I. Compression dans la région dorsale
Cette variété de compression comporte en général un ensemble de symptômes produits par une gibbosité, une tumeur extra-rachidienne ou par des douleurs locales dont nous n'avons pas à nous occuper ici.
Les symptômes sont : 1. Intrinsèques et trahissent la compression de la moelle ; 2. Extrinsèques et relèvent de l'irritation des racines et des nerfs périphériques au niveau des trous de conjugaison.
Les uns ou les autres de ces signes paraissent les premiers et se groupent en trois périodes.
A, Période prodromique.
a. Pseudo-névralgies. Elles sont comparables aux névrites périphériques, s'accompagnent de troubles trophiques, mais ne présentent pas de points douloureux.
P. Douleurs. Elles sont permanentes, augmentées par les mouvements, ou peuvent constituer ce que Mœbius appelle l'inactivité douloureuse (impotence motrice). Les douleurs sont périphériques, suivent la direction d'un nerf et occupent soit tout le nerf, soit une partie de son trajet, et s'accompagnent d'hyperesthésie cutanée le long de ce trajet.
f . Paraplégie douloureuse. Les douleurs sont paroxystiques. Elles peuvent cesser ultérieurement pour faire place à l'anesthésie. Des troubles trophiques se montrent aussi.
B. Période de paralysie flasque.
Elle peut être précédée par certains troubles sensitifs peu marqués, elle porte sur le mouvement et s'établit progressivement. Les réflexes^ abolis, si la compression
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siège à la partie sont inférieure de la région dorsale, sont conservés ou exagérés quand elle siège à la partie moyenne.
On observe des troubles de la miction et de la défécation. La sensibilité se modifie fort tard et se traduit par des fourmillements ou des picotements, ou bien par de l'engourdissement dans le territoire des muscles paralysés. D'autres fois on remarque du retard dans la transmission des sensations, de l'hyperesthésie ; ou bien de l'anesthésie, d'abord tactile, puis thermique.
La paralysie porte sur les membres inférieurs et sur les muscles intercostaux. On remarque les symptômes suivants : respiration diaphragmatique, flaccidité des parois abdominales, impossibilité de la toux, du vomissement et de l'éternuement, pouls lent, taches vasomotrices, eschares de décubitus, troubles nutritifs ; quelquefois troubles oculo-pupillaires, érection passive.
C, Période de paralysie avec contracture.
Cette période débute un mois et demi ou deux après la période précédente. Elle se traduit au début par l'exagération des réflexes par le clonus du pied (trépidation épileptoïde), puis par l'apparition des contractures, d'abord spontanées, produites par le moindre contact, puis permanentes, réalisant le plus souvent le type d'extension, aux membres inférieurs, et s' accompagnant de troubles vaso-moteurs et sécrétoires.
IL Compression dans la région cervicale.
Deux cas : la compression siège au-dessous de la quatrième vertèbre cervicale, ou bien elle siège audessus.