observé que sur 677 malades traités par l'arsenic, la proportion des zonas s'est élevée à2,5 p. 100; elleaurait été nulle pour lesautres.

2. Auto-intoxications des arthritiques, des dyspeptiques, des diabétiques.

p. Souvent le zona s'est développé au cours iS^infections classées : rhumatisme, embarras gas-

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trique (Parrot), pneumonie (Potain), tuberculose (Rendu, Potain, Leudet), grippe, angine herpétique (Brissaud).

Vinfectiositè et la contagiosité du zona onl été en particulier atlîrmées par Trousseau, Landouzy, Erb. On peut en effet observer de petites épidémies sous l'intluence saisonnière. D'autre part, le zona peut frapper plusieurs membres d'une même famille, mais dans ce dernier cas l'affection se manifeste peut-être sous l'intluence de conditions analogues et non par contagion. En faveur de ce zoster essentiel on peut encore invoquer l'immunité conférée habituellement par une première atteinte.

B. Pathogénie.

a) Quoi qu'il en soit il semble bien que si dans nombre de cas le zona se présente et évolue comme l'expression S}' mptomatique d'une lésion primitivement et détinitivement locale, dans d'autres il apparaît comme une maladie générale autonome analogue aux fièvres éruptives (fièvre zoster) ou comme la manifestation locale d'une infection ou d'une intoxication générale.

h) Un point reste à élucider. Quel est le siège de la lésion causale du zona ? A ce point vue, bien des hypothèses ont été émises en l'absence de constatations anatomo-pathologiques précises, trois seulement sont à retenir : origine spinale, origine ganglionnaire, origine périphérique du zona. Elles semblent répondre toutes trois aux cas particuliers au sujet desquels elles ont été émises.

a, h'origijie périphérique paraît évidente dans les cas de zona succédant à un traumatisme local ou à une affection osseuse du voisinage, elle paraît encore s'appliquera un certain nombre de zonas de cause générale (tuberculose, pneumonie, etc.). Pour M. Rendu le zona est un équivalent de névrite, c'est un syndrome à étiologie complexe.

\>. L'origine gajiglionnaire semble répondre aux formes ordinaires de l'herpès zostériforme, dans lesquelles les troubles sensitifs et trophiques sont

répartis exclusivement sur le territoire périphérique de ces ganglions, c'est-à-dire sur des trajets nerveux connus.

Y- \J origine spinale. C'est le grand mérite de M. Brissaud de l'avoir établie sans contestation possible. Le zona correspond alors à la lésion d'un neurone spinal. Les troubles sènsitivo-trophiques sont répartis sur une zone oblique par rapport à celle des nerfs intercostaux, zone répondant à la distribution périphérique des fibres du neurone après leur traversée ganglionnaire.

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