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La collatérale interne de Vindex

e) Une cinciuième artère digitale existe parfois à titre de collatérale de l'arcade superficielle. C'est le tronc commun de la collatérale externe de Vindex et de la collalérale ijiterne du pouce. Mais cette artère provient le plus souvent soit de rarcadepalmaireprolonde, soit de la première interosseuse postérieure.

Y' Anastomoses. — Au niveau du bord inférieur du ligament transverse superficiel, chaque artère digitale reçoit un rameau anastomotique qui provient de l'artère interosseuse antérieure correspondante, placée audessous d'elle. Celte anastomose est très grêle, mais quelquelois elle devient suffisamment volumineuse pour que ce soit, par son intermédiaire, Yinterosseuse antérieure qui fournisse les collatérales des doigts correspondants. Au niveau du point où elle se bifurque, c'està-dire un peu plus bas que précédemment, chaque artère digitale reçoit en outre la perforante inférieure que nous étudierons avec le réseau artériel dorsal delà main. En outre il existe deux anastomoses moins importantes : la première part de la quatrième digitale et se jette dans la collatérale interne du pouce ; la seconde,

partie d'un tronc commun avec la précédente, aboutit dans le tronc commun de la collatérale interne du pouce et externe de l'index. C'est cette dernière anastomose qui constitue la cinquième digitale, lorsqu'elle existe. Artères collatérales des doigts. — Elles sont aunombre de deux pour chaque doigt; une branche interne et une branche externe. Elles cheminent de chaque côté de la gaine des tendons fléchisseurs en envoyant de nombreux rameaux qui s'anastomosent entre eux, aux parties molles des faces palmaire et dorsale des doigts. Au niveau de la partie moyenne de la dernière phalange, les collatérales s'anastomosent en formant une arcade à convexité dirigée vers l'extrémité du doigt. Delà convexité de cette arcade partent de nombreux ramuscules pour la pulpe du doigt et pour sa partie sous-unguéale.

B. Arcade palmaire profonde. — Cette arcade résulte de l'anastomose par inosculation de l'artère radiale et de la cubito-palmaire. L'artère radiale, après avoir contourné le radius, s'applique successivement contre le ligament latéral externe de l'articulation radio-carpienne et contre la face dorsale des deux premiers os du carpe, le scaphoïde et le trapèze. Elle traverse obliquement la partie inférieure de la tabatière anatomique en passant au-dessous des tendons du long abducteur, court extenseur et long extenseur du pouce, perfore le premier interosseux dorsal de la main et apparaît à la face palmaire de celle-ci. L'artère cubito-palmaire se détache de la cubitale au niveau du pisiforme, plonge au milieu de la masse musculaire qui constitue l'éminence hypothénar, fournit quelques ramuscules à l'adducteur, au court fléchisseur et à l'opposant du petit doigt, gagne la région inlerosseuse, puis s'infléchit pour aller au-devant de la terminaison de l'artère radiale. L'arcade que forment les deux artères est bien exactement une anastomose par inosculation ; mais le calibre de la radiale autorise à penser que cette artère a un rôle prépondérant dans sa formation. En effet, dans certains cas, la cubito-palmaire est très grêle et la radiale se continue alors directement avec la perforante supérieure du quatrième espace. Quoi qu'il en soit l'arcade palmaire profonde est située au-devant de l'extrémité supérieure du métacarpe et des espaces interosseux, au-dessous

des tendons fléchisseurs et de l'aponévrose palmaire profonde. Elle a une direction transversale.

Rapports.

Au-devant d'elle nous rencontrons, dans une dissection, les différents plans que nous avons signalés déjà au sujet de l'arcade palmaire superficielle, c'est-à-dire la peau, une couche cellulo-graisseuse sous-cutanée, l'aponévrose palmaire superficielle, les nerfs collatéraux palmaires et l'arcade palmaire superficielle, l'aponévrose moyenne, les tendons des fléchisseurs entourés de leur gaine, une couche cellulo-graisseuse profonde, l'aponévrose profonde. Cette dernière aponévrose est une membrane cellulo-fibreuse très mince, très peu résistante, qui applique l'arcade artérielle sous-jacente contre la face antérieure des métacarpiens et des espaces interosseux. Cette arcade artérielle est comme la précédente flanquée de deux veines et croisée par la branche profonde du nerf cubital qui se rend vers l'adducteur du pouce.

Branches collatérales.

Les branches collatérales sont divisées en branches supérieures qui viennent de la concavité de l'arcade, branches postérieures ou perforantes, branches inférieures, descendantes ou interosseuses.

a) Branches supérieures. — Ces branches sont représentées par trois ou quatre rameaux ordinairement très courts et très grêles qui se dirigent en haut et qui se distribuent à la face antérieure des os de la deuxième rangée du carpe, aux articulations médio-carpiennes et aux articulations des métacarpiens avec le carpe.

b) Branches postérieures. — Ces branches sont au nombre de trois et constituent des rameaux très courts qui remontent d'avant en arrière dans l'espace interosseux, le traversent au niveau de son extrémité supérieure, et viennent se jeter au niveau de la région dorsale de la main dans les interosseuses dorsales, branches de la dorsale du carpe. Les perforantes correspondent aux deuxième, troisième et quatrième espaces interosseux. Dans leur trajet elles fournissent des ramuscules aux interosseux, aux métacarpiens et aux articulations

intermétacarpiennes. La perforante du premier espace inierosseuœ est représentée par le tronc de l artère radiale. c) Branches infcrieiires. — Elles sont, au nombre de quatre et descendent chacune dans l'espace interosseux correspondant pour se terminer à la racine des doigts en s'anastomosant avec Tartère digitale correspondante au niveau de sa bifurcation.

1. Tronc commun des collatérales du pouce et de la collatérale externe de V index. — Encore appelé première interosseuse palmaire, ce tronc part delà radiale au moment où celle-ci parait à la face palmaire delà main. 11 repose sur le premier muscle interosseux dorsal et quelquefois, lorsqu'il est volumineux et que le premier interosseux dorsal est très grêle, il est nettement perçu, battant sous la peau de la face dorsale du premier espace interosseux. En avant de lui se trouvent l'adducteur du pouce et les muscles de l'éminence thénar. Ce tronc abandonne une branche qui passe en sautoir sur l'articulation métacarpo-phalangienne du pouce pour venir former la collatérale externe du pouce après être passée entre les deux os sésamoïdes. Bientôt après le tronc se divise en deux branches terminales qui forment la collatérale interne du pouce et la collatérale externe de Vindex. Exceptionnellement les deux collatérales du pouce naissent par un tronc commun.

2. Deuxième interosseuse palmaire. — Cette branche de l'artère palmaire profonde descend verticalement dans le deuxième espace interosseux (les interosseuses se comptent de dehors en dedans, tandis que les digitales se numérotent de dedans en dehors) et se trouve appliquée contre le muscle interosseux de l'espace par l'aponévrose palmaire profonde qui la recouvre. Arrivée en un point inférieur à l'articulation métacarpo-phalangienne de l'index, elle se termine en fournissant une anastomose à la quatrième artère digitale dans laquelle elle se jette un peu au-dessus de sa bifurcation.

3. Troisième et quatrième interosseuses palmaires. — Ces artères ont un trajet, des rapports et une terminaison analogues à la précédente, et occupent respectivement le troisième et le quatrième espace interosseux. Elles

donnent, comme la deuxième interosseuse, des rameaux très grêles aux muscles interosseux, aux muscles lombricaux, aux tendons des fléchisseurs, aux métacarpiens et à leur articulation avec les phalanges, enfin aux téguments de l'espace iiiterdigital.

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