C. Bourrelet cotyloïdien. — La cavité cotyloïde et la tête
du léniur sont régulièrement hémisphériques. La cavité, plus petite que la tète sur le squelette, est notablement agrandie, à l'état frai;^, par le bourrelet cotyloïdien qui couronne son contour. C'est un bourrelet fibro-cartilagineux prismatique et triangulaire. Il présente à étudier trois faces :
a) U?2e face postérieure encore appelée face adhérente ou base, qui répond au pourtour de la cavité cotyloïde et adhère intimement au sourcil cotyloïdien ;
b) Une face interne qui s'incline graduellement vers la cavité cotyloïde et qui se continue avec elle sans ligne de démarcation précise ;
c) t/ne /«ce e^^eme qui répond en partie à la synoviale articulaire, et qui donne insertion, par l'autre partie, à la capsule de l'articulation.
Le bourrelet cotyloïdien passe au-dessus des sillons ilio-pubien et ilio-ischiatique sans adhérer à l'os et en ménageant un petit orifice par où on peut pénétrer dans l'articulation. Testut croit au contraire que le bourrelet comble ces deux sillons. Au niveau de Féchancrure ischio-pubienne le bourrelet passe comme un pont audessus d'elle, détermine un orifice moitié fibreux et moitié osseux, et s'insère aux deux cornes du croissant de la cavité cotyloïde par des trousseaux fibreux très résistants. Cette disposition détermine la formation de ce qu'on a appelé le ligament transverse de l'acétabulum^ ligament, qui est renforcé par des fibres arciformes étendues d'une corne du croissant à l'autre.
La disposition du bourrelet par rapport à la cavité cotyloïde rend compte de deux choses, suivant la remarque de Testut : 1° la circonférence interne ou adhérente du bourrelet est plus grande que sa circonférence externe ou libre ; 2° cette circonférence libre étrangle la tête fémorale et l'empêche de sortir de la cavité cotyloïde alors même que tous les autres moyens d'union ont été sectionnés.
Au point de vue de sa structure^ le bourrelet cotyloïdien est formé de deux faisceaux fibreux qui prennent insertion sur le pourtour de la cavité et qui s'incurvent pour décrire un trajet plus ou moins circulaire. Il y a, en
outre, des fibres annulaires enchevêtrées dans les précédentes. Le bourrelet est plus épais et plus haut en arrière, où il atteint de 5 à 10 millimètres, qu'en avant; en haut qu'en bas. Quelquefois le tissu libro-cartilagineux du bourrelet envahit la surface articulaire condyloïdienne (Poirier).
-lloyens d*uniou.
Les moyens d'union comprennent l'étude d'une capsule articulaire, des faisceaux ligamenteux de renforcement et d'un ligament accessoire ou ligament rond.
Capsule articulaire.
a. Forme. — La capsule articulaire présente la forme d'un cône creux largement tronqué à son sommet, à base dirigée en haut et disposée de façon que si on l'incise à son insertion fémorale, la tête dû fémur reste emprisonnée dans la cavité de l'enveloppe tîbreuse.
'^. Insertions- iliaques. — Les insertions supérieures se font au pourtour osseux du sourcil colyloïdien et à la face interne du bourrelet dont elle laisse libre le bord tranchant. Au niveau de l'échancrure ischio-pubienne, la capsule s'insère sur le bord libre du bourrelet avec lequel elle se confond. Les insertions antéro-supérieures sont très disséminées et forment une lamelle très mince. Au-dessous de l'épine antéro-inférieure la capsule se fixe à toute la surface qui sépare cette épine du sourcil cotyloïdien. Au-delà de l'épine les fibres de la capsule se partagent en deux plans : l'un, profond, qui prend ses insertions sur le bord de la cavité cotyloïde, audessous de la portion réfléchie du tendon du muscle droit antérieur de la cuisse ; l'autre, superficiel, qui passe sur cette portion réfléchie pour aller s'insérer beaucoup plus haut.
Y. Insertions fémorales. — La capsule se dirige en bas et en dehors pour aller prendre son insertion inférieure autour du col fémoral à des distances variables. Les insertions se font :
i.Au tubercule antéro-supérieur du grand trochanter;