‹ Recueil de questions d'internat (volume 2)Chapitre 261 sur 676 · I. Région antérieure du cou · texte numérisé non relu

I. Région antérieure du cou

A. Vue d'ensemble. — Les aponévroses, nous le savons, sont ordonnées d'après les muscles et les organes. Or, ici nous trouvons, en allant de la superficie vers la profondeur, trois couches de muscles : une couche superfici^le comprenant les muscles sternocléido-mastoïdiens, une couche moyenne comprenant les muscles sous-hyoïdiens, une couche profonde comprenant les muscles prévertébraux. Nous aurons donc naturellement trois aponévroses cervicales : superficielle, moyenne et profonde. En outre, il existe, entre les aponévroses moyenne et profonde, des organes(corpsthy-

roïde, trachée, œsophage), des vaisseaux et nerfs (carotide primitive, jugulaire interne, pneumo-gastrique), pourvus d'une gaine vasculo-viscérale : c'est la gaine que Sébileau appelle V aponévrose transversale du cou.

B. Aponévrose cervicale superficielle. — Placée immédiatement sous la peau et le peaucier, elle entoure le cou à la façon dun demi-cylindre antérieur qui se continue en arrière avec un demi-cylindre postérieur sans démarcation. Dans son ensemble, cette aponévrose doit être considérée comme une gaine destinée aux muscles sterno-mastoïdiens et trapèzes, qui, comme l'a montré Gegenbaur, étaient primitivement un seul et même muscle, et qui possèdent encore la même innervation, des insertions supérieures confondues, un intervalle de séparation quelquefois nul, quelquefois comblé par le muscle cléido-occipital. Il est donc difficile ici de diviser l'étude de cette aponévrose en deux régions, puisque le manchon conjonctif se continue tout autour du cou ; il est indispensable de décrire cette aponévrose dans son ensemble.

a) Insertions supérieures. — Elles se font sur le crâne au niveau de la protubérance et de la ligne courbe occipitales, et sur la mastoïde aux points d'insertion des musclestrapèzeetsterno-mastoïdien. Sur la face l'insertion est en zigzag, et, partie de la portion cartilagineuse du conduit auditif externe, elle aboutit à la symphyse mentonnière après s'être attachée au tubercule zygomatique,à l'aponévrose massétérine et au bord inférieur du maxillaire.

b) Insertions inférieures. — Les insertions sont d'avant en arrière, la fourchette sternale, le bord antérieur de la clavicule, l'acromion, l'épine de l'omoplate.

c) Insertions postérieures. — L'aponévrose céréale superficielle s'attache en arrière au ligament cervical postérieur qui s'attache lui-même aux apophyses épineuses cervicales.

d) Insertions antérieures . — Les fibres se continuent de droite à gauche sans entre-croisement, sans raphé ; la lame demeure homogène (Gharpy).

Tl existe une insertion transversale sur la crête de la face antérieure de l'os hyoïde et sur le sommet de l'apophyse slyloïde. L'existence de cette lame transversale assure la division nette des régions sus et sous-hyoïdienne et marque la limite nette de la tête et du cou, car l'os hyoïde, les muscles sus-hyoïdiens innervés par des nerfs crâniens, les glandes sous-maxillaire et parotide font anatomiquement partie de la tête.

e) Sur /ace extérieure. — Elle est en rapport avec la peau, le peaucier, et certains organes compris dans un dédoublement du fasciasuperficialis, entre autres la veine jugulaire externe et les nerfs cutanés. Le peaucier est compris lui aussi dans un dédoublement du fascia superficialis et constitue une aponévrose active ayant pour but de lutter contre la pression atmosphérique par sa tonicité, et d'élargir les vaisseaux du cou par sa conlractilité. Partout où il existe, l'aponévrose est très mince au-dessous de lui (Foltz).

f) Surface intérieure. — Elle répond aux organes du cou ; c'est d'elle que partent des prolongements conjonctifs dont le plus important est celui qui, parti du méplat inter-trapézo sterno-mastoïdien, se continue avec la gaine des scalènes pour s'insérer aux tubercules des apophyses transverses. Ce prolongement forme une lame dirigée en arrière et en dehors, et divise la région cervicale en ses deux régions antérieure et postérieure.

Rapports de l'aponévrose superficielle avec les organes de la region antérieure du cou.

1. Aponévrose sterno-mastoidienne. — L'aponévrose cervicale superficielle se dédouble au niveau du muscle slerno-cléido-mastoïdien et lui forme une gaine complète. Le feuillet superficiel de cette gaine est plus résistant que le feuillet profond. Toute la partie de la gaine située au-dessus du peaucier du cou est épaisse et forte. La présence du peaucier un peu plus bas rend la présence de l'aponévrose inutile, et celle ci devient mince. En haut, l'aponévrose se fixe au fascia superlicialis

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de la peau mastoïdienne par de forles travées. Les nerfs du plexus cervical superficiel se rélléchissentsur le bord postérieur de la gaine du sterno-mastoïdlen. La veine jugulaire externe, d'abord sous-aponévrotique, devient inlra-aponévrotique dès qu'elle côtoie le bord antérieur du muscle; puis ne tarde pas à devenir sous-cutanée pour retraverser l'aponévrose dans la région sus-claviculaire.

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