‹ Recueil de questions d'internat (volume 2)Chapitre 461 sur 676 · CREUX POP LIT H · texte numérisé non relu

CREUX POP LIT H

veux et d'autant plus près de lui que nous descendons plus bas, se trouve :

b) La veine poplitée.

Elle commence en bas au niveau de Tanneau du soléaire et se termine en haut à l'anneau du troisième adducteur. Suivie de haut en bas elle est d'abord placée au-dessous du demi-membraneux et distante d'au moins 3 centimètres du nerf sciatique poplité interne, elle s'en rapproche d'autant plus qu'on le prend plus bas ; elle est en contact immédiat avec ce nerf dans la gouttière intercondylienne et au-dessous.

Elle est contenue dans la même gaine que l'artère qu'elle croise en X en décrivant un tour de spire ; il en résulte que située en dehors de l'artère et sur le même plan au niveau de l'anneau de l'adducteur elle est en arrière du vaisseau à la partie moyenne du creux poplité, en dedans à la partie inférieure.

Son adhérence à l'artère est intime ; cette adhérence est si forle qu'il est difficile d'isoler les deux vaisseaux et que lors de la ligature de l'artère, le temps de la dénudation est des plus délicats. Cette intimité des rapports des deux vaisseaux, jointe à leur situation relativement superficielle explique la fréquence relative des anévrysmes artérioso-veineux de cette région.

Tous les anatomistes ont insisté d'autre part sur l'aspect spécial de la veine poplitée : elle est artéroïde ; sa paroi est épaisse, blanchâtre et elle est béante sur la coupe.

La veine poplitée reçoit les veines articulaires supérieures, moyennes et inférieures, les veines jumelles et la veine saphène externe qui l'aborde au milieu du creux poplité.

Comme le pli du coude et les régions de l'aisselle ou de l'aine, le creux poplité est un type de confluent veineux ; « Là se donnent rendez-vous et convergent les veines tibiales, péronières et les collatérales de la veine poplitée. Les mouvements de flexion et d'extension du genou, suivant qu'ils

tendent ou relâchent l'aponévrose poplitée, compriment le plan veineux ou au contraire créent autour de lui une atmosphère de faible pression qui favorise l'appel du sang dans la veine principale. » Poirier.

Soulevant la veine et la tirant au dehors on arrive sur l'organe essentiel de la région : l'artère poplitée.

c) \J artère poplitée.

a. Elle est longue de 1 5 à 1 8 centimètres et dépasse en haut et en bas le creux poplité proprement dit. Elle commence à l'anneau du troisième adducteur où elle fait suite à l'artère fémorale ; elle se divise au niveau de l'anneau du soléaire en deux branches terminales : la tibiale antérieure et le tronc tibiopéronier.

p. Elle est d'abord située en dedans du creux poplité, puis vient se dégager du demi-membraneux qui la recouvre en haut ; côtoyée par la veine, elle se place au fond du triangle osseux fémoral précédemment décrit, puis vient se placer dans la gouttière intercondylienne, se pose là sur le ligament postérieur de l'articulation du genou et descend au-devant des jumeaux sur le muscle poplité pour finir comme nous l'avons dit. Elle suit donc dans son parcours deux directions assez différentes : une première oblique en bas et en dehors, une seconde sensiblement verticale. '

Nous ne reviendrons pas sur les rapports susdécrits de l'artère et de la veine ; nous rappellerons seulement que, considérés à la partie moyenne du creux poplité, les éléments du paquet vasculonerveux sont disposés comme les marches d'un escalier qu'on descendrait d'arrière en avant en rencontrant successivement : le nerf, la veine, l'artère.

Les rapports de l'artère avec le squelette expliquent sa rupture possible dans les cas de luxation traumatique du tibia en arrière, de redressement brusque des tumeurs blanches, car elle est placée « comme une corde de violon sur son chevalet » ; ils expliquent encore l'usure des os dans

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les anévrysmes poplités et l'ouverture possible des poches sanguines dans la cavité articulaire.

y. L'artère poplitee donne, au niveau du genou, un certain nombre de branches qui se distribuent à l'articulation et aux muscles. Elles sont anatomiquement peu importantes ; leur rôle physiologique est par contre de premier ordre, car elles constituent le courant collatéral grâce auquel la circulation se rétablit en cas d'oblitération du tronc principal.

Ces artères sont les articulaires supérieures, moyennes et inférieures et les deux jumelles, auxquelles il faut parfois ajouter la grande anastomotique qui naît généralement de l'artère fémorale.

1. Les articulaires supérieures, au nombre de deux, interne et externe, naissent dans le triangle fémoral et vont se distribuer à la partie fémorale du genou et aux parties molles avoisinant l'articulation ; elle s'anastomosent avec des rameaux de la grande anastomotique, des articulaires inférieures et entre elles.

2. Les articulaires moyennes naissent le plus souvent par un tronc commun delà face antérieure de la poplitée, elles pénètrent à travers le ligament postérieur du genou et se distribuent à l'articulation même et à la partie inférieure du fémur.

3. Les articulaires inférieures, au nombre de deux, naissent un peu plus bas et se distribuent à l'articulation et aux parties molles environnantes ; elles s'anastomosent entre elles, avec les articulaires supérieures, la grande anastomotique et la récurrente tibiale antérieure.

4. hes jumelles naissent de la poplitee au-dessus de l'interligne articulaire, séparément ou par un tronc commun ; elles divergent presque aussitôt, accompagnées par les veines et les nerfs des jumeaux, pour aller se distribuer aux gastro-cnémiens.

Il ne nous reste, pour compléter notre description, qu'à étudier les lymphatiques de la région et le tissu cellulo-adipeux qui remplit les espaces laissés vides dans le creux sus-décrit.

d) Lymphatiques.

Les ganglions superficiels se logent immédiatement au-dessus de l'aponévrose, près de l'embouchure de la saphène externe ; ils communiquent par deux ou trois troncs avec les ganglions profonds, beaucoup plus volumineux que les superficiels et situés le long de l'artère poplitée, tous audessus de l'interligne articulaire. Il y en a toujours un au-devant du vaisseau qui se tend sur lui dès qu'il augmente de volume.

Ces ganglions reçoivent les lymphatiques saphènes externes, nés de la face externe du pied et de la face postérieure du talon, les lymphatiques tibiaux postérieurs nés de la partie profonde de la jambe et de la plante du pied, les lymphatiques péroniers, d'où l'engorgement ganglionnaire dans les inflammations banales du pied et de la jambe. Ils reçoivent d'autre part les lymphatiques articulaires, d'où l'engorgement ganglionnaire dans les tumeurs blanches du genou.

L'élément lymphatique joue un rôle important dans la pathologie du creux poplité ; un grand nombre de phlegmons de cette région sont vraisemblablement des adéno-phlegmons diffusant secondairement dans le tissu cellulo-adipeux si riche de cette région.

La continuité en haut par l'anneau du troisième adducteur avec le triangle de Scarpa, en bas par l'anneau du soléaire avec la région jambière profonde, explique les fusées possibles, mais d'ailleurs rares, des phlegmons poplités vers ces régions.

N.-B. — Finir la question par un chapitre de superposition des plans en partant, comme pour la dissection, de la peau pour arriver à la face postérieure du fémur et en plaçant chaque organe, vasculaire, lymphatique ou musculaire, dans le plan qu'il occupe.

HYDARTHROSE

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