‹ Recueil de questions d'internat (volume 2)Chapitre 410 sur 676 · IV. Traitement · texte numérisé non relu

IV. Traitement

Le repos dans l'immobilité ne doit pas dépasser trois semaines au maximum, après quoi il faudra pratiquer des massages.

Le malade sera autorisé à se lever au bout d'un mois.

Bibliographie : Gruveilhier — Sappey — Testut — Poirier. Anatomies descriptives. — Tillaux. Anatomic topographique. — Richet. Anatomie 7n édico-chirurgicale .

Définition.

L'articulation de la hanche ou articulation coxo-fémorale est celle qui met en relation la cavité cotyloïde de l'os iliaque avec la tète du fémur. Elle appartient à la classe des énarthroses dont elle représente le type.

Préparation.

Pour l'étudier sur le cadavre, il importe de suivre la méthode suivante : séparer le bassin du tronc, le partager ensuite en deux par un trait de scie appliqué sur sa partie médiane, et diviser la cuisse sur sa partie médiane de manière à isoler l'articulation et à pouvoir la retourner librement dans tous les sens ; détacher avec précaution tous les muscles qui entourent l'articulation, en conservant le tendon réfléchi du droit antérieur de la cuisse; le muscle psoas-iliaque, dont la capsule synoviale communique si souvent avec la synoviale articulaire, sera enlevé avec un soin particulier ; lorsque la capsule fibreuse aura été étudiée à sa surface extérieure, la diviser circulairement à sa partie moyenne pour mettre à découvert les parties profondément situées.

Surfaces articulaires.

A. Cavité cotyloïde. — Située à la partie inférieure et antérieure de la face externe de l'os iliaque, la cavité cotyloïde est une excavation profonde et large dont l'ouverture regarde en avant, en dehors et en bas, et présente un diamètre d'environ 6 cenliaiètres. Encore appelée cotijle ou acetabulum cette cavité représente environ les deux tiers d'uue sphère. Cependant elle s'éloigne sur certains points du type

sphérique ; ,en elTet, dans plus de la moitié des cas son diamètre vertical l'emporte de 1 ou 2 millimètres sur le diamètre transversal. Cette excavation est limitée vers l'extérieur par un rebord saillant, mince et tranchant qui présente sur son trajet deux dépressions et une échancrure. Ces dépressions répondent toutes les trois à la soudure des trois os qui constituaient primitivement l'os iliaque (ilion, ischion et pubis). Le rebord s'appelle le sourcil cotyloïdien. Des deux premières dépressions l'une est antérieure et répond à la soudure de l'ilion avec le pubis (dépression iliopubienne), l'autre est postérieure et moins marquée que la précédente ; elle répond au point de soudure de l'ilion avec l'ischion. L'échancrure que présente le sourcil cotyloïdien est immédiatement située au-dessus du trou ischio-pubien. Elle correspond au point de soudure de l'ischion et du pubis et donne accès dans l'arrière-fond de la cavité cotyloïde. La cavité de l'acétabulum nous présente à étudier une surface lisse, articulaire, et un arrière-fond. La surface lisse revêt la forme d'un croissant qui entoure l'arrière-fond et dont les extrémités ou cornes dirigées en bas, et respectivement en avant et en arrière, forment les bords de l'échancrure ischio-pubienne ; la corne antérieure se termine en pointe, la corne postérieure présente au-dessous d'elle une gouttière par où passent les grosses veines qui sortent de l'arrièrefond. \j' arrière- fond est une excavation arrondie ou grossièrement quadrilatère de 35 millimètres de côté, limitée par la surface lisse précédente, placée sur un plan plus profond de 3 ou 4 millimètres que cette surface, et ne prend pas part aux contacts articulaires des surfaces osseuses. Il est marqué par des orifices vasculaires assez nombreux, et porte le nom de lo'ge iliaque du ligament rond à cause de la présence d'un ligament particulier qui prend insertion sur lui. A l'état frais, la portion articulaire de la cavité cotyloïde est seule revêtue d'une couche de cartilage plus épaisse au centre qu'à la périphérie pour Testut ; augmentant d'épaisseur du centre à la périphérie et atteignant son maximum vers le pôle supérieur de la cavité cotyloïde pour Poirier. On peut retrouver sur le cartilage deux étranglements correspondant aux soudures des os qui ont contribué à la formation de la cavité. L'arrière-fond est tapissé, comme toutes surfaces

osseuses, par une lame de périoste sur laquelle s'étale un paquet cellulo-adipeux de coloration jaunâtre ou roui2,eàtre. Disons en passant que pour Cruveilhier l'arrière-cavité cotyloïde est destinée à protéger les vaisseaux qui se rendent à la tète du fémur en empêchant leur compression par l'os, et que le tissu adipeux fluide qu'elle contient joue un simple rôle de remplissage.

B. Tète fémorale, — Assez régulièrement arrondie, lisse et unie, la tète fémorale représente à peu près les deux tiers d'une sphère. La surface articulaire est circonscrite par deux lignes courbes, l'une supérieure, l'autre inférieure plus grande, qui s'unissent à angle obtus au niveau du bord supérieur du col, et par leur extrémité opposée au niveau de sa face postérieure. La tête fémorale se dirige en haut, en dedans et un peu en avant. La surface articulaire se prolonge davantage en avant qu'en arrière ; à l'union de son tiers inférieur avec ses deux tiers supérieurs on remarque une dépression rugueuse à laquelle s'attache le ligament rond de l'articulation et qui est criblée d'orifices par où passent des vaisseaux. Le cartilage d'encroûtement qui revêt la surface articulaire de la tête fémorale est plus épais supérieurement qu'inférieurement, et plus mince à la périphérie. Indépendamment de la tête fémorale le col et le grand Irochanter doivent être décrits ici comme prenant part à l'articulation coxo-fémorale. Le col est obliquement étendu de la tête aux deux trochanters, aplati d'avant en arrière, et possède : une face antérieure inclinée en bas et recouverte par la capsule articulaire ; une face postérieure recouverte seulement par la capsule dans sa moitié interne ; un bord supérieur, presque horizontal, concave ; un bord inférieur oblique, très long, situé sur un plan postérieur au bord précédent, qui se termine sur le petit trochanter ; une extrémité externe qui se continue avec un tubercule du grand trochanter lequel donne attache au faisceau supérieur de la capsule, Le grand trochanter appartient à l'articulation coxo-fémorale, par son tubercule antéro-supérieur et par sa situation (Sappey). 11 déborde le col en haut et en arrière et constitue un puissant moyen de protection des surfaces articulaires.

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