‹ Recueil de questions d'internat (volume 2)Chapitre 485 sur 676 · IV. Pathologie. Tuberculose du testicule · texte numérisé non relu

IV. Pathologie. Tuberculose du testicule

Biblios^rapliio : Crcveilhieh — Sappey — Trstuï — Poirier. Anatomies descriptives. — Richet. Anatomic mcdico-chirurrjij.ale. — TiluUx. Anatomie iopographique. — Duchenne (de Boulogne). Physiologie des mouvements. — iMASLiEURAT-LAGÉMARD. Anatomie descriptive des aponé' vroses du pied.

Coiiûguration extérieure.

La plante du pied est la portion du corps humain directement en rapport avec le sol dans la station verticale. Sa longueur dépasse des deux tiers celle de la face dorsale du pied, parce que la plante du pied se prolonge en avant, audessous des orteils sous forme d'un bourrelet tégumentaire qui recouvre l'articulation métatarso-phalangienne; et qu'elle n'est pas interrompue, en arrière, comme la face dorsale, par la présence de l'articulation tibio-tarsienne.

Sa largeur n'est pas la même dans toute son étendue. Rétrécie en arrière, au niveau du talon, elle s'étale et s'aplatit d'autantplus qu'on se rapproche des commissures des orteils. Elle présente deux bords qui la séparent de la face dorsale : un bord interne arrondi, excavé, cintré ; un bord externe, rectiligne et aminci.

La plante du pied dans son ensemble est excavée et ne porte normalement sur le sol que par trois points qui sont : 1° le talon'; 2° la tète du premier métatarsien ; 3° la tète du cinquième métatarsien Lorque la plante du pied est plane et touche au sol par tous les points de sa surface on dit que le pied est plat. Lorsque l'excavation plantaire est exagérée, on dit que le pied est creux. Ce sont des cas pathologiques.

Division.

D'une façon générale la plante du pied est formée : i° par une série de membranes d'enveloppes qui forment un couvercle à la région ; 2° par un groupe de muscles, par des vaisseaux et des nerfs qui constituent le contenu de la loge

plantaire; 3" par une voùle osseuse à concavité inférieure, dont les principales portions osseuses sont réunies par des ligaments et articulées entre elles, c'est le fond de notre loge. L'étude de la plante du pied comprendra tour à tour la description du couvercle, du contenu et du fond de la région. I. Couches enveloppantes. — Ce sont la peau, la couche graisseuse sous-cutanée et l'aponévrose plantaire.

A. Peau. — La peau est excessivement épaisse et acquiert une résistance et une dureté qui lui donnent l'aspect de la corne.

Cet aspect est surtout accusé au talon, au niveau des articulations métatarso-phalangiennes, et le long du bord externe du pied.

La peau est complètement glabre et douée d'une sensibilité exquise, destinée à nous faire apprécier le degré de solidité et de résistance du sol sur lequel nous nous appuyons. Cette sensibilité est très exagérée aussi au niveau des points de la plante du pied qui ne portent pas normalement sur le sol, et coïncide à ce niveau avec une épaisseur de peau bien moins considérable qu'aux points précédemment cités.

La peau de la plante du pied, et celle du talon en particulier, contient une quantité considérable de vaisseaux qui adhèrent intimement aux cloisons celluleuses que l'on trouve sur sa face profonde. Cette disposition explique la difficulté que l'on éprouve à lier ou à tordre ces vaisseaux dans une opération sur la plante du pied, car il est fort difficile de les isoler.

B. Couche graisseuse sous-cutanée. — C'est une couche de tissu graisseux entrecoupée de filaments fibreux très résistants qui se portent de l'aponévrose à la face profonde du derme. Cette couche mesure environ 2 centimètres d'épaisseur. Elle est plus épaisse et plus dense aux points de contact de la plante du pied avec le sol. C'est ainsi que très mince au. niveau du bord interne du pied, le coussinet adipeux est au contraire à son maximum d'épaisseur au talon et au niveau de la tête des métatarsiens. Ce tissu adipeux, de couleur rougeàtre, est contenu dans des aréoles fibreuses où il se trouve en état de compression permanente. Cette compression donne aux téguments du pied une élasticité en rapport avec les fonctions du pied, et explique pourquoi le

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tissu adipeux fait tout de suite hernie sur les bords d'une incision cutanée de la plante du pied.

