‹ Recueil de questions d'internat (volume 2)Chapitre 475 sur 676 · C. Eruptions · texte numérisé non relu

C. Eruptions

Nous avons déjà mentionné les lésions eczémateuses possibles et la pigmentation consécutive. Nous devons réserver une mention spéciale aux éruptions syphilitiques d'une fréquence relativement si grande sur les membres variqueux s'il faut en croire Verneuil, et d'un diagnostic souvent si délicat.

D. Ulcères variqueux.

C'est la plus fréquente, la plus tenace, la plus intéressante des complications variqueuses.

Tl n'existe pas de rapport de causalité directe entre les varices et l'ulcère dit variqueux : les grosses varices peuvent en effet évoluer, sans ulcération et inversement ; mais il y a une étroite parenté entre ces deux accidents, ce sont les c< fils d'un même père, l'arthritisme ». Envisagée au point de vue de la pathologie générale, la varice n'est qu'une manifestation de la

phlébo-sclérose, qu'un trouble trophique d'ordre élevé; il en est de même de l'ulcère qui présente des troubles trophiques, une indolence relative, une évolution chronique, des troubles sensitifs périphériques, etc.

Les ulcères siègent à gauche plus fréquemment qu'à droite. Ils sont déforme irrégulière, allongée ou arrondie, ovalaire ou à contours polycycliques. Leurs bords sont souvent élevés, durs, calleux; leur tond, en général rouge vif, velouté, papillaire, bourgeonnant. Au pourtour de l'ulcère et sur une étendue variable, on constate des troubles trophiques (pigmentation brune, desquamation, hyperhydrose) et des troubles sensitifs (thermoanesthésie, analgésie, dysesthésie, anesthésie). L'ulcère lui-môme est remarquablement indolent. Il est surtout remarquable par son peu de tendance à la cicatrisation.

On a décrit un certain nombre de variétés d'ulcères variqueux: ulcères atoniques (fond pâle), fongueux (fond bourbillonneux, fongueux), calleux (bords durs, sclérosés, inodulaires), éréthiques (ulcères très douloureux).

L'ulcère variqueux est une lésion chronique, tenace et rebelle. 11 peut se compliquer secondairement de lymphangite, d'ecthyma, de folliculite, d'érysipèle, de gangrène, de phagédénisme (principalement chez les diabétiques).

Les récidives en sont fréquentes par suite de la nature même de la lésion et à cause de la fragilité des cicatrices qui se rouvrent avec une facilité déplorable.

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