III. Symptômes
Contusion, gonflement, douleur, mobilité, crépitation, etc., sont très marqués. Les déplacements des os imposent le diagnostic. Quand les fragments sont engrenés il faut se lier aux soubresauts de la jambe qui arrachent des cris au malade. Malgaigne faisait de ce signe un signe de certitude de fracture du tibia.
Les fractures sans déplacement sont rares, les soubresauts existent également dans les fractures avec déplacement.
Chassaignac a attiré l'attention sur un autre signe extrêmement précieux ; ce sont des phlyctènes au niveau du siège de la fracture. Ces phlyctènes contiennent le plus souvent un liquide séro-sanguinolent.
Quand il n'y a pas de déplacement on recherche la mobilité anormale en fixant la partie supérieure de la jambe et en mobilisant légèrement le pied.
Dans la fracture en V le déplacement est caractéristique. Le pied est en équinisme et en rotation externe.
Quelquefois des fibres musculaires déchirées s'interposent entre les fragments ; ces fibres sont un obstacle à la réduction.