Dans celte couche graisseuse sous-cutanée, Lenoir a démontré l'existence de trois bourses séreuses constantes :

a. La première siège au niveau de la tuhérosité inférieure du calcanèiim. Elle repose directement sur l'aponévrose plantaire ; elle n'est pas due aux frottements, car elle existe chez le fœtus.

p. La deuxième siège au niveau de la tête du premier métatarsien.

-{. La troisième correspond à la tête du cinquième métatarsien.

C. Aponévrose plantaire. — L'aponévrose plantaire superficielle est extrêmement résistante ; elle doit être considérée comme un ligament servant à maintenir concave la voûte tarso-métatarso-phalangienne plutôt que comme une aponévrose d'enveloppe. Elle présente les plus grandes analogies avec Taponévrose palmaire superficielle, et s'étend du calcanéum à la racine des orteils en longueur, et d'un bord à l'autre du pied dans le sens de la largeur. Elle est triangulaire à sommet postérieur et se divise en trois portions continues par leurs bords : une aponévrose moyenne, une aponévrose interne et une aponévrose externe.

a) Aponévrose plantaire moyenne. — La portion moyenne de l'aponévrose plantaire superficielle, la seule qui offre une structure fibreuse, est aussi la seule qui atteigne la tête des métatarsiens. De forme triangulaire, à base antérieure, elle représente la corde qui soustend l'arc osseux que forme le squelette du pied. Elle s'insère en arrière à la tuhérosité interne du calcanéum et vient s'attacher en avant à la racine des orteils par un système de languettes qui ménagent entre elles, comme à la main, des orifices en forme d'arcades pour le passage des muscles lombricaux, des vaisseaux collatéraux des orteils et des nerfs qui les accompagnent. Ces languettes concourent à former la gaine fibreuse des tendons fléchisseurs, et se fixent jusqu'au niveau des articulations métatarso-phalangiennes sur les côtés des métatarsiens, sur les parties latérales des phalanges et sur le hgament métatarsien inférieur. Des fibres

transversales relient entre elles ces bandelettes digitales. Le rôle principal de l'aponévrose est un rôle protecteur des vaisseaux et des nerfs de la plante du pied, situés au-dessus d'elle, dont elle évite par sa tension la compression pendant la station verticale. Son bord externe se continue avec l'aponévrose plantaire externe ; son bord interne se continue avec l'aponévrose plantaire interne.

b) Apo7iévrose plantaire interne. — La portion interne de l'aponévrose plantaire superficielle, celluleuse dans toute son étendue, représente au pied Taponévrose de l'éminence thénar de la main. Elle se fixe en arrière au calcanéum et au bord inférieur du ligament annulaire interne, et se termine en avant à la racine du gros orteil. Elle se continue en dehors avec l'aponévrose moyenne, en dedans avec l'aponévrose dorsale superficielle le long du bord interne du pied. Elle recouvre les muscles de la région plantaire interne : adducteur et long fléchisseur du gros orteil.

c) Aponévrose plantaire externe. — La portion externe de l'aponévrose plantaire superficielle, très épaisse et très résistante en arrière, depuis le calcanéum jusqu'à l'extrémité postérieure du cinquième métatarsien, où elle constitue un véritable ligament entre ces deux os, est en avant réduite à une lame celluleuse. Elle représente au pied l'aponévrose de l'éminence hypothénar de la main. Son insertion postérieure se fait à la tubérosité externe du calcanéum et à l'apophyse styloïde du cinquième métatarsien ; elle se fixe en avant sur la racine du cinquième orteil. Elle se continue en dedans avec l'aponévrose plantaire moyenne, en dehors avec l'aponévrose dorsale superficielle au niveau du bord externe du pied.

Celte disposition des trois portions de l'aponévrose plantaire superficielle contribue à diviser la région de la plante du pied en trois loges secondaires : une loge interne, une loge moyenne et une loge externe. En efîet, on rencontre deux cloisons cellulo-fibreuses intermusculaires qui, parties de l'aponévrose plantaire au niveau des points où les aponévroses interne et externe

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se continuent avec l'aponévrose moyenne, s'élèvent vers la région inlerosseuse et qui complèlentla formation de nos trois loges plantaires.

La cloison intermusculaire interne s'attache au scaphoïde, au premier cunéiforme et à la face inférieure du premier métatarsien. La cloison intermusculaire externe s'attache sur toute la gaine du long péronier latéral et sur le quatrième métatarsien. Toutefois ces deux cloisons intermusculaires sont interrompues en plusieurs endroits, surtout en arrière, et les loges plantaires, non isolées, communiquent largement l'une avec l'autre.

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