Ij atrophie est due à ime névrite périphérique
La théorie à laquelle on se rattache le plus généralement est celle qui a été appuyée par de nombreuses expériences de Vulpian et qui reconnaît pour cause de l'atrophie un réflexe à point de départ articulaire.
IIL Signes généraux. — L'hydarthrose s'accompagne quelquefois d'élévation de la température et de phénomènes généraux assez intenses. Mais nous avons vu que l'affection qui nous occupe n'était q\i un syndrome appartenant à une foule de maladies. Il est naturel que les signes généraux changent et prennent un caractère plus ou moins marqué suivant l'affection causale dont l'hydarthrose dépend.
Marche.
La marche de l'hydarthrose est essentiellement chronique, mais elle présente souvent des poussées aiguës ou subaiguës en rapport avec l'affection causale (blennorrhagie), ou survenant à la suite de coups, chutes ou fatigues exagérées. La durée de cette affection est très longue.
La GUÉRisoN survient grâce à un traitement approprié ou spontanément. Lorsque la guérison se fait spontanément, elle est due soit à une résorption lente du liquide, surtout si
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ce liquide est peu abondant ou s'est formé rapidement; soit à la rupture de la synoviale permettant au liquide d'être repris et résorbé par le tissu cellulaire. Mais la guérison dans ces conditions s'accompagne souvent de raideurs articulaires plus ou moins prononcées, et quelquefois de mobilité anormale de la jointure atteinte, mobilité due à la distension des ligaments et prédisposant aux entorses et aux luxations. \J atrophie musculaire , qui accompagne si souvent riiydartlirose, est toujours très longue à guérir.
On rencontre souvent des récidives plus difficiles à guérir qu'une première atteinte d'hydarthrose ; cf quelquefois les lésions de la synoviale, lorsqu'elles sont produites par la tuberculose, évoluent vers les cartilages et les extrémités osseuses, transformant l'iiyd arthrose en véritable tumeur blanche.
Diagnostic.
Nombreuses sont les affections articulaires ou péri- articulaires qui peuvent faire hésiter le clinicien et lui en imposer pour une hydarthrose. Cependant il est aisé d'arriver à un diagnostic précis lorsqu'on aura tranché les questions suivantes :
A. EsT-ON EN PRÉSENCE d'uN ÉPANCHEMENT ARTICULAIRE?
a) U œdème péri-articulaire, quelle que soit sa cause, présente une déformation et un changement de volume de l'articulation qu'il entoure. Cependant la palpation apprendra que c'est uniquement le tissu cellulaire qui est attteint, que la peau conserve V empreinte du doigt et que les mouvements articulaires se font normalement.
b) \Jhggroma, lorsqu'il siège dans les bourses séreuses voisines d'une articulation, se présente sous la forme d'une tuméfaction liquide, fluctuante, limitée, irréductible dans V articulation prochaine.
c) h'ostéo-sarcome, et en particulier l'ostéo-sarcome qui siège à Textrémité inférieure du fémur, est une tumeur dure, limitée à la partie supérieure de l'articulation, présentant une crépitation sèche et parcheminée due à l'effritement des lamelles osseuses, accompagnée de pulsations isochrones au pouls et d'un bruit
2GGS QUESTIONS D INTERNAT
de souffle. En outre on remarque une circulation superficielle très développée, des douleurs intenses qui s'exaspèrent la nuit et une augmentation locale de la température. Ces symptômes nous éloignent de l'hydarthrose ; mais l'hydarthrose peut compliquer un ostéo-sarcome, et le clinicien ne doit pas se laisser tromper par les symptômes d'hydarlhrose qui masquent souvent la maladie causale.
d) U ostéite épiphysairc s' a.ccoïnip3igne de signes généraux intenses, de douleurs très vives siégeant au-dessus ou au-dessous de l'articulation, de rougeur et de chaleur de la peau, quelquefois d'un bourrelet qui rappelle celui de l'érysipèle).
e) \j' arthrite fongueuse présente un empâtement plutôt qu'une fluctuation nette, l'impotence fonctionnelle est plus marquée que dans l'hydarthrose, les douleurs sont vives, la mobilité anormale de l'articulation peut aller très loin. Il y a des signes généraux. Quelquefois l'arthrite fongueuse, tuberculeuse ou non, s'accompagne d'hydarthrose.
B. C'est un épanchement articulaire. Quelle est sa