‹ Recueil de questions d'internat (volume 2)Chapitre 260 sur 676 · IV. Pathologie. Tuberculose du testicule · texte numérisé non relu

IV. Pathologie. Tuberculose du testicule

Biblios^rapliie : Sappey. — Tillaux. — Poirier. — Testut. — Sébileau. BuU. Soc. Anat., 1888 — Gérard Marchand. Dict. Jaccoiid. — Charpy. Anatomie humaine.

Considérations générales.

Tous les muscles, tous les vaisseaux, tous les nerfs de la région antérieure du cou, le corps thyroïde, la trachée et l'œsophage, sont enveloppés chacun d'une gaine fibro-celluleuse plus ou moins dense qui se continue avec les gaines voisines et dont l'ensemble est disposé autour d'un centre qui est le fascia cervicalis d'Allan Burns, et se continue avec le tissu cellulaire ou les aponévroses de la poitrine (Velpeau). Ce système de gaines constitue les aponévroses du cou.

Caractères particuliers des aponévroses du cou.

Ce sont des lames fibreuses qui revêtent les attributs propres aux aponévroses des muscles larges. Elles se distinguent par leur minceur, leur demi-transparence, leur adhérence assez intime aux plans musculaires sous-jacents et par leur aspect d'un blanc terne, contrastant avec l'aspect nacré des aponévroses des membres (Sappey). Ces aponévroses sont constituées par des membranes conjonctives, les unes vraiment fibreuses, les autres lamelleuses qui enveloppent les organes de la région.

DéA eloppenient .

Les muscles, vaisseaux, nerfs et organes du cou précèdent dans leur développement l'apparition des aponévroses, qui ne sont, au début, que du tissu interstitiel moulé sur les organes qu'il recouvre, et difTérencié peu à peu en se perfectionnant pour aboutir à la formation de véritables lames conjonctives. C'est pour cette raison qu'il est préférable, pour la dissection des aponévroses du cou, de choisir un

sujet maigre et un peu avancé en âge, parce que c'est chez lui qu'on aura le plus de chances de rencontrer des fascias denses et des aponévroses fortes (Luschka).

En embryologie, la première disposition connue est la séparation du cou en région ventrale et région dorsale. Cette séparation est due à une cloison fibreuse étendue entre les apophyses transverses des vertèbres cervicales et le méplat qui sépare les muscles trapèze et sterno-cléido-mastoïdien ; elle divise le cou en deux régions distinctes et nous allons tour à tour étudier les aponévroses de chacune de ces régions.

Discussion.

L'aponévrose cervicale est une espèce de prolée anatomique qui se présente avec une forme nouvelle sous la plume de chacun de ceux qui ont tenté de la décrire (Malgaigne). Chaque description, depuis celle d'AUan Burns (1811) jusqu'à celle de Poulsen (1893)^ est en effet différente de la précédente, et il semble, comme le disait Blandin, que tous les anatomistes, à l'envi, se soient servi de scalpels sous lesquels le tissu cellulaire s'est transformé en aponévroses. Néanmoins, toute l'école française, à quelques détails près, a compris les aponévroses du cou à peu près de la même façon, et c'est sa façon de voir que nous allons tenter de reproduire.

Description.

Nous décrirons les unes après les autres les aponévroses de la région antérieure du cou et les aponévroses de la nuque.

Page 1