‹ Recueil de questions d'internat (volume 2)Chapitre 210 sur 676 · Abcès rétro-pliaryngiens · texte numérisé non relu

Abcès rétro-pliaryngiens

3. Lésions du naso-pharynx (amygdalites, végétations adénoïdes).

Y. Par tumeurs du cou agissant :

1. Soit par leur poids déplaçant le centre de gravité de la tète ;

2. Soit en soulevant ou distendant le sternomastoïdien ou le trapèze ;

3. Soit en irritant ces muscles et provoquant une contraction réflexe.

0. Par fièvres éruptives ou infectieuses (rougeole, scarlatine, diphtérie, érysipèle).

£. Par affections nerveuses (méningites cérébrales ou spinales, hémorrhagies cérébrales ou cérébelleuses).

Ç. Par affections oculaires caractérisées par de la photophobie et de la diplopie.

Il faut rappeler ici l'opinion de Maubrac qui pense qu'il existerait des connexions intra-cérébrales entre les centres des nerfs moteurs de l'œil et le spinal, connexions, qui expliqueraient la déviation conjuguée de la tête et des yeux dans certaines affections.

TQ. Par affections auriculaires agissant :

Soit d'une façon réflexe (complications méningées ou cérébrales).

Soit par inflammation propagée (propagation de l'inflammation aux tissus et organes voisins).

c) Torticolis articulaire ou osseux.

Cl) Aigu.

a. Les torticolis aigus rhumatismaux sont d'origine articulaire. « Si l'affection prend l'apparence musculaire, c'est parce que le patient s'efforce d'immobiliser les articulations malades et que la contracture des muscles masque le siège articulaire de la maladie, sans compter que les muscles peuvent eux-mêmes devenir douloureux et se contracter si l'aflec-

tion articulaire se prolonge et passe à la chronicité, » (A. Robin).

p. Les maladies infectieuses (érysipèle, fièvre typhoïde, fièvres intermittentes, grippe, diphtérie, scarlatine) peuvent provoquer des arthrites vertébrales cervicales se manifestant par du torticolis.

Cj) Chronique.

K. Rhumatisme chronique.

Le torticolis postérieur de Delore dépend souvent d'une polyarthrite vertébrale chronique d'origine rhumatismale.

i3. Mal de Pott sous -occipital.

Y. Rarement ostéite syphilitique des vertèbres cervicales supérieures.

ô. Torticolis d'origine rachitique par ramollissement osseux, affaiblissement des ligaments et des muscles.

d) Torticolis nerveux.

a. Quelques torticolis aigus sont nettement sous la dépendance d'aflections nerveuses centrales ou périphériques (tumeurs, névrites).

p. Il est une forme spéciale de torticolis nerveux caractérisée par des spasmes toniques ou cloniques des muscles du cou ou de la tête ; c'est le torticolis spasmodique ou par action dynamique (Tillaux).

Sa pathogénie est très discutée :

Pour les uns, origine centralcy arguments : coexistence avec autres affections cérébrales, parlois efficacité du traitement syphilitique.

Pour d'autres, origine bulbaire, arguments : coexistence de crampes d'autres muscles innervés par des nerfs bulbaires.

Pour d'autres, origijie périphérique^ affection du spinal, mais les groupes musculaires frappés ne dépendent pas tous du spinal.

Pour d'autres, origine musculaire (Tillaux), il

résulterait d'un défaut de synergie et d'équilibre entre les muscles des deux côtés.

Pour les derniers (Brissaud), origine mentale, trouble uniquement psychique consistant dans une inhibition localisée de la volonté, d'où un mouvement convulsif irrésistible.

On voit que l'accord est loin d'exister entre les auteurs, et il est probable que chacune de ces explications est bonne pour les cas à roccasion desquels elles ont été formulées.

T. Tl faut enfln mentionner une forme rare de torticolis paralytique par le'sions du spinal ou des branches du plexus cervical et branchial.

